Que dit S&P ? Que le gouvernement a tellement augmenté les impôts que cela va être difficile de continuer ainsi, qu'il a tellement peu engagé la réduction des dépenses publiques et les réformes de structures qu'il y aura peu de résultats à en attendre, et notamment au plan de l'emploi qui ne s'améliorera pas significativement et qu'enfin quand il aura besoin de faire ces réformes le soutien populaire risque de manquer face à la persistance du chômage.
En culotte courte Montebourg et ses amis ! Puis ce sera notre tour, car il faudra bien payer la note.
lundi 11 novembre 2013
dimanche 20 octobre 2013
Leonarda
La France, avec ses 2000 milliards d'€ de dettes, ses 5 millions de chômeurs et sa Bretagne en feu (mais quelle région ne l'est pas ?) n'a plus qu'un mot où une interrogation à la bouche : LEONARDA ! Leonarda peut-elle revenir ? Seule où avec sa famille ? ....
Bien sûr, on peut se dire comme Marc Fiorentino dans sa chronique quotidienne que si on était capable en France de mobiliser une petite partie de cette énergie pour régler nos vrais problèmes que sont l'exclusion des jeunes du monde du travail et des PME française du monde de la croissance, les choses iraient peut-être mieux en France.
L'affaire Leonarda n'en est pas moins révélatrice de l'état du pays : un emballement médiatique comme les médias l'adore, une jeune fille plutôt sympathique qui s'exprime dans un français parfait, une famille et notamment son père roué mais également sympa (?), OK il a peut-être cambriolé un peu mais s'il fallait en France se séparer de tous ceux qui commettent des délits ... De ce point de vue, la scène où ils écoutent en direct sur leur portable dans une maison allouée par le Kosovo la proposition du président Hollande est hallucinante. On ne ferait pas mieux au cinéma. En tout cas, pour des pauvres quel train de vie !
Quittons "l'affaire" et revenons en à ce qu'elle dit : d'abord, l'impuissance et l'incapacité de la justice. Ce que ressentent tous nos concitoyens. Elle dit le droit tellement tard que c'en est ridicule. Ensuite, la rupture de l'opinion publique avec les médias et la classe politique : 65% des français ne veulent pas qu'elle revienne, quelques lycéens et hommes politiques arrivent à faire croire aux médias le contraire; Enfin, l'impuissance et la mise au pilori de la France : pays moqué et ridiculisé jusqu'à son président. Reste plus pour boire le calice jusqu'à la lie de voir ce qui se passera quand la famille de Leonarda sera rentrée (car elle le fera) en France.
Étonnons nous ensuite que le FN soit dans les sondages devenu le premier parti politique en France avec 24% des voix aux élections européennes. Je pense personnellement qu'il fera plus, et avec tellement d'abstention que même aux municipales il risque de se retrouver seul avec des petits partis, le PS et l'UMP étant eliminés au premier tour comme cela vient de se passer dans l'élection cantonale partielle
Leonarda, goutte d'eau qui fait déborder le vase ?
Bien sûr, on peut se dire comme Marc Fiorentino dans sa chronique quotidienne que si on était capable en France de mobiliser une petite partie de cette énergie pour régler nos vrais problèmes que sont l'exclusion des jeunes du monde du travail et des PME française du monde de la croissance, les choses iraient peut-être mieux en France.
L'affaire Leonarda n'en est pas moins révélatrice de l'état du pays : un emballement médiatique comme les médias l'adore, une jeune fille plutôt sympathique qui s'exprime dans un français parfait, une famille et notamment son père roué mais également sympa (?), OK il a peut-être cambriolé un peu mais s'il fallait en France se séparer de tous ceux qui commettent des délits ... De ce point de vue, la scène où ils écoutent en direct sur leur portable dans une maison allouée par le Kosovo la proposition du président Hollande est hallucinante. On ne ferait pas mieux au cinéma. En tout cas, pour des pauvres quel train de vie !
