dimanche 28 août 2011

Vacances d'été

Nous rentrons de Suisse où depuis 30 ans nous passons 15 jours en vacances avec les enfants .... (pas les mêmes bien sûr ...)

Pourquoi la Suisse ? Nous aimons la montagne certainement, si vous préférez la mer il vaut mieux aller sur la côte d'Azur. Le calme de la 2ème quinzaine d'août (les Suisses ont repris le travail et il n'y a pas de tourisme de masse). Les locations sont beaucoup moins chères qu'en France, et surtout, c'est un pays ou tout fonctionne bien et notamment les infrastructures.

Le Franc Suisse me direz-vous ? Évidemment, il y a 3 ans, c'était Byzance. On se sentait riches. La Suisse nous paraissait vraiment très bon marché avec un euro à 1,60 FS. Aujourd'hui, ce n'est plus le cas. Mais on ne peut pas dire que faisant nos courses dans le COOP d'Engelberg, les prix nous aient semblé plus chers qu'en France. Plutôt un rattrapage.

Avec quelques bizarreries : le café à 4 FS alors qu'il est à 1€ à Milan (60 km de la frontière). Même chose pour la petite bouteille d'eau minérale. Alors ça évidemment, on a freiné et considérablement limité notre consommation.

Le patron de Migros (2ème enseigne en Suisse) va licencier dans les magasins frontaliers et accuse ses concitoyens qui font leur course en France, Italie ou Allemagne. La presse l'accuse en retour de maintenir des marges de 40% nettement plus élevées qu'ailleurs.

Le patron de Coop a une autre technique : il a boycotté les grandes marques étrangères (dont Mars et L'Oréal) qui ne baissaient pas assez les prix. Depuis, elles ont cédées et comme par un fait exprès le FS a rebaissé juste après. Ce doit être compliqué pour elles.

A partir de quelle valeur du FS arrêterons nous de choisir la Suisse comme destination ? Cela me fait penser à une question d'un prof d'éco en prépa HEC : à partir de quel prix de l'essence les gens arrêteront de prendre leur voiture ? C'était 5 FF à l'époque le prix jugé psychologiquement infranchissable.

2€ pour 1 FS pourquoi pas ? Arrêterons nous pour autant d'aller admirer le Cervin ?

That is the question.

En attendant, 1 € à 1 $ ce serait plus efficace.





dimanche 10 juillet 2011

La règle d'or

Et on reparle de la règle d'or, ou l'équilibre budgétaire inscrit dans la loi. Un sacré coup de "com" et un sacré coup de jeune : dernier budget équilibré ? début des années 70, ça fait 40 ans. Contre les faits et les actes, des lois ! No comment.

Et pendant ce temps, de déficits commerciaux en déficits budgétaires nous nous enfonçons doucement dans la vase du déclin. Seuls les personnes (nombreuses sans doute) qui ne sont jamais allés en Corée peuvent s'interroger sur le pourquoi d'une telle défaite pour les jeux olympiques (8 voix contre 85 de mémoire, un facteur 10).
Sans doute le facteur 10 de l'enthousiasme, du travail et du dynamisme qui existe entre les 2 pays. Tirer les leçons de l'échec ? J'ai mon idée : représentons nous quand nous serons en état, pas avant.

Les grandes entreprises ne payent pas assez d'impôts et les petites trop. C'est comme les riches : les très très riches sont à Bruxelles, les riches mais un peu moins sont restés en France. Et ça promet pour eux avec les socialistes. Moules frites pour tous, et tant pis pour la ligne, n'est-ce pas Martine ? Il nous restera la ligne du parti : emplois aidés, emplois jeunes, minimaux sociaux, la santé pour tous et tutti quanti.

