Considérant :
L'envolée de la dette publique depuis 30 ans
La faible part détenue par les résidents
Le très fort niveau des déficits publics
Le poids excessif des dépenses publiques dans l'économie française
L'échec du système éducatif et de l'intégration
La violence gratuite qui se déclenche à chaque occasion dans le pays
L'incapacité des syndicats et des partis d'opposition à comprendre les moindres règles économiques
L'incapacité du gouvernement à gouverner et à réformer.
Vous serait-il possible de voir les choses en face et de nous enlever ce triple A qui n'est plus justifié ?
La forte augmentation des taux d'intérêt qui s'en suivra nous étranglera au début, mais avec l'aide du FMI nous arriverons, j'en suis convaincu, à couper la tête de cette hydre étatique qui tue lentement le pays depuis 30 ans.
1815, 1871, 1914 et 1940 : 4 périodes de notre histoire en un peu plus d'un siècle où la France est tombée au plus bas, et dont elle a su se redresser à une vitesse qui a étonné ses plus féroces détracteurs.
Mais il nous faut pour cela toucher le fond et sentir le poids de nos péchés.
Nous n'y arriverons pas sans vous !
Merci d'avance
jeudi 21 octobre 2010
samedi 9 octobre 2010
Tendances de l'économie
Entendu au salon du forum de l'investissement, au Palais des Congrès à la Porte Maillot en Septembre. Toujours valable , non ?
La Chine dépassera les États-Unis vers 2030 pour devenir la 1ère puissance économique mondiale. Les États-Unis n'ont aucune chance de garder le leadership mondial. Le changement de leadership mondial est une chose qui n'arrive pas souvent, et cela s'accompagne souvent d'une guerre.
La force de la spéculation reste intacte : paradis fiscaux, trading des banques. La spéculation s'est déplacée sur le marché des devises et des matières premières.La hausse des matières premières va condamner les populations des pays pauvres et risque de provoquer des émeutes de la faim difficilement contrôlable.
La crise systémique n'est pas terminée, nous sommes encore au milieu.
Il faut aller chercher la croissance la où elle est, c'est à dire en Asie.
L'Euro est la variable d'ajustement des devises mondiales. La zone Euro ne pourra pas faire grand chose pour contenir une hausse de l'euro, d'autant qu'il y a quelque mois, l'Euro était en danger de mort et il est difficile dans ce contexte de se plaindre d'une remontée ponctuelle de l'Euro.
La Chine dépassera les États-Unis vers 2030 pour devenir la 1ère puissance économique mondiale. Les États-Unis n'ont aucune chance de garder le leadership mondial. Le changement de leadership mondial est une chose qui n'arrive pas souvent, et cela s'accompagne souvent d'une guerre.
La force de la spéculation reste intacte : paradis fiscaux, trading des banques. La spéculation s'est déplacée sur le marché des devises et des matières premières.La hausse des matières premières va condamner les populations des pays pauvres et risque de provoquer des émeutes de la faim difficilement contrôlable.
La crise systémique n'est pas terminée, nous sommes encore au milieu.
Il faut aller chercher la croissance la où elle est, c'est à dire en Asie.
L'Euro est la variable d'ajustement des devises mondiales. La zone Euro ne pourra pas faire grand chose pour contenir une hausse de l'euro, d'autant qu'il y a quelque mois, l'Euro était en danger de mort et il est difficile dans ce contexte de se plaindre d'une remontée ponctuelle de l'Euro.
dimanche 26 septembre 2010
Trafalgar Stalingrad même combat perdu d'avance
Le parallèle entre Napoléon et Hitler m'a toujours intrigué : ils se sont lancés tous deux dans des guerres qui ont fait pour leur époque un nombre inédit de victimes, ils ont dominé l'Europe et connu la gloire avant de connaître la défaite finale. Dictateurs venus au pouvoir par des moyens "presque" légaux, ils ont commis des crimes contre l'humanité qui ne les ont pas empêché une popularité de leur vivant.
Bien sûr, et pour des raisons que je ne m'explique pas tout à fait, les crimes nombreux de Napoléon ne l'ont pas empêché de retrouver une popularité posthume et assumée en France : oublié le retour à l'esclavage, les mises à sac des colonies rebelles, le bannissement du général Dumas - père de l'écrivain et héros de la révolution - le meurtre du duc d'Enghien, les atrocités de la guerre d'Espagne, les 2 millions (oui vous avez bien lu) de morts durant les milliers de batailles dans toute l'Europe pendant près de 15 ans (3 fois la durée de la seconde guerre mondiale !).
Je suis bien conscient que malgré cela une telle comparaison peut choquer, pourtant un documentaire hier soir sur Arte (une chaîne franco-allemande tiens tiens) à propos de la bataille de Trafalgar m'a fait tilt. Bien sûr, comme tout un chacun je connaissais l'histoire de la mort de l'amiral Nelson pendant sa plus grande victoire navale. Mais il y a bien d'autres choses !
