dimanche 26 janvier 2014

Irresponsable

Irresponsable la baisse de l'âge du départ en retraite dans un pays où le nombre de retraités augmente par rapport au nombre de cotisants.

Irresponsable le maintien en l'état des régimes spéciaux non financés si ce n'est par la dette future.

Irresponsables les lois sur la pénibilité, la parité homme-femme et le renforcement des pouvoirs de l'inspection du travail qui au nom de beaux principes vont considérablement compliquer la vie des chefs d'entreprise et les dissuader encore plus d'embaucher dans les prochaines années.

Irresponsable la création d'un impôt sur la fortune qui satisfait les envieux mais qui fait fuir la richesse et au final coûte au pays.

Irresponsable la création d'une allocation sans contrepartie autre que des noms fumeux et qui est au final payée par les salariés par le biais des charges sur le travail

Irresponsable la création des 35 heures pour tous à la charge de l’État alors que celui-ci croule déjà sous les dettes.

Irresponsable cette fiction des charges patronales qui au final n'a pas d'autre but que de faire croire au salarié qu'il ne les paye pas alors qu'une analyse comparative des salaires avec l'Allemagne démontre le contraire.

Irresponsable l'augmentation des impôts depuis 2 ans dans un pays déjà presque champion du monde (en tout cas parmi les grandes puissances) en matière de prélèvements fiscaux.

Irresponsable les hausses des taux d'impôts incontrôlées qui assèchent progressivement les assiettes et nuisent au rendement final.

Irresponsable le matraquage des indépendants par le biais de l'hyper taxation des dividendes, la hausse des cotisations sociales et la hausse de l'impôt sur le revenu avec la suppression de la déduction forfaitaire de 10% au titre des frais professionnels, maintenue pour les retraités (?)

Irresponsable l'accroissement des dépenses publiques depuis 30 ans qui font également de la France une championne du monde en la matière

Irresponsable la création d'emplois d'avenir qui n'en n'ont pas sinon d'asphyxier d'avantage  le pays

Irresponsable la représentation parlementaire qui refuse tout effort sur son budget

Irresponsable de présenter des baisses de charges sociales comme un cadeau aux entreprises alors qu'elles ne compenseront même pas les hausses d'impôts des dernières années

Irresponsable de demander des objectifs d'embauche aux entreprises comme au plus beau temps du "Gosplan".








mercredi 25 décembre 2013

Mes voeux aux Français

En cette nuit de Noël, j'ai rêvé de me trouver à la tête de l’État et d'adresser mes vœux aux Français.

"Mes chers compatriotes, d'abord je vous souhaite à tous et à vos proches et à ceux qui vous sont chers une excellente année 2014 et une bonne santé.

2013 n'a pas été une bonne année : croissance quasi-nulle, forte hausse des impôts et malgré cela perte de recettes fiscales par rapport aux prévisions, accélération de la destruction d'emplois marchands et déficit public moins réduit que prévu.

Le mouvement des bonnets rouges en Bretagne et le refus de l'éco-taxe presque partout en France nous ont obligé à reporter la création de ce nouvel impôt, et le "ras-le bol fiscal" décelé dès la rentrée par notre ministre des finances nous ont amené à un incessant aller-retour sur l'impôt qui aujourd'hui paralyse nos chefs d'entreprises et empêche la reprise de l'investissement.

2014 sera l'année de la poursuite de la reprise mondiale selon les experts économiques mais nous ne devrions pas en profiter, ou si peu avec une croissance estimée à moins de 1 pourcent qui ne permettra pas d'améliorer la situation de la maison "France".

Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement disait Boileau, aussi vais-je être bref ! Il est clair aujourd'hui que le poids de l’impôt en France étouffe l'économie réelle. Nous ne pouvons plus continuer ainsi. Il faut rendre aux Français une plus grosse part des fruits de leur travail.

J'ai donc décidé une baisse généralisée des impôts qui sera pour moitié égale pour tous ceux qui payent des impôts et pour moitié proportionnelle aux impôts payés (nos amis anglo-saxon utilisent le terme de "flat"). La baisse devra atteindre 5% dès 2014. La TVA ne sera pas concernée car il nous faut avant tout favoriser la production nationale. A cet effet, les charges sociales part employés (mais en fait toutes les charges sociales sont payées par les employés) baisseront également de 5% afin de redonner du pouvoir d'achat aux salariés notamment les plus modestes.

Pour financer ce contre-choc fiscal, je demande à nos ministres une vrai réduction des dépenses (et non pas une réduction de la hausse). Afin d'initier le mouvement, les salaires des haut fonctionnaires et représentants de l’État seront baissés de 10%, ce qui est un effort acceptable et juste s'agissant d'un pays qui n'a pas bien été géré. Je demande également aux administrations locales (Régions, Départements et Communes) de mettre en place ce plan de rigueur et d'équité. Enfin, j'interdis qu'aucune prime ou bonus ne soit payé à un fonctionnaire tant que le chômage n'est pas revenu dans la moyenne européenne.

Les allocations familiales et autres prestations seront plafonnées à l'équivalent d'un demi-Smic par adulte, quelque soit le nombre d'enfants à charge en contrepartie de quoi une exonération de charges sociales pour 5 ans sera proposé aux employeurs pour les personnes souhaitant  reprendre une activité salariée. Il est impossible de mieux vivre d'allocations que de son travail.