Et pendant ce temps on prête à la Grèce. Ce qui serait intéressant de savoir, c'est ce qu'ils font de cet argent. Remboursent-ils les banques françaises, allemandes ou payent-ils leurs fonctionnaires ? Rêvons un peu en cette période de vacances : à une mise en commun des dettes publiques européennes et à une chute de l'euro vers la parité avec le dollar. Une BCE dont le mandat soit changé. Bien sûr, il y a nos amis allemands à convaincre entre temps. Peut-être leur rappeler que ce serait pour eux une façon de payer les dommages de guerre ? Faire un petit monument à Berlin au milieu de tous ceux à la gloire du soldat russe, "Aux allemands, de la part des européens reconnaissants, pour le sauvetage de l'euro" avec des pierres prises des principaux monuments européens ? Un monument pacifique quoi, pour changer un peu. Je plaisante bien sûr, mais bon ...

Et pendant ce temps, l'actualité en France : attaque d'un train de marchandise par des jeunes à Marseille. On a eu de la chance qu'aucun train déraille, dixit la SNCF.
Un criminel relâché et qui va pouvoir recroiser la mère de sa victime (8 ans de prison pour 27 coups de couteaux). Ah oui, les critiques sur le système judiciaire américain ? L'affaire DSK ?

Il est temps de partir en vacances et de ne penser plus à rien. La présidentielle arrivera assez vite avec son lot de déclarations grandiloquentes sur l'amour de la France et la nécessité de faire payer les riches. On va en baver.

Bonnes vacances !

jeudi 16 juin 2011

La Grèce

La Grèce a vécu au dessus de ses moyens depuis une dizaine d'année. Jeux Olympiques et Euro aidants, elle s'est cru plus forte et plus belle qu'elle ne l'était. Aujourd'hui, il faut payer l'addition. Mais qui ? Les Grecs, les créanciers, un peu des deux ? Et en Grèce : les pauvres, les riches, tous ?

Le plan concocté l'an dernier en urgence par la BCE, les pays européens et le FMI est un échec puisqu'il en faut un autre. Entre temps, la situation économique en Grèce s'est dégradée et les pays européens se sentent moins capables sinon moins désireux de remettre au pot.

La monnaie commune aide certainement les riches grecs à mettre à l'abri leurs fortunes dans des banques suisses, notamment. Le fisc grec semble toujours aussi incapable de faire rentrer l'argent.

On comprend que les grecs (au moins une partie) souhaitent ne pas rembourser leur dette et sortir de l'euro. On comprend également que la BCE, les banques européennes et les gouvernements européens souhaitent gagner du temps, surtout ceux qui sont fortement engagés.

Entre ces 2 extrêmes : "le défaut" et "la fuite en avant", il est dommage qu'on n'essaye pas davantage de trouver une voie médiane qui consisterait à partager la note entre tous pour la rendre plus acceptable.

Aux banques, à la BCE et aux Etats européens qui n'ont pas fait leur travail de surveillance et de conseil, une part de pertes inévitable (25 % ?) moyennant quoi la Grèce accepterait une mise sous tutelle provisoire de son administration avec comme premier objectif de rapatrier les fonds évadés et de taxer fortement patrimoine et richesse.

En temps de guerre, c'est l'obus qui prélève aléatoirement sa part sur les patrimoines et il y a peu à faire pour s'en prémunir. La situation actuelle n'est - pour la Grèce - pas très différente et une taxe très forte sur le patrimoine me semble la seule solution pour s'en sortir.

Rappelons enfin que les 2 grands pays qui ont fait défaut : Argentine et Russie ont tous deux des ressources naturelles que la Grèce n'a pas et pourtant ne s'en sont jamais remis. Le Brésil et l'Inde les ayant dépassé sans doute pour toujours.

Un défaut de la Grèce impacterait surtout la zone Euro et la BCE, mais une fois faite, je ne vois pas comment la Grèce pourrait se sortir du trou.

Voir la réalité en face pour les 2 parties : créanciers et débiteur me semble la seule solution. Est-on encore capable d'éviter le pire ? Les marchés financiers n'en sont pas certains.

vendredi 20 mai 2011

L'affaire DSK

Presque une semaine que le coup de tonnerre de l'arrestation de DSK a éclaté.