Tout d'abord, quand Napoléon rassemble sa grande armée au camp de Boulogne (200 000 hommes) et distribue dans un cérémonial inédit pour l'époque plus de 2000 légions d'honneur en grande pompe, cela ressemble fortement aux rassemblements de force nazis.
Ensuite, son plan fou d'utiliser la marine - sans la prévenir - pour servir d'appât afin d'éloigner la flotte anglaise pour débarquer en Angleterre, plan qui permettra seulement d'épuiser notre jeune marine par une traversée de l'Atlantique. Instructions doublement stupides ensuite d'abord de remplacer l'Amiral Villeneuve - accusé de passivité - tout en lui laissant le temps de ré appareiller (il s'était réfugié avec la flotte franco-espagnole à Cadix en Espagne) pour suivre une instruction aberrante selon laquelle il (Napoléon) préférait un combat perdu pour la gloire à une prudence trop grande, alors que les anglais étaient maîtres des mers. Résultat : un suicide de la flotte française (5000 marins morts, les survivants presque tous faits prisonniers, la fin de la marine française) ...
Vraiment, cela ressemblait à Stalingrad avant l'heure : une défaite annoncée pour la gloire qui finalement condamne son armée à la défaite finale.
Ah oui, Napoléon ne sortait pas grandi de ce documentaire d'Arte !
Et Hitler, si superstitieux, connaissant tout le détail de la retraite de Russie de son illustre ainé, et qui finalement choisit le même jour pour lancer ses troupes à l'assaut : le 22 juin exactement, 129 années plus tard, et qui y rencontrera les mêmes affres du général hiver et au final la même défaite.
NB : un survol rapide du site "Napoleonprisonnier" : je lis, bilan de la guerre d'Espagne : environ 50 000 soldats étrangers, 200 000 soldats français et 250 000 espagnols - victimes directes civiles et militaires - et 650 000 en incluant les morts de famines. Effrayant !
Bien sûr, et pour des raisons que je ne m'explique pas tout à fait, les crimes nombreux de Napoléon ne l'ont pas empêché de retrouver une popularité posthume et assumée en France : oublié le retour à l'esclavage, les mises à sac des colonies rebelles, le bannissement du général Dumas - père de l'écrivain et héros de la révolution - le meurtre du duc d'Enghien, les atrocités de la guerre d'Espagne, les 2 millions (oui vous avez bien lu) de morts durant les milliers de batailles dans toute l'Europe pendant près de 15 ans (3 fois la durée de la seconde guerre mondiale !).
Je suis bien conscient que malgré cela une telle comparaison peut choquer, pourtant un documentaire hier soir sur Arte (une chaîne franco-allemande tiens tiens) à propos de la bataille de Trafalgar m'a fait tilt. Bien sûr, comme tout un chacun je connaissais l'histoire de la mort de l'amiral Nelson pendant sa plus grande victoire navale. Mais il y a bien d'autres choses !
Tout d'abord, quand Napoléon rassemble sa grande armée au camp de Boulogne (200 000 hommes) et distribue dans un cérémonial inédit pour l'époque plus de 2000 légions d'honneur en grande pompe, cela ressemble fortement aux rassemblements de force nazis.
Ensuite, son plan fou d'utiliser la marine - sans la prévenir - pour servir d'appât afin d'éloigner la flotte anglaise pour débarquer en Angleterre, plan qui permettra seulement d'épuiser notre jeune marine par une traversée de l'Atlantique. Instructions doublement stupides ensuite d'abord de remplacer l'Amiral Villeneuve - accusé de passivité - tout en lui laissant le temps de ré appareiller (il s'était réfugié avec la flotte franco-espagnole à Cadix en Espagne) pour suivre une instruction aberrante selon laquelle il (Napoléon) préférait un combat perdu pour la gloire à une prudence trop grande, alors que les anglais étaient maîtres des mers. Résultat : un suicide de la flotte française (5000 marins morts, les survivants presque tous faits prisonniers, la fin de la marine française) ...
Vraiment, cela ressemblait à Stalingrad avant l'heure : une défaite annoncée pour la gloire qui finalement condamne son armée à la défaite finale.
Ah oui, Napoléon ne sortait pas grandi de ce documentaire d'Arte !
Et Hitler, si superstitieux, connaissant tout le détail de la retraite de Russie de son illustre ainé, et qui finalement choisit le même jour pour lancer ses troupes à l'assaut : le 22 juin exactement, 129 années plus tard, et qui y rencontrera les mêmes affres du général hiver et au final la même défaite.
NB : un survol rapide du site "Napoleonprisonnier" : je lis, bilan de la guerre d'Espagne : environ 50 000 soldats étrangers, 200 000 soldats français et 250 000 espagnols - victimes directes civiles et militaires - et 650 000 en incluant les morts de famines. Effrayant !
dimanche 12 septembre 2010
La réforme des retraites
Officiellement, il y a 2 camps qui s'affrontent : la droite chantre de l'efficacité et du réalisme économique, la gauche défenseur des petites gens et de la justice sociale.