Quittons "l'affaire" et revenons en à ce qu'elle dit : d'abord, l'impuissance et l'incapacité de la justice. Ce que ressentent tous nos concitoyens. Elle dit le droit tellement tard que c'en est ridicule. Ensuite, la rupture de l'opinion publique avec les médias et la classe politique : 65% des français ne veulent pas qu'elle revienne, quelques lycéens et hommes politiques arrivent à faire croire aux médias le contraire; Enfin, l'impuissance et la mise au pilori de la France : pays moqué et ridiculisé jusqu'à son président. Reste plus pour boire le calice jusqu'à la lie de voir ce qui se passera quand la famille de Leonarda sera rentrée (car elle le fera) en France.
Étonnons nous ensuite que le FN soit dans les sondages devenu le premier parti politique en France avec 24% des voix aux élections européennes. Je pense personnellement qu'il fera plus, et avec tellement d'abstention que même aux municipales il risque de se retrouver seul avec des petits partis, le PS et l'UMP étant eliminés au premier tour comme cela vient de se passer dans l'élection cantonale partielle
Leonarda, goutte d'eau qui fait déborder le vase ?
mardi 1 octobre 2013
Le match France-Angleterre
Dans sa chronique quotidienne sur BFM Business, Marc Fiorentino note que la France et l'Angleterre prennent des chemins de traverse et mènent des politiques économiques à l'opposé.
L'un, l'Angleterre mise sur l'austérité, la responsabilité et l'efficacité économique. L'autre la France sur la relance, les transferts sociaux et l'irresponsabilité.
Pour une fois, je ne suis pas d'accord avec sa conclusion, à savoir qu'il est trop tôt pour savoir qui de la France ou de l'Angleterre va gagner.
Selon le gouverneur de la banque de France lui-même, la City anglaise a déjà gagné la bataille financière. L'Angleterre a gagné la bataille sur l'insécurité avec une répression hyper-efficace des émeutes d'avant les jeux olympiques qui a démontré, à l'inverse de la France, l'efficacité du système judiciaire anglais.
L'Angleterre a gagné la bataille industrielle avec une production automobile qui dépasse la production française alors qu'on disait le secteur mort il y a quelques années.
Au jour où le gouvernement français annonce un "RSA jeune" destiné aux jeunes "malades" (ce sont ses termes) selon des critère d'attribution subjectifs (et donc ouvert à toute suspicion), le gouvernement anglais annonce que tout bénéficiaire d'une allocation devra rendre à la collectivité sous forme d'un travail d'intérêt collectif.
Donc, comme en 1940, un pays prend le chemin de l'honneur et du succès, l'autre du déshonneur et de l'échec. Contrairement à 1940, l’Angleterre n'a pas besoin de son Churchill, aurons nous notre de Gaulle ?
L'un, l'Angleterre mise sur l'austérité, la responsabilité et l'efficacité économique. L'autre la France sur la relance, les transferts sociaux et l'irresponsabilité.
Pour une fois, je ne suis pas d'accord avec sa conclusion, à savoir qu'il est trop tôt pour savoir qui de la France ou de l'Angleterre va gagner.
Selon le gouverneur de la banque de France lui-même, la City anglaise a déjà gagné la bataille financière. L'Angleterre a gagné la bataille sur l'insécurité avec une répression hyper-efficace des émeutes d'avant les jeux olympiques qui a démontré, à l'inverse de la France, l'efficacité du système judiciaire anglais.
L'Angleterre a gagné la bataille industrielle avec une production automobile qui dépasse la production française alors qu'on disait le secteur mort il y a quelques années.
Au jour où le gouvernement français annonce un "RSA jeune" destiné aux jeunes "malades" (ce sont ses termes) selon des critère d'attribution subjectifs (et donc ouvert à toute suspicion), le gouvernement anglais annonce que tout bénéficiaire d'une allocation devra rendre à la collectivité sous forme d'un travail d'intérêt collectif.
Donc, comme en 1940, un pays prend le chemin de l'honneur et du succès, l'autre du déshonneur et de l'échec. Contrairement à 1940, l’Angleterre n'a pas besoin de son Churchill, aurons nous notre de Gaulle ?
dimanche 15 septembre 2013
La pause fiscale
C'est la nouvelle expression à la mode. Je connaissais la pause pipi, maintenant il y a aussi la pause fiscale.