Au plan politique, on voit mal comment sa carrière pourrait ne pas être terminée, cependant je ne suis pas certain qu'il aurait été élu président : les favoris du début ont souvent perdu et sa candidature présentait un certain nombre de failles. Nous ne saurons pas bien sûr ce qui serait advenu et il sera difficile d'extrapoler une réponse à cette question du prochain résultat de l'élection présidentielle.

Au plan judiciaire et de l'enquête de police, on est en pleine série télévisée dont TF1 et M6 nous inondent à longueur de soirée. Je n'ai jamais réussi à aller jusqu'au bout d'un seul épisode et là aussi après une semaine c'est franchement la nausée. Une différence sans doute avec la télé, on n'est pas sûr à la fin de connaître la vérité.

Au plan des relations extérieures, c'est un désastre. Les Etats-Unis qui ne manquent jamais une occasion de donner des leçons au monde ont déjà commencé à nous clouer au pilori avec des généralisations du type de mon épouse (et d'un certain nombre de femmes ?) lorsqu'elle entend parler d'une affaire de viol qui consiste à faire des hommes des violeurs et des pervers sexuels en puissance. Ouf, avec Christine Lagarde au FMI au moins on ne risque rien. Ajoutons à cela un procès indigne à la presse française d'avoir couvert on ne sait quels événements, relayés par des souffleurs de braise du type du député Bernard Debré qui savait comme tout le monde ce qui se passait au Sofitel New-York (sic !) depuis des années avec DSK. Les "journalistes" américains nous ressortent le droit de cuissage ....

Alors ? Réponse dans 6 mois à 1 an sur l'avenir judiciaire de DSK et espérons que d'ici là la presse américaine sera passé à autre chose.

dimanche 15 mai 2011

Que le travail paie toujours plus que l'assistanat ?

Revenons quelques instant sur la polémique - vite enterrée - créée par notre jeune ministre (ambitieux) Laurent Wauquiez qui a décrit l'assistanat, comme le "cancer" de notre société.

L'un d'entre eux, peut-être mais alors quid du chômage, de l'insécurité, de l'incivilité, des jeunes désœuvrés et toujours plus écervelés ?(et va y que je te tue pour un regard de travers ou pour rien, même devant une caméra de surveillance et tout en sachant - mais pensent-ils vraiment - que je serai arrêté à coup sûr demain et que ma vie et celle de ma famille basculera encore plus dans le néant ...)

Ce qui m'intéresse, ce sont les réactions à la polémique au sein du gouvernement : d'une part, une folle envie de "virer ce petit con" qui démolit ainsi le bilan à un an tout juste des élections, car s'il fallait faire quelque chose, pourquoi ne pas l'avoir fait avant ! Puis, finalement, le consensus s'impose : c'est trop délicat, on ne peut pas virer un ministre qui pose - même mal - de bonnes questions.

Mais, plus encore : la remarque de Valérie Pécresse, une autre ministre "ambitieuse" : elle croit bien dire en affirmant :"l'objectif, c'est de faire que le travail paie toujours plus que l'assistanat".

D'accord, c'est bien la moindre des choses ! (et c'est loin d'être toujours vrai en France, tout le monde le sait). Mais le problème n'est pas là me semble-t-il. La vrai question, c'est : a-t-on encore le moyen en France d'une politique de l'assistanat si coûteuse ? Valérie Pécresse qui ne sait sans doute pas ce qu'est un compte d'exploitation , gérer une PME ou payer des salaires connait-elle le coût complet du travail ?

J'entendais récemment avec stupéfaction sur la TSR un banquier privé suisse dire qu'à son avis la France était beaucoup plus prêt qu'on ne le pense habituellement de perdre son troisième A en raison de sa difficulté à tenir ses engagements de déficits budgétaires, pourtant placés bien haut.