En fait, cette réforme est inutile et dangereuse puisqu'elle se traduit pour une grande partie par un financement des retraites par l'impôt. Une fois de plus, la droite en France fait la politique de la gauche qui n'a plus ensuite qu'à finir le travail.
Le problème de la France aujourd'hui est simple : l'inefficacité et le coût de son modèle économique. Pourquoi perdre du temps sur les retraites alors qu'il faudrait régler les problèmes du déficit budgétaire et commercial ?
L'objectif du gouvernement est clair : donner des gages à moindre coût, sauver ou repousser la perte du triple AAA et se faire passer pour courageux. La réaction de la gauche et des syndicats est convenue et fera sourire les journalistes étrangers qui commenteront à foison le goût des français pour la "grève" ! Et le tour est joué.
L'euro nous a donné un sursis de 10 ans qui le jour des comptes venu se révèlera très couteux, aussi j'espère que le plus rapidement possible nous perdrons le triple AAA et sortirons de l'euro puisqu'il semble que seules les périodes de faillites et de désastres inspirent nos hommes politiques. J'ai la conviction que plus vite cela arrivera mieux ce sera, car le temps joue contre nous.
Pour se changer les idées et sortir de sa tête ce problème qui risque de rester d'actualité pendant les prochains mois, une redécouverte au hasard d'une relecture d'un livre de Jean-Marc Porte sur l'Everest : Marco Siffredi, alpiniste et surfer de génie disparu à l'âge de 23 ans en 2002 sur la face nord de cette même montagne.
Alpiniste confirmé qui a réalisé 2 fois la montée sur le toit du monde et des dizaines de 6000 et 7000 m, il est le seul à ce jour à avoir descendu la totalité de la face nord en surf l'année d'avant. Une recherche sur Google vous permettra de visionner des extraits de vidéos hommages, ou en streaming (DVD épuisé) le film sur sa courte vie : "Marco étoile filante". On y voit un jeune impressionnant de maturité et pas du tout tête brulée qui sait cependant qu'il n'a pas droit à l'erreur sur des pentes verglacées de 50° à 8000 m. Le moment de sa disparition, alors qu'il vient de gravir seul avec son sherpa - au printemps et donc dans des conditions encore très neigeuses et difficiles - avec 4 heures de retard sur l'horaire de sa 1ère montée - l'Everest et alors qu'on le voit faire ses premiers virages avant de disparaitre dans le couloir Hornbein est vraiment très émouvant.
Pour remettre à son vrai niveau sa performance, il faut se rappeler qu'environ 10% des alpinistes partant pour l'Everest y décèdent et que seuls quelques uns ont réussi plus d'une montée. Pour des raisons de sécurité, il portait lui même sa planche sur le dos lors des ascensions et il ne pouvait bénéficier pour des raisons techniques de l'oxygène lors de la descente (il n'aurait rien vu !) et donc risquait le mal des montagnes dans la zone dite de la mort.
Il est peu d'exploits qui n'aient pas été réédités au moins une fois par la suite, la descente en surf de l'Everest par la face nord en 2001 par Marco Siffredi en est un. Cela fera bientôt 10 ans, souhaitons que ses amis ou sa famille puisse organiser un hommage à la hauteur de l'exploit !
En fait, cette réforme est inutile et dangereuse puisqu'elle se traduit pour une grande partie par un financement des retraites par l'impôt. Une fois de plus, la droite en France fait la politique de la gauche qui n'a plus ensuite qu'à finir le travail.
Le problème de la France aujourd'hui est simple : l'inefficacité et le coût de son modèle économique. Pourquoi perdre du temps sur les retraites alors qu'il faudrait régler les problèmes du déficit budgétaire et commercial ?
L'objectif du gouvernement est clair : donner des gages à moindre coût, sauver ou repousser la perte du triple AAA et se faire passer pour courageux. La réaction de la gauche et des syndicats est convenue et fera sourire les journalistes étrangers qui commenteront à foison le goût des français pour la "grève" ! Et le tour est joué.
L'euro nous a donné un sursis de 10 ans qui le jour des comptes venu se révèlera très couteux, aussi j'espère que le plus rapidement possible nous perdrons le triple AAA et sortirons de l'euro puisqu'il semble que seules les périodes de faillites et de désastres inspirent nos hommes politiques. J'ai la conviction que plus vite cela arrivera mieux ce sera, car le temps joue contre nous.
Pour se changer les idées et sortir de sa tête ce problème qui risque de rester d'actualité pendant les prochains mois, une redécouverte au hasard d'une relecture d'un livre de Jean-Marc Porte sur l'Everest : Marco Siffredi, alpiniste et surfer de génie disparu à l'âge de 23 ans en 2002 sur la face nord de cette même montagne.