Notons tout de suite le coté très inquiétant de ce terme lancé par nos gouvernants : la notion de pause induit un arrêt provisoire avant reprise, pas un retour en arrière ou un changement de cap. Tout est dit sur les intentions du gouvernement : il s'agit bien de laisser les contribuables respirer un peu pour mieux les plumer ensuite, personne ne devrait être rassuré par le débat en cours.
Oui, car en plus il y a débat. Par exemple, un rapport de je ne sais plus qui vient de faire ressortir que les inégalités s’accroissent en France. J'entendais sur une radio publique un apôtre du partage des biens des autres regretter qu'il n'y ait pas en France une vraie politique fiscale redistributive (sic) !
Alors, pause fiscale ou pas ? D'abord, rappelons que les promesses n'engagent que ceux qui les reçoivent et qu'au pays des menteurs les gouvernants français (et ce n'est pas une exclusivité de gauche malheureusement) sont rois : budgets basés sur des croissance irréalistes et jamais respectés, explosion de la dette malgré le laïus quasi-quotidien sur la nécessité de la réduire, discours pompeux sur la préférence à l'industrie et au travail alors que tout le système incite à l'indolence et au repli sur soi, etc, etc ...
Donc pas de pause fiscale dans le sens où nos gouvernants le promettent et où les contribuables l'espèrent : il me semble clair que le gouvernement sera obligé de rechercher dans les prochaines années de nouvelles sources de rentrées fiscales puisqu'il ne veut ni toucher aux dépenses sociales ni aux dépenses publiques. Les ballons d'essai ont déjà été lancés sur la fiscalisation des propriétaires via une réforme de la taxe d'habitation, l'imposition d'un loyer fictif ou sur la ré-fiscalisation des contrats d'assurance vie.
Par contre, comme la réalité a toujours le dernier mot et se venge sur la théorie, il me semble tout aussi évident que plus le gouvernement actuel augmentera les impôts et plus il verra d'une part la croissance stagner (la reprise actuelle n'étant qu'un arrêt de la récession dont on ne sait même pas s'il sera durable) et d'autre part les rentrées fiscales diminuer par l'effet connu de cannibalisme (quand la pression fiscale dépasse 50% chaque nouvel impôt en mange un déjà existant) et de révulsion (légale : quitter le pays, ou travailler moins ou aller chercher la moindre fiscalité dans ses placements - et il y en a toujours une, ou illégale : travail au noir ou fraude fiscale).
Oui, pause fiscale il y aura mais pas celle que les contribuables espèrent ni celle que le gouvernement nous promet ! La pause de la machine folle cassée par tant de bricolage et de surcharge ! Et je ne voudrais pas être à la place du réparateur quand il s'apercevra qu'il n'y a plus qu'à la mettre au rebut.
Notons tout de suite le coté très inquiétant de ce terme lancé par nos gouvernants : la notion de pause induit un arrêt provisoire avant reprise, pas un retour en arrière ou un changement de cap. Tout est dit sur les intentions du gouvernement : il s'agit bien de laisser les contribuables respirer un peu pour mieux les plumer ensuite, personne ne devrait être rassuré par le débat en cours.
Oui, car en plus il y a débat. Par exemple, un rapport de je ne sais plus qui vient de faire ressortir que les inégalités s’accroissent en France. J'entendais sur une radio publique un apôtre du partage des biens des autres regretter qu'il n'y ait pas en France une vraie politique fiscale redistributive (sic) !
Alors, pause fiscale ou pas ? D'abord, rappelons que les promesses n'engagent que ceux qui les reçoivent et qu'au pays des menteurs les gouvernants français (et ce n'est pas une exclusivité de gauche malheureusement) sont rois : budgets basés sur des croissance irréalistes et jamais respectés, explosion de la dette malgré le laïus quasi-quotidien sur la nécessité de la réduire, discours pompeux sur la préférence à l'industrie et au travail alors que tout le système incite à l'indolence et au repli sur soi, etc, etc ...