Le problème n'est pas de comparer le niveau d'un salaire à celui d'un assistanat, c'est de se souvenir que l'un créé de la richesse et participe au financement du pays (le salaire taxé à 70% environ si on additionne l'ensemble des taxes et impôts payés par l'entreprise et le salarié) et que l'autre est une simple dépense sur le plan comptable, comme mettre des fleurs au milieu d'un rond-point. Utile mais coûteux.

Or, imaginons qu'après la perte de notre fameux triple A, il faille trouver en urgence 20 milliards d'euros pour compenser la hausse brutale des taux d'intérêt. Pourra-t-on continuer à payer autant de gens à ne rien produire ? Non, évidemment. Mais, c'est bien connu, nos hommes politiques n'aiment rien moins qu'anticiper. Le miracle de la Marne s'est produit une fois, entre le désastre de 1870 et de 1940. Un miracle une fois sur trois, c'est un bon ratio pour la guerre.

En économie, ça donne quoi ?

mardi 26 avril 2011

Albert Speer

Au hasard de mes plongées dans l'histoire de la seconde guerre mondiale à l'occasion de mon voyage à Berlin, j'ai revu l'excellent téléfilm diffusé sur Arte : Speer et Hitler : l'architecte du diable.

La défaite de l'Allemagne et du Japon semblait inéluctable au vu de leur part respective (minime) dans le PIB mondial. Les japonais en étaient tellement convaincus que ce fut leur justification à l'attaque surprise de Pearl Harbour, et les archives montrent clairement que l'Amiral Yamamoto savait très bien que faute d'avoir pu alors détruire les portes-avions américains, la guerre serait très difficile à gagner.

Hitler - même s'il connaissait bien les enjeux économiques liés aux approvisionnements en minerais et pétrole qui guidèrent souvent sa stratégie militaire - se refusa très longtemps à aborder la guerre en terme économique.

Speer - jeune architecte nommé en début 42 ministre de l'armement suite au décès accidentel du titulaire du poste : le ministre Todt (fondateur de l'organisation Todt) fut le premier à en comprendre l'enjeu et à relever le défi.

il le fit avec tant de succès (forte croissance des productions jusqu'à fin 44 malgré les bombardements intensifs) qu'on peut se demander si - nommé simplement un an plus tôt par le fait du destin - l'Allemagne n'aurait pas pu gagner la guerre, à la différence du Japon qui économiquement n'a jamais eu sa chance.

Au delà du jugement sévère qu'il porte sur Hitler, qualifié de dilettante sacrifiant ses armées dans les immensités russes (un seul exemple : les constructeurs allemands de chars considéraient un char comme perdu techniquement après 1000 kilomètres sans révision générale or l'absence de chemin de fer à l'intérieur de la Russie fit parcourir aux chars allemands des distances infiniment supérieures), il me semble intéressant de comprendre les raisons du succès de Speer.

La première tient à la nature spécifique du régime totalitaire : l'appui total de Hitler permit à Speer - qui n'y connaissait rien en armement - d'imprimer tout de suite sa marque et de dérouler son plan conçu en quelques jours. L'absence de scrupules et de morale permit l'emploi de forces de travail qui n'existaient pas dans les démocraties combattantes : déportation, travail des prisonniers, service du travail obligatoire .... Même s'il faut noter que Speer n'obtiendra jamais l'état de "guerre totale" pompeusement clamé par Goebbels mais en fait refusé par Hitler. Quelques exemples : les femmes allemandes ne travailleront pas dans les usines, les chantiers civils -totalement inutiles en période de guerre - seront arrêtés tardivement et difficilement.

Les autres raisons sont propres au "génie organisationnel" de Speer :

1) Il obtint d'abord les mains libres par rapport au parti nazi et ce jusqu'à la fin de la guerre (commandes et relations sans tenir compte de l'appartenance au parti, immunité totale - garantie par Hitler - pour ses collaborateurs et toute personne désignée par Speer). Il avait compris que la bêtise ambiante au parti était son ennemi et il ne s'en cachait pas.