Alpiniste confirmé qui a réalisé 2 fois la montée sur le toit du monde et des dizaines de 6000 et 7000 m, il est le seul à ce jour à avoir descendu la totalité de la face nord en surf l'année d'avant. Une recherche sur Google vous permettra de visionner des extraits de vidéos hommages, ou en streaming (DVD épuisé) le film sur sa courte vie : "Marco étoile filante". On y voit un jeune impressionnant de maturité et pas du tout tête brulée qui sait cependant qu'il n'a pas droit à l'erreur sur des pentes verglacées de 50° à 8000 m. Le moment de sa disparition, alors qu'il vient de gravir seul avec son sherpa - au printemps et donc dans des conditions encore très neigeuses et difficiles - avec 4 heures de retard sur l'horaire de sa 1ère montée - l'Everest et alors qu'on le voit faire ses premiers virages avant de disparaitre dans le couloir Hornbein est vraiment très émouvant.
Pour remettre à son vrai niveau sa performance, il faut se rappeler qu'environ 10% des alpinistes partant pour l'Everest y décèdent et que seuls quelques uns ont réussi plus d'une montée. Pour des raisons de sécurité, il portait lui même sa planche sur le dos lors des ascensions et il ne pouvait bénéficier pour des raisons techniques de l'oxygène lors de la descente (il n'aurait rien vu !) et donc risquait le mal des montagnes dans la zone dite de la mort.
Il est peu d'exploits qui n'aient pas été réédités au moins une fois par la suite, la descente en surf de l'Everest par la face nord en 2001 par Marco Siffredi en est un. Cela fera bientôt 10 ans, souhaitons que ses amis ou sa famille puisse organiser un hommage à la hauteur de l'exploit !
lundi 6 septembre 2010
Merci aux Belges !
Changement de programme et place à l'actualité : je reviendrai plus tard sur mes passionnantes lectures de vacances.
Il y a quelque mois, j'avais remercié nos amis grecs pour avoir accepté d'être les premiers cobayes du laboratoire "euro", ces petites bêtes à la vie triste et pourtant si indispensables (pardon à la SPA). Dans la série, comment fait-on quand on n'arrive plus à emprunter sur les marchés ? les Grecs nous ont ouvert la voie : on appelle au secours ses voisins et on réduit fortement les dépenses publiques. Reste à voir si l'économie repartira : réponse dans 1 an.
Nos amis belges, plus proches de nous, nous proposent actuellement une deuxième expérience en laboratoire qui n'est pas mal non plus : la disparition d'un pays ! Oh certes, l'agonie sera longue et justifiera le terme usuel de "longue maladie" pour ne pas dire que c'était incurable ...
Auparavant, un pays se caractérisait d'abord par une frontière et une monnaie. Depuis l'euro et les accords de Schengen, n'est pas le gouvernement qui en devient le premier symbole ? Or, la Belgique n'arrive même plus à en former un : si tant est qu'elle y arrive - par miracle - on peut douter qu'il résiste à la première crise venue, et donc oui la Belgique ne semble d'ores et déjà plus vraiment un pays selon ce critère.
Notons au passage qu'au plan économique, avec un gouvernement affaibli ou absent depuis des années, elle ne semble pas faire moins bien que nous. Que deviendra sa dette ? Les Flamands et les Wallons décideront-ils de créer un pays à l'image des Tchèques et des Slovaques ou préféreront-ils malgré leurs différences aller voir du coté de leurs grands voisins respectifs (et en quelque sorte revenir à un passé pas si lointain) ?
Comment se fait-il que la Belgique arrive encore -semble-t-il - sans trop de difficulté à se financer ? Est-ce le signe que les marchés ne croient pas encore à la scission ou qu'ils pensent que cela sera sans effet sur le remboursement ?
Comment la dette sera répartie entre les deux parties en cas de scission ? Les banquiers conseils ont encore de beaux jours devant eux. Que deviendront les très nombreux expatriés fiscaux français qui font le bonheur de la ville de Bruxelles ?
Nos rêves de grandeur nous feront-ils oublier - si l'occasion se présente - que l'annexion de la Wallonie se traduirait par un boulet de plus aux pieds déjà fragilisés de l'économie française ?
Agonie, agonie .... ça peut durer. Il peut ne rien se passer pendant un bout de temps. Belgique et dette française même combat : peut-on considérer qu'un problème insoluble n'est pas gênant si on a l'éternité devant soi ?
NB : je ne comprends pas trop les arguments de Paul Krugman sur les bienfaits de la dette : il explique que l'hyper-endettement du à la seconde guerre mondiale a eu un effet bénéfique sur la croissance de l'après guerre et que donc il ne faut pas craindre un nouveau méga plan de relance aujourd'hui. Oui, mais où sont les centaines de millions de maisons à reconstruire de l'Europe, de la Russie et de l'Asie de l'après-guerre ? Le fameux "Allemagne année Zéro" de Rossellini. Sans parler de la conversion de l'économie américaine du civil au militaire et vice-versa qui doit représenter le même niveau de destruction créatrice. Vraiment, je ne vois pas l'hyper-endettement actuel des US avoir le même effet d'entraînement qu'en 1945.