Donc pas de pause fiscale dans le sens où nos gouvernants le promettent et où les contribuables l'espèrent : il me semble clair que le gouvernement sera obligé de rechercher dans les prochaines années de nouvelles sources de rentrées fiscales puisqu'il ne veut ni toucher aux dépenses sociales ni aux dépenses publiques. Les ballons d'essai ont déjà été lancés sur la fiscalisation des propriétaires via une réforme de la taxe d'habitation, l'imposition d'un loyer fictif ou sur la ré-fiscalisation des contrats d'assurance vie.
Par contre, comme la réalité a toujours le dernier mot et se venge sur la théorie, il me semble tout aussi évident que plus le gouvernement actuel augmentera les impôts et plus il verra d'une part la croissance stagner (la reprise actuelle n'étant qu'un arrêt de la récession dont on ne sait même pas s'il sera durable) et d'autre part les rentrées fiscales diminuer par l'effet connu de cannibalisme (quand la pression fiscale dépasse 50% chaque nouvel impôt en mange un déjà existant) et de révulsion (légale : quitter le pays, ou travailler moins ou aller chercher la moindre fiscalité dans ses placements - et il y en a toujours une, ou illégale : travail au noir ou fraude fiscale).
Oui, pause fiscale il y aura mais pas celle que les contribuables espèrent ni celle que le gouvernement nous promet ! La pause de la machine folle cassée par tant de bricolage et de surcharge ! Et je ne voudrais pas être à la place du réparateur quand il s'apercevra qu'il n'y a plus qu'à la mettre au rebut.
mercredi 4 septembre 2013
Scénario sur la dette
Les chiffres de la dette publique françaises sont bien connus : elle approche les 1900 milliards d'euros, les 100% du Pib et les intérêts sont depuis longtemps le principal poste du budget de l'état autour de 50 milliards d'euros par an.
A la surprise d'un certain nombre d'économistes et du public averti (dont je pense faire partie), la dette publique française a bénéficié jusqu'à présent d'un traitement de faveur. La crise de l'euro et des dettes périphériques ayant amené les taux français à des niveaux historiquement bas, certains experts voient donc paradoxalement dans les progrès de pays comme l'Italie et l'Espagne un risque pour la France par effet de ricochet. L'arrêt de la spéculation sur le franc suisse permettrait également à la BNS d'arrêter d'acheter de la dette publique française, ce qui va dans le même sens d'une poursuite de la remontée des taux français. Bien sûr, l'arrêt prudemment annoncé du QE aux USA va dans le même sens.
Je ne vais pas lancer ici un pronostic sur oui ou non la dette française sera-t-elle attaquée et si oui quand mais plutôt faire un exercice très simple de que se passera-t-il si c'était le cas. Cela me semble plus intéressant. Le modèle économique français est bien connu : dépenses de protection sociale, d'allocations et de retraites très supérieures aux autres pays comparables intégralement financées par la dette avec un niveau d'impôt également record. Les dogmes en vigueur en France sont simples : on ne peut pas toucher à cela et les impôts ne peuvent plus augmenter. L'analyse du scénario (pas impossible) d'une crise sur la dette montre clairement qu'il faudra alors toucher à un des 2 dogmes voire au deux.
Reprenons les chiffres : la notion de crise de la dette est bien sûr relative : si on présentait aujourd'hui nos chiffres au François Mitterand de 1981 il s'étranglerait et se demanderait comment c'est possible (je n'ose penser à Raymond Barre !). Cependant, on peut considérer qu'il y a crise quand le surcoût d’intérêt exigé par les créanciers devient insupportable du point de vue du débiteur. Pour la France, chaque point de plus coûte environ 20 milliards d'euros, soit le plan de hausse des impôts du gouvernement actuel destiné à bla bla bla ... on voit bien que 3 points de hausse (ce qu'on connu nos amis espagnols et italiens) serait vite insupportable avec 60 milliards de surcoût annuel (un peu moins les premières années certes).