2) Il pilota lui même les priorités d'armement en construisant des matrices d'organisation en sous spécialités (roulements à bille, turbines, moteurs ...) à partir des avis des meilleurs techniciens experts en armements.

3) Il travailla directement avec les grands trusts allemands en court-circuitant totalement l'administration. Il leur délégua la production en évitant de changer les priorités.

4) Il réagit très rapidement aux premiers bombardements massifs en ordonnant la dispersion des moyens de production.

Sa politique se traduisit comme je l'ai déjà dit par une très forte progression de la production d'armements sur les 2 années pleines de son action, à savoir 1943 et 1944, mais aussi la mise en place de programmes nouveaux qui arrivèrent trop tard pour changer le cours de l'histoire, le plus marquant étant celui des sous-marins (c'est très technique mais en résumé Speer coopéra avec l'amiral Doenitz chef de la flotte des sous-marins pour construire le type de submersible capable de faire face aux navires alliés, ce qui n'avait pas été possible avant en raison de l'opposition de l'amiral Raeder commandant l'ensemble de la flotte avec l'amiral Doenitz). On appellerait cela aujourd'hui une analyse des besoins.

Si on met de coté l'exercice qui est un peu vain de se faire peur à refaire l'histoire (mais pas toujours inutile pour éviter de renouveler ses erreurs ...), on se dit que la puissance actuelle de l'industrie allemande - N°1 au monde si on l'analyse par sa qualité - trouve ses sources certes pas seulement mais peut-être en partie dans l'apport organisationnel et dans les principes appliqués par Speer. Etonnant ?

lundi 25 avril 2011

BERLIN

Après avoir découvert l'an dernier le Japon lors d'un voyage rapide, j'avais prévu d'y retourner plus longuement avec mon épouse cette année. Nous avons finalement décidé - après maintes hésitations - de reporter notre voyage à des jours meilleurs et nous sommes repliés sur Berlin.

Berlin : ville où j'ai connu mon épouse. Ville où son père, jeune aspirant-officier bulgare - allié de l'Allemagne - a failli y laisser sa vie pendant la dernière guerre, échappant aux russes de justesse avant leur entrée à Berlin.

Berlin est toujours en travaux, 20 ans après la chute du mur mais on en perçoit aujourd'hui toutes les possibilités : ville d'art et d'histoire avec des perspectives somptueuses et immenses (Berlin est 8 fois plus étendue que Paris).
Une densité de population faible et des conditions de vie bien meilleures. Un réseau de transport : train, métro et bus impeccable, propre. Une sécurité et une propreté générale quasi-parfaite. Des espaces verts et de campagne au cœur de la ville (comme si la Seine de Giverny se trouvait en plein centre ville !).

Berlin est une ville a découvrir ou redécouvrir. Au plan historique, musés et expositions sur les guerres, l'histoire du nazisme, de l'holocauste et du communisme (Staline, la DDR, le mur de Berlin). Les mémorials se succèdent dans un équilibre vrai et dépassionné mais empreint d'un vrai sens de responsabilité de la part des allemands.

Un mélange de reconstruction et de modernisme; Berlin a des cotés de Washington avec ses immenses esplanades couvertes de bâtiments majestueux.

Pour en faire la capitale européenne, reste à la doter d'un aéroport moderne. Parmi les handicaps, le niveau des finances de la ville (mais Berlin a toujours été aidé par le gouvernement fédéral) et un niveau de vie moindre (taux de chômage élevé, stigmate du communisme)

La visite de la Stasi, qui employa jusqu'à 100 000 personnes et 400 000 informateurs est un moment fort du voyage. Les allemands ont réussi à sauver in-extrémis les archives et y ont désormais accès pour se remémorer la phrase de Churchill : "La démocratie est le pire des régimes politiques, si on fait abstraction de tous les autres".