Il y a quelque mois, j'avais remercié nos amis grecs pour avoir accepté d'être les premiers cobayes du laboratoire "euro", ces petites bêtes à la vie triste et pourtant si indispensables (pardon à la SPA). Dans la série, comment fait-on quand on n'arrive plus à emprunter sur les marchés ? les Grecs nous ont ouvert la voie : on appelle au secours ses voisins et on réduit fortement les dépenses publiques. Reste à voir si l'économie repartira : réponse dans 1 an.
Nos amis belges, plus proches de nous, nous proposent actuellement une deuxième expérience en laboratoire qui n'est pas mal non plus : la disparition d'un pays ! Oh certes, l'agonie sera longue et justifiera le terme usuel de "longue maladie" pour ne pas dire que c'était incurable ...
Auparavant, un pays se caractérisait d'abord par une frontière et une monnaie. Depuis l'euro et les accords de Schengen, n'est pas le gouvernement qui en devient le premier symbole ? Or, la Belgique n'arrive même plus à en former un : si tant est qu'elle y arrive - par miracle - on peut douter qu'il résiste à la première crise venue, et donc oui la Belgique ne semble d'ores et déjà plus vraiment un pays selon ce critère.
Notons au passage qu'au plan économique, avec un gouvernement affaibli ou absent depuis des années, elle ne semble pas faire moins bien que nous. Que deviendra sa dette ? Les Flamands et les Wallons décideront-ils de créer un pays à l'image des Tchèques et des Slovaques ou préféreront-ils malgré leurs différences aller voir du coté de leurs grands voisins respectifs (et en quelque sorte revenir à un passé pas si lointain) ?
Comment se fait-il que la Belgique arrive encore -semble-t-il - sans trop de difficulté à se financer ? Est-ce le signe que les marchés ne croient pas encore à la scission ou qu'ils pensent que cela sera sans effet sur le remboursement ?
Comment la dette sera répartie entre les deux parties en cas de scission ? Les banquiers conseils ont encore de beaux jours devant eux. Que deviendront les très nombreux expatriés fiscaux français qui font le bonheur de la ville de Bruxelles ?
Nos rêves de grandeur nous feront-ils oublier - si l'occasion se présente - que l'annexion de la Wallonie se traduirait par un boulet de plus aux pieds déjà fragilisés de l'économie française ?
Agonie, agonie .... ça peut durer. Il peut ne rien se passer pendant un bout de temps. Belgique et dette française même combat : peut-on considérer qu'un problème insoluble n'est pas gênant si on a l'éternité devant soi ?
NB : je ne comprends pas trop les arguments de Paul Krugman sur les bienfaits de la dette : il explique que l'hyper-endettement du à la seconde guerre mondiale a eu un effet bénéfique sur la croissance de l'après guerre et que donc il ne faut pas craindre un nouveau méga plan de relance aujourd'hui. Oui, mais où sont les centaines de millions de maisons à reconstruire de l'Europe, de la Russie et de l'Asie de l'après-guerre ? Le fameux "Allemagne année Zéro" de Rossellini. Sans parler de la conversion de l'économie américaine du civil au militaire et vice-versa qui doit représenter le même niveau de destruction créatrice. Vraiment, je ne vois pas l'hyper-endettement actuel des US avoir le même effet d'entraînement qu'en 1945.
mercredi 11 août 2010
Lectures d'été - relectures d'hiver
Pour ceux qui s'intéressent à l'histoire, je ne saurais trop recommander la lecture de plusieurs livres très intéressants :
"Les erreurs stratégiques du IIIe Reich pendant la Deuxième Guerre mondiale" de Bernard Schnetzler aux éditions Economica
"L'impardonnable défaite" de Claude Quétel aux éditions JC Lattès.
Dans ce dernier, on voit comment la France, pays vainqueur de la grande guerre mais exsangue, abdique progressivement volonté, bon sens et courage pour s'enferrer dans des luttes intestines et des rêveries. Des politiques défaillants et des généraux incapables amènent la plus grande défaite de l'histoire du pays.
L'installation de nos forces les plus efficaces en Belgique et Hollande, hors de la protection de la ligne Maginot - malgré la découverte répétée des plans d'invasion allemands précis - et la lenteur de la réaction face à une invasion chaotique par les Ardennes (colonnes de chars embouteillés, roulant sur une file et devant pousser dans le fossé les chars en panne pour passer ...) relèvent presque de l'anecdote, même si elles nous font dire que malgré tout la défaite pouvait encore être évitée presque jusqu'à la fin.
A propos du premier livre, et parmi les principales erreurs du 3 ème Reich que j'ai retenues : la campagne sur trop de fronts en même temps au début de la guerre avec notamment une campagne sous-marine très consommatrice de ressources pour l'industrie de guerre allemande et qui priva le front de l'Est des quelques panzers divisions supplémentaires indispensables à la victoire. Une campagne de Russie ignorante de la météo hivernale : un simple arrêt des opérations en novembre en 1941 et 1942 aurait sans doute sauvé l'armée allemande, puis enfin un gaspillage des ressources qui a laissé plusieurs centaines de milliers de soldats sur des zones de non-combats (Le non- rapatriement des troupes d'occupation de Jersey et Guernesey sur le front de Normandie est un petit exemple révélateur. Celui des troupes d'occupation de Norvège également, à une plus grande échelle).