Il faudrait alors en urgence trouver de quoi payer les intérêts et rassurer les créanciers pour obtenir une baisse des taux (les 2 vont de paire). Ou trouver ces fameux 60 milliards ? Baisser de 10% les dépenses de protection sociales (600 milliard soit 33% du Pib) et les ramener au niveaux des autres pays développés ou poursuivre l'augmentation des impôts ? Un impôt exceptionnel sur la dette du type de celui de 1945 sur les 18 millions de ménages solvables représente 3400 euros par ménages en moyenne ce qui est techniquement faisable (rappelons qu'en 1945 le prélèvement sur le patrimoine s'est monté à 20% !)
Je n'ai aucune idée de comment un gouvernement français réagirait face à une crise de la dette, mais il me semble clair que les décisions qu'il prendra alors (demi-tour ou en avant toute) seront sans retour et engageront l'avenir du pays pour les 50 prochaines années à venir. Pour un gouvernement socialiste, la prudence voudrait de tout faire pour ne pas avoir à faire ces choix, curieusement, cela ne semble pas être son attitude.
A la surprise d'un certain nombre d'économistes et du public averti (dont je pense faire partie), la dette publique française a bénéficié jusqu'à présent d'un traitement de faveur. La crise de l'euro et des dettes périphériques ayant amené les taux français à des niveaux historiquement bas, certains experts voient donc paradoxalement dans les progrès de pays comme l'Italie et l'Espagne un risque pour la France par effet de ricochet. L'arrêt de la spéculation sur le franc suisse permettrait également à la BNS d'arrêter d'acheter de la dette publique française, ce qui va dans le même sens d'une poursuite de la remontée des taux français. Bien sûr, l'arrêt prudemment annoncé du QE aux USA va dans le même sens.
Je ne vais pas lancer ici un pronostic sur oui ou non la dette française sera-t-elle attaquée et si oui quand mais plutôt faire un exercice très simple de que se passera-t-il si c'était le cas. Cela me semble plus intéressant. Le modèle économique français est bien connu : dépenses de protection sociale, d'allocations et de retraites très supérieures aux autres pays comparables intégralement financées par la dette avec un niveau d'impôt également record. Les dogmes en vigueur en France sont simples : on ne peut pas toucher à cela et les impôts ne peuvent plus augmenter. L'analyse du scénario (pas impossible) d'une crise sur la dette montre clairement qu'il faudra alors toucher à un des 2 dogmes voire au deux.
Reprenons les chiffres : la notion de crise de la dette est bien sûr relative : si on présentait aujourd'hui nos chiffres au François Mitterand de 1981 il s'étranglerait et se demanderait comment c'est possible (je n'ose penser à Raymond Barre !). Cependant, on peut considérer qu'il y a crise quand le surcoût d’intérêt exigé par les créanciers devient insupportable du point de vue du débiteur. Pour la France, chaque point de plus coûte environ 20 milliards d'euros, soit le plan de hausse des impôts du gouvernement actuel destiné à bla bla bla ... on voit bien que 3 points de hausse (ce qu'on connu nos amis espagnols et italiens) serait vite insupportable avec 60 milliards de surcoût annuel (un peu moins les premières années certes).
Il faudrait alors en urgence trouver de quoi payer les intérêts et rassurer les créanciers pour obtenir une baisse des taux (les 2 vont de paire). Ou trouver ces fameux 60 milliards ? Baisser de 10% les dépenses de protection sociales (600 milliard soit 33% du Pib) et les ramener au niveaux des autres pays développés ou poursuivre l'augmentation des impôts ? Un impôt exceptionnel sur la dette du type de celui de 1945 sur les 18 millions de ménages solvables représente 3400 euros par ménages en moyenne ce qui est techniquement faisable (rappelons qu'en 1945 le prélèvement sur le patrimoine s'est monté à 20% !)
Je n'ai aucune idée de comment un gouvernement français réagirait face à une crise de la dette, mais il me semble clair que les décisions qu'il prendra alors (demi-tour ou en avant toute) seront sans retour et engageront l'avenir du pays pour les 50 prochaines années à venir. Pour un gouvernement socialiste, la prudence voudrait de tout faire pour ne pas avoir à faire ces choix, curieusement, cela ne semble pas être son attitude.
vendredi 9 août 2013
La sénatrice Lienemann à la charge !