En synthèse, une campagne sur trop de front à la fois occasionnant une dispersion des moyens dans la phase offensive, et trop ambitieuse, se traduisant par des pertes évitables - jusqu'à fin 1942 - puis paradoxalement, une gestion trop timorée et trop conservatrice dans la seconde phase - à partir de la bataille de Koursk.
Un élément qui ne doit pas être négligé, c'est l'usure des forces : ainsi les batailles de Pologne et de France ne furent pas les promenades de santé imaginées par les néophytes : la Luftwaffe y perdit plus de 2000 avions, la Wehrmacht 100 000 morts et 200 000 blessées (plus qu'à Stalingrad). Il est vrai qu'ensuite les combats devinrent titanesque puisqu'à Koursk il fut tiré plus d'obus en une journée que pendant ces 4 mois de guerre.
Sur Arte, une émission très instructive sur l'histoire du pétrole. C'est passionnant de savoir que l'industrie américaine fournit à l'Allemagne jusqu'en 1941 les matières chimiques rares et indispensables à la production de l'essence de synthèse sans laquelle les panzers n'auraient pu envahir ni la Pologne ni la France.
Voilà une réponse à faire aux lobbys américains qui cherchent noise à la SNCF (rappelons aussi que les américains laissèrent les nazis faire la loi dans les camps de prisonniers allemands aux États-Unis jusqu'à la fin de la guerre, et que les exécutions sommaires de prisonniers souhaitant s'en détourner étaient légion, avec la neutralité bienveillante de leur gardien. Et eux n'étaient pas occupés).
Par ailleurs, intéressant également de savoir que les ingénieurs allemands ne purent adapter les pétroles du Caucase tant les moteurs allemands étaient exigeants en terme de qualité, à l'inverse des moteurs diesels rustiques des T34 russes.
"Les erreurs stratégiques du IIIe Reich pendant la Deuxième Guerre mondiale" de Bernard Schnetzler aux éditions Economica
"L'impardonnable défaite" de Claude Quétel aux éditions JC Lattès.
Dans ce dernier, on voit comment la France, pays vainqueur de la grande guerre mais exsangue, abdique progressivement volonté, bon sens et courage pour s'enferrer dans des luttes intestines et des rêveries. Des politiques défaillants et des généraux incapables amènent la plus grande défaite de l'histoire du pays.
L'installation de nos forces les plus efficaces en Belgique et Hollande, hors de la protection de la ligne Maginot - malgré la découverte répétée des plans d'invasion allemands précis - et la lenteur de la réaction face à une invasion chaotique par les Ardennes (colonnes de chars embouteillés, roulant sur une file et devant pousser dans le fossé les chars en panne pour passer ...) relèvent presque de l'anecdote, même si elles nous font dire que malgré tout la défaite pouvait encore être évitée presque jusqu'à la fin.
A propos du premier livre, et parmi les principales erreurs du 3 ème Reich que j'ai retenues : la campagne sur trop de fronts en même temps au début de la guerre avec notamment une campagne sous-marine très consommatrice de ressources pour l'industrie de guerre allemande et qui priva le front de l'Est des quelques panzers divisions supplémentaires indispensables à la victoire. Une campagne de Russie ignorante de la météo hivernale : un simple arrêt des opérations en novembre en 1941 et 1942 aurait sans doute sauvé l'armée allemande, puis enfin un gaspillage des ressources qui a laissé plusieurs centaines de milliers de soldats sur des zones de non-combats (Le non- rapatriement des troupes d'occupation de Jersey et Guernesey sur le front de Normandie est un petit exemple révélateur. Celui des troupes d'occupation de Norvège également, à une plus grande échelle).
En synthèse, une campagne sur trop de front à la fois occasionnant une dispersion des moyens dans la phase offensive, et trop ambitieuse, se traduisant par des pertes évitables - jusqu'à fin 1942 - puis paradoxalement, une gestion trop timorée et trop conservatrice dans la seconde phase - à partir de la bataille de Koursk.
Un élément qui ne doit pas être négligé, c'est l'usure des forces : ainsi les batailles de Pologne et de France ne furent pas les promenades de santé imaginées par les néophytes : la Luftwaffe y perdit plus de 2000 avions, la Wehrmacht 100 000 morts et 200 000 blessées (plus qu'à Stalingrad). Il est vrai qu'ensuite les combats devinrent titanesque puisqu'à Koursk il fut tiré plus d'obus en une journée que pendant ces 4 mois de guerre.
Sur Arte, une émission très instructive sur l'histoire du pétrole. C'est passionnant de savoir que l'industrie américaine fournit à l'Allemagne jusqu'en 1941 les matières chimiques rares et indispensables à la production de l'essence de synthèse sans laquelle les panzers n'auraient pu envahir ni la Pologne ni la France.