Pendant ces vacances le président Hollande, bouffi et joufflu comme jamais, promène son air sérieux et constipé pour nous expliquer qu'avec les emplois aidés, on va voir ce qu'on va voir ...
En fait on voit, si on veut bien faire un minimum d'effort pour s'extirper de la torpeur estivale : des rentrées fiscales au point mort, une production industrielle en berne et un déficit en hausse; Mais, attendez nous dit-il, je sens la reprise. Ah bon, ça sent plutôt les algues mortes sur la plage... Ou les œufs déversés sur la chaussée.
En tout cas, il n'est pas le seul à ne pas prendre de vacances (je parle évidemment de ceux qui ont le choix). La sénatrice Lienemann sonne la charge : sus aux riches, ou plus exactement aux 500 familles (elle a du lire à la plage un livre d'histoire sur le front populaire ). Faisons leur rendre gorge de 2 milliards d'euros sur les 25 gagnés cette année.
Sans même parler du fait qu'une bonne partie des 500 ne sont déjà plus résidents français et que les bénéfices sont mondiaux et donc imposables dans chaque pays, Madame Lienemann sait-elle ou fait-elle mine d'oublier que nous avons déjà atteint le point de non-retour en matière de matraquage fiscal et que donc chaque augmentation d'impôt creuse en fait le déficit en détruisant l'activité ? Évidemment, ce n'est pas son problème : avec son statut de sénatrice, elle n'a rien à craindre d'un tel naufrage. Pour l'instant.
En fait on voit, si on veut bien faire un minimum d'effort pour s'extirper de la torpeur estivale : des rentrées fiscales au point mort, une production industrielle en berne et un déficit en hausse; Mais, attendez nous dit-il, je sens la reprise. Ah bon, ça sent plutôt les algues mortes sur la plage... Ou les œufs déversés sur la chaussée.
En tout cas, il n'est pas le seul à ne pas prendre de vacances (je parle évidemment de ceux qui ont le choix). La sénatrice Lienemann sonne la charge : sus aux riches, ou plus exactement aux 500 familles (elle a du lire à la plage un livre d'histoire sur le front populaire ). Faisons leur rendre gorge de 2 milliards d'euros sur les 25 gagnés cette année.
Sans même parler du fait qu'une bonne partie des 500 ne sont déjà plus résidents français et que les bénéfices sont mondiaux et donc imposables dans chaque pays, Madame Lienemann sait-elle ou fait-elle mine d'oublier que nous avons déjà atteint le point de non-retour en matière de matraquage fiscal et que donc chaque augmentation d'impôt creuse en fait le déficit en détruisant l'activité ? Évidemment, ce n'est pas son problème : avec son statut de sénatrice, elle n'a rien à craindre d'un tel naufrage. Pour l'instant.
mercredi 31 juillet 2013
Kites
Pas de politique pendant les vacances, ou plutôt pas de politique avant le grand boum. Décidément, ce gouvernement me fait de plus en plus penser à un mauvais conducteur qui considère le fait qu'il n'ait pas eu d'accident comme la preuve de sa bonne conduite. Patience, le démenti viendra tôt ou tard ....
Parlons plutôt cinéma indien : "Kites" est un film du réalisateur indien Anurag Basu sorti en 2010 avec dans les rôles principaux Hrithik Roshan et Barbara Mori. J'avais acheté le Blu-Ray dans le quartier tamoul de la gare du Nord il y a un quelque temps et c'était un des rares films que je n'avais pas regardé.
Coup de foudre ! Certes, les détracteurs du cinéma indien ne pourront apprécier. Pas assez réaliste (parce que les trilogies Jason Bourne sont sans doute un reflet fidèle de l'espionnage ?), trop romantique, trop typé (oui, ils y a quelques indiens qui jouent dans le film ....).
Kites n'est pas un film Bollywood classique : il dure 2 heures (pour des durées souvent supérieures à 2h30), il n'y a pas de danses indiennes, pas de scènes hors scénario ni de pitreries. Le film se termine mal, et est plus subtil qu'il ne peut semble au premier abord.
Il a fait un flop en Inde après un démarrage en trombe (2ème meilleure sortie sur 2000 écrans après 3 Idiots), sans doute pour 2 raisons : d'une part l'action se situe à Las Vegas et raconte un amour impossible entre 2 paumés de la vie : une immigrante mexicaine sans le sous (Barbara Mori : Linda / Natasha) et un professeur de danse indien tout aussi fauché (Hritihik Roshan : Jay ou J). L'un parle espagnol, l'autre anglais et ils ne se comprennent qu'à minima, en tout cas par le langage. Le réalisateur a choisi le réalisme et le film est donc principalement tourné en espagnol et en anglais ce qui a certainement dérouté le public indien. 2ème raison et sans doute la principale selon moi : l'histoire d'amour se termine mal comme Roméo et Juliette. Ce n'est pas si fréquent dans le cinéma indien et s'est tout aussi dur à avaler pour notre cher public indien.
L'histoire est assez classique : les héros recherchent chacun la sécurité financière par une relation amoureuse et vont naturellement se rencontrer puisqu'ils sont tous deux fiancés à un frère et à une sœur, enfants d'un riche patron de casino de Las Vegas. Bien sûr, ils vont rapidement éprouver une attirance l'un pour l'autre. La brutalité et la méchanceté du fiancé de Natasha que Jay avait connu sous le nom de Linda en l'épousant auparavant frauduleusement pour lui faire profiter de sa green card va faire le reste. Un point subtil du scénario : c'est l'enchaînement des circonstances qui va provoquer la fuite de Natasha (redevenue Linda) avec Jay et non pas sa volonté. Certes, elle était déjà amoureuse avant de Jay mais on voit bien dans le film qu'elle était consciente de sa dépendance financière vis-à vis de son fiancé, Tony, et ne partira avec J que lorsque les circonstances l'y obligeront. La 2ème partie du film est un mélange de road-movie (fuite) et d'histoire d'amour (avec un mariage au Mexique) avant la fin tragique lorsque Tony et sa bande les auront retrouvés.
Hrithik Roshan est un des acteurs stars d'Hollywood, aux yeux verts et au physique d'athlète. Il a joué la même année le rôle d'un hémiplégique dans "Guzaarich" de Sanjay Leela Bhansali (Devdas) avec Aishwarya Rai qui a également été un échec injuste au box office indien cette même année. Il avait joué avant l'empereur Moghol Akbar (Le grand) dans "Jodhaa Akbar" avec la même actrice. Il est impeccable comme toujours dans ce film et sait passer des scènes d'actions aux scènes romantiques avec aisance (pas trop de sexe comme toujours dans le cinéma indien certes ...)
Barbara Mori est une actrice de Telenovela d'origine mexicaine et uruguayenne, par sa mère et japonaise par son père. Elle avait tourné dans "La mujer de mi hermano" (la femme de mon frère) en 2005 et c'est en visionnant ce film (introuvable en France) que le producteur a souhaité lui proposer le rôle dans le film. Elle y est sublimement belle et sa connivence avec Hrithik Roshan est éclatante.
Cela n'empêche pas certains critiques américains d'avoir écrit que le visionnage du film leur avait été pénible. Voir les pitreries de Matt Damon dans les Jason Bourne leur est sans doute plus supportable. Il en faut pour tous les goûts, et les 2 milliards de supporters du cinéma indien dans le monde se suffisent à eux-mêmes.
Pour ceux qui veulent s'offrir un petit voyage dans l'univers bollywoodien, j'ai déjà eu l'occasion de citer en France le site internet Fantastikindia extrèmement complet.
Bonnes vacances aux aoûtiens, bon retour aux juillettistes !
Parlons plutôt cinéma indien : "Kites" est un film du réalisateur indien Anurag Basu sorti en 2010 avec dans les rôles principaux Hrithik Roshan et Barbara Mori. J'avais acheté le Blu-Ray dans le quartier tamoul de la gare du Nord il y a un quelque temps et c'était un des rares films que je n'avais pas regardé.