Voilà une réponse à faire aux lobbys américains qui cherchent noise à la SNCF (rappelons aussi que les américains laissèrent les nazis faire la loi dans les camps de prisonniers allemands aux États-Unis jusqu'à la fin de la guerre, et que les exécutions sommaires de prisonniers souhaitant s'en détourner étaient légion, avec la neutralité bienveillante de leur gardien. Et eux n'étaient pas occupés).
Par ailleurs, intéressant également de savoir que les ingénieurs allemands ne purent adapter les pétroles du Caucase tant les moteurs allemands étaient exigeants en terme de qualité, à l'inverse des moteurs diesels rustiques des T34 russes.
samedi 7 août 2010
Où va-t-on ?
Non, je ne veux pas dire où passons nous nos vacances. Encore que c'est un sujet plein d'intérêt. A cette question, il semble que la réponse soit sans surprise un peu plus en France et un peu moins à l'étranger. Évidemment, c'est moins loin ... encore que, ça dépend pour qui. Pour un breton, tout est loin (mais il peut rester en Bretagne, dans son coin idéalement. Non je plaisante, j'aime bien la Bretagne, à part qu'il y pleut un peu trop souvent à mon goût).
Non, je veux dire, où va le monde et notre beau pays ?
Au plan démographique, vers la poursuite de la croissance de la population mondiale, à un rythme certes légèrement réduit. Mais ce n'est pas cet indicateur global qui est pertinent, mais plutôt celui beaucoup plus difficile à estimer de la population vivant selon un mode de vie occidental car c'est la croissance de cette catégorie de la population qui nous amène droit vers la pénurie des ressources dans les 20 prochaines années. Et cette croissance semble exponentielle. Pour le vérifier je n'aurai qu'à retourner à Chennai (ex-Madras) dans 1 ou 2 ans et comparer avec ce que j'ai vu il y a 3 ou 4 ans. Je suis certain que je ne reconnaitrai pas la ville.
Dans ce contexte, les interrogations sur la surchauffe en Chine sont intéressantes pour les boursiers (encore que les marchés anticipent donc ils baissent souvent avant que cela ne se produise) mais nous font perdre de vue l'essentiel : la dynamique des pays "neufs" n'est pas prête de s'arrêter ou même de se ralentir sur le moyen terme. La base augmentant chaque année, il arrivera le moment où celle-ci sera suffisante pour tirer à elle seule la croissance mondiale.
Et la France ? Elle fait clairement partie du clan des estropiés et cela nous permet d'entendre des cocoricos assez incroyables du type : "nous avons perdus 2 fois moins d'emplois industriels que nos voisins en 2009 ....". Ah bon ? 250 000, c'est quand même pas mal. Quand on connaît la prudence extrème avec laquelle les entreprises recrutent en France, on se dit qu'on n'est pas prêt de les retrouver.
Alors, où va-t-on ? oh, je ne suis pas devin et il y a sans doute mieux à faire en plein mois d'août. Restons alors très général, c'est faire d'une pierre 2 coups : moins prendre le risque de se tromper et aller plus vite.
Pour reprendre une métaphore d'actualité, un bon moyen de prévoir notre destination c'est de regarder d'où on vient et d'imaginer les changements de direction possibles.
Ces dernières années, nous avons connu (en dehors de la crise de 2009) une croissance médiocre supportée par la consommation des ménages et l'accroissement des dépenses publiques. Pour les raisons que tout le monde connaît, ces 2 moteurs sont en panne. Il faut en trouver d'autres, au risque de se crasher (c'est l'avantage avec un avion qui lui doit se contenter de son équipement de départ).
Oui, mais lesquels ? Et comment les allumer ? On conçoit bien que s'il y avait en France un début de début de réflexion et de mise en oeuvre, ça se saurait et on en débattrait. Vraiment, on est exactement comme en 40 : convaincus de notre "incapacité" et attendant je ne sais quel miracle. On sait comment ça s'est fini.
Alors : cette fois-ci ? Imaginons : une dégradation de notre dette dans 5 ans (ou plus tôt ?), un poids des intérêts étouffant le budget et nécessitant une hausse drastique des impôts d'ici 10 ans entrainant une chute de l'activité et de la valeur des actifs, dont le premier - l'immobilier. Avec quelles conséquences ? pas facile à imaginer, mais certainement une aggravation de la pénurie de logement et donc de la crise sociale. Les brésiliens ont trouvé la réponse (développement séparé et sécurité militaire pour les classes supérieures). on a 20 ans pour trouver la nôtre.
Commentaire d'un de mes lecteurs que j'ai vu récemment : "c'est pas mal ton blog, mais tu ne serais pas un peu révolutionnaire ?" Non, je ne pense pas. S'intéresser et prévoir n'est pas faire. Un révolutionnaire, c'est quelqu'un qui agit. Je préfère chroniquer, ça me suffit ! Je ne souhaite pas la révolution non plus, mais je ne vois pas pourquoi je chausserai des lunettes roses pour me remonter le moral.
Prochain sujet de ma chronique : Hitler - sujet détestable bien sûr (je réponds à un 2ème lecteur : "dis, tu ne serais pas un admirateur, par hasard, pour t-y intéresser autant ? NON, mais il fait partie des quelques hommes qui ont marqué le 20ème siècle ... Et il a été un excellent révélateur de nos lâchetés françaises). Deux analyses : 1) Le troisième Reich aurait-il pu gagner la seconde guerre mondiale ? 2) Quelle fut l'attitude d'Hitler par rapport aux allemands pendant la guerre. Passionnant, non ? Et vous verrez, en m'appuyant sur des ouvrages sérieux je donne des réponses non convenues.
Bonnes vacances !
Non, je veux dire, où va le monde et notre beau pays ?
Au plan démographique, vers la poursuite de la croissance de la population mondiale, à un rythme certes légèrement réduit. Mais ce n'est pas cet indicateur global qui est pertinent, mais plutôt celui beaucoup plus difficile à estimer de la population vivant selon un mode de vie occidental car c'est la croissance de cette catégorie de la population qui nous amène droit vers la pénurie des ressources dans les 20 prochaines années. Et cette croissance semble exponentielle. Pour le vérifier je n'aurai qu'à retourner à Chennai (ex-Madras) dans 1 ou 2 ans et comparer avec ce que j'ai vu il y a 3 ou 4 ans. Je suis certain que je ne reconnaitrai pas la ville.
Dans ce contexte, les interrogations sur la surchauffe en Chine sont intéressantes pour les boursiers (encore que les marchés anticipent donc ils baissent souvent avant que cela ne se produise) mais nous font perdre de vue l'essentiel : la dynamique des pays "neufs" n'est pas prête de s'arrêter ou même de se ralentir sur le moyen terme. La base augmentant chaque année, il arrivera le moment où celle-ci sera suffisante pour tirer à elle seule la croissance mondiale.
Et la France ? Elle fait clairement partie du clan des estropiés et cela nous permet d'entendre des cocoricos assez incroyables du type : "nous avons perdus 2 fois moins d'emplois industriels que nos voisins en 2009 ....". Ah bon ? 250 000, c'est quand même pas mal. Quand on connaît la prudence extrème avec laquelle les entreprises recrutent en France, on se dit qu'on n'est pas prêt de les retrouver.
Alors, où va-t-on ? oh, je ne suis pas devin et il y a sans doute mieux à faire en plein mois d'août. Restons alors très général, c'est faire d'une pierre 2 coups : moins prendre le risque de se tromper et aller plus vite.
Pour reprendre une métaphore d'actualité, un bon moyen de prévoir notre destination c'est de regarder d'où on vient et d'imaginer les changements de direction possibles.
Ces dernières années, nous avons connu (en dehors de la crise de 2009) une croissance médiocre supportée par la consommation des ménages et l'accroissement des dépenses publiques. Pour les raisons que tout le monde connaît, ces 2 moteurs sont en panne. Il faut en trouver d'autres, au risque de se crasher (c'est l'avantage avec un avion qui lui doit se contenter de son équipement de départ).
Oui, mais lesquels ? Et comment les allumer ? On conçoit bien que s'il y avait en France un début de début de réflexion et de mise en oeuvre, ça se saurait et on en débattrait. Vraiment, on est exactement comme en 40 : convaincus de notre "incapacité" et attendant je ne sais quel miracle. On sait comment ça s'est fini.
Alors : cette fois-ci ? Imaginons : une dégradation de notre dette dans 5 ans (ou plus tôt ?), un poids des intérêts étouffant le budget et nécessitant une hausse drastique des impôts d'ici 10 ans entrainant une chute de l'activité et de la valeur des actifs, dont le premier - l'immobilier. Avec quelles conséquences ? pas facile à imaginer, mais certainement une aggravation de la pénurie de logement et donc de la crise sociale. Les brésiliens ont trouvé la réponse (développement séparé et sécurité militaire pour les classes supérieures). on a 20 ans pour trouver la nôtre.
Commentaire d'un de mes lecteurs que j'ai vu récemment : "c'est pas mal ton blog, mais tu ne serais pas un peu révolutionnaire ?" Non, je ne pense pas. S'intéresser et prévoir n'est pas faire. Un révolutionnaire, c'est quelqu'un qui agit. Je préfère chroniquer, ça me suffit ! Je ne souhaite pas la révolution non plus, mais je ne vois pas pourquoi je chausserai des lunettes roses pour me remonter le moral.
Prochain sujet de ma chronique : Hitler - sujet détestable bien sûr (je réponds à un 2ème lecteur : "dis, tu ne serais pas un admirateur, par hasard, pour t-y intéresser autant ? NON, mais il fait partie des quelques hommes qui ont marqué le 20ème siècle ... Et il a été un excellent révélateur de nos lâchetés françaises). Deux analyses : 1) Le troisième Reich aurait-il pu gagner la seconde guerre mondiale ? 2) Quelle fut l'attitude d'Hitler par rapport aux allemands pendant la guerre. Passionnant, non ? Et vous verrez, en m'appuyant sur des ouvrages sérieux je donne des réponses non convenues.
Bonnes vacances !
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