Coup de foudre ! Certes, les détracteurs du cinéma indien ne pourront apprécier. Pas assez réaliste (parce que les trilogies Jason Bourne sont sans doute un reflet fidèle de l'espionnage ?), trop romantique, trop typé (oui, ils y a quelques indiens qui jouent dans le film ....).
Kites n'est pas un film Bollywood classique : il dure 2 heures (pour des durées souvent supérieures à 2h30), il n'y a pas de danses indiennes, pas de scènes hors scénario ni de pitreries. Le film se termine mal, et est plus subtil qu'il ne peut semble au premier abord.
Il a fait un flop en Inde après un démarrage en trombe (2ème meilleure sortie sur 2000 écrans après 3 Idiots), sans doute pour 2 raisons : d'une part l'action se situe à Las Vegas et raconte un amour impossible entre 2 paumés de la vie : une immigrante mexicaine sans le sous (Barbara Mori : Linda / Natasha) et un professeur de danse indien tout aussi fauché (Hritihik Roshan : Jay ou J). L'un parle espagnol, l'autre anglais et ils ne se comprennent qu'à minima, en tout cas par le langage. Le réalisateur a choisi le réalisme et le film est donc principalement tourné en espagnol et en anglais ce qui a certainement dérouté le public indien. 2ème raison et sans doute la principale selon moi : l'histoire d'amour se termine mal comme Roméo et Juliette. Ce n'est pas si fréquent dans le cinéma indien et s'est tout aussi dur à avaler pour notre cher public indien.
L'histoire est assez classique : les héros recherchent chacun la sécurité financière par une relation amoureuse et vont naturellement se rencontrer puisqu'ils sont tous deux fiancés à un frère et à une sœur, enfants d'un riche patron de casino de Las Vegas. Bien sûr, ils vont rapidement éprouver une attirance l'un pour l'autre. La brutalité et la méchanceté du fiancé de Natasha que Jay avait connu sous le nom de Linda en l'épousant auparavant frauduleusement pour lui faire profiter de sa green card va faire le reste. Un point subtil du scénario : c'est l'enchaînement des circonstances qui va provoquer la fuite de Natasha (redevenue Linda) avec Jay et non pas sa volonté. Certes, elle était déjà amoureuse avant de Jay mais on voit bien dans le film qu'elle était consciente de sa dépendance financière vis-à vis de son fiancé, Tony, et ne partira avec J que lorsque les circonstances l'y obligeront. La 2ème partie du film est un mélange de road-movie (fuite) et d'histoire d'amour (avec un mariage au Mexique) avant la fin tragique lorsque Tony et sa bande les auront retrouvés.
Hrithik Roshan est un des acteurs stars d'Hollywood, aux yeux verts et au physique d'athlète. Il a joué la même année le rôle d'un hémiplégique dans "Guzaarich" de Sanjay Leela Bhansali (Devdas) avec Aishwarya Rai qui a également été un échec injuste au box office indien cette même année. Il avait joué avant l'empereur Moghol Akbar (Le grand) dans "Jodhaa Akbar" avec la même actrice. Il est impeccable comme toujours dans ce film et sait passer des scènes d'actions aux scènes romantiques avec aisance (pas trop de sexe comme toujours dans le cinéma indien certes ...)
Barbara Mori est une actrice de Telenovela d'origine mexicaine et uruguayenne, par sa mère et japonaise par son père. Elle avait tourné dans "La mujer de mi hermano" (la femme de mon frère) en 2005 et c'est en visionnant ce film (introuvable en France) que le producteur a souhaité lui proposer le rôle dans le film. Elle y est sublimement belle et sa connivence avec Hrithik Roshan est éclatante.
Cela n'empêche pas certains critiques américains d'avoir écrit que le visionnage du film leur avait été pénible. Voir les pitreries de Matt Damon dans les Jason Bourne leur est sans doute plus supportable. Il en faut pour tous les goûts, et les 2 milliards de supporters du cinéma indien dans le monde se suffisent à eux-mêmes.
Pour ceux qui veulent s'offrir un petit voyage dans l'univers bollywoodien, j'ai déjà eu l'occasion de citer en France le site internet Fantastikindia extrèmement complet.
Bonnes vacances aux aoûtiens, bon retour aux juillettistes !
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