Enfin, j'ai décidé de remonter les fameux seuils sociaux qui aujourd'hui empêchent les PME de croître, et je pérénise l'apprentissage qui ne sera pas inclu dans les effectifs et qui sera sanctuarisé (pas de réduction de la prise en charge de l'Etat dans les prochaines années).

Je me rendrais à Bruxelles dans les prochains jours pour expliquer mon plan dont je suis conscient qu'il risque la première année d'entraîner une hausse des déficits, le temps qu'il produise ses effets, mais je suis certain que les gages données par la réduction réelle des dépenses de l'Etat et des administrations locales permettront d'obtenir un délai supplémentaire pour revenir à l'objectif des 3% de déficit que de toute façon ne pourrions atteindre en poursuivant la politique de hausse d'impôts.

Voilà ce que je voulais partager avec vous mes chers compatriotes à la veille de la nouvelle année."





lundi 11 novembre 2013

S&P dit vrai (bien sûr)

Que dit S&P ? Que le gouvernement a tellement augmenté les impôts que cela va être difficile de continuer ainsi, qu'il a tellement peu engagé la réduction des dépenses publiques et les réformes de structures qu'il y aura peu de résultats à en attendre, et notamment au plan de l'emploi qui ne s'améliorera pas significativement et qu'enfin quand il aura besoin de faire ces réformes le soutien populaire risque de manquer face à la persistance du chômage.

En culotte courte Montebourg et ses amis ! Puis ce sera notre tour, car il faudra bien payer la note.

dimanche 20 octobre 2013

Leonarda

La France, avec ses 2000 milliards d'€ de dettes, ses 5 millions de chômeurs et sa Bretagne en feu (mais quelle région ne l'est pas ?) n'a plus qu'un mot où une interrogation à la bouche : LEONARDA ! Leonarda peut-elle revenir ? Seule où avec sa famille ? ....

Bien sûr, on peut se dire comme Marc Fiorentino dans sa chronique quotidienne que si on était capable en France de mobiliser une petite partie de cette énergie pour régler nos vrais problèmes que sont l'exclusion des jeunes du monde du travail et des PME française du monde de la croissance, les choses iraient peut-être mieux en France.

L'affaire Leonarda n'en est pas moins révélatrice de l'état du pays : un emballement médiatique comme les médias l'adore, une jeune fille plutôt sympathique qui s'exprime dans un français parfait, une famille et notamment son père roué mais également sympa (?), OK il a peut-être cambriolé un peu mais s'il fallait en France se séparer de tous ceux qui commettent des délits ... De ce point de vue, la scène où ils écoutent en direct sur leur portable dans une maison allouée par le Kosovo la proposition du président Hollande est hallucinante. On ne ferait pas mieux au cinéma. En tout cas, pour des pauvres quel train de vie !

Quittons "l'affaire" et revenons en à ce qu'elle dit : d'abord, l'impuissance et l'incapacité de la justice. Ce que ressentent tous nos concitoyens. Elle dit le droit tellement tard que c'en est ridicule. Ensuite, la rupture de l'opinion publique avec les médias et la classe politique : 65% des français ne veulent pas qu'elle revienne, quelques lycéens et hommes politiques arrivent à faire croire aux médias le contraire; Enfin, l'impuissance et la mise au pilori de la France : pays moqué et ridiculisé jusqu'à son président. Reste plus pour boire le calice jusqu'à la lie de voir ce qui se passera quand la famille de Leonarda sera rentrée (car elle le fera) en France.

Étonnons nous ensuite que le FN soit dans les sondages devenu le premier parti politique en France avec 24% des voix aux élections européennes. Je pense personnellement qu'il fera plus, et avec tellement d'abstention que même aux municipales il risque de se retrouver seul avec des petits partis, le PS et l'UMP étant eliminés au premier tour comme cela vient de se passer dans l'élection cantonale partielle

Leonarda, goutte d'eau qui fait déborder le vase ? 

mardi 1 octobre 2013

Le match France-Angleterre

Dans sa chronique quotidienne sur BFM Business, Marc Fiorentino note que la France et l'Angleterre prennent des chemins de traverse et mènent des politiques économiques à l'opposé.

L'un, l'Angleterre mise sur l'austérité, la responsabilité et l'efficacité économique. L'autre la France sur la relance, les transferts sociaux et l'irresponsabilité.

Pour une fois, je ne suis pas d'accord avec sa conclusion, à savoir qu'il est trop tôt pour savoir qui de la France ou de l'Angleterre va gagner.

Selon le gouverneur de la banque de France lui-même, la City anglaise a déjà gagné la bataille financière. L'Angleterre a gagné la bataille sur l'insécurité avec une répression hyper-efficace des émeutes d'avant les jeux olympiques qui a démontré, à l'inverse de la France, l'efficacité du système judiciaire anglais.

L'Angleterre a gagné la bataille industrielle avec une production automobile qui dépasse la production française alors qu'on disait le secteur mort il y a quelques années.

Au jour où le gouvernement français annonce un "RSA jeune" destiné aux jeunes "malades" (ce sont ses termes) selon des critère d'attribution subjectifs (et donc ouvert à toute suspicion), le gouvernement anglais annonce que tout bénéficiaire d'une allocation devra rendre à la collectivité sous forme d'un travail d'intérêt collectif.

Donc, comme en 1940, un pays prend le chemin de l'honneur et du succès, l'autre du déshonneur et de l'échec. Contrairement à 1940, l’Angleterre n'a pas besoin de son Churchill, aurons nous notre de Gaulle ?

dimanche 15 septembre 2013

La pause fiscale

C'est la nouvelle expression à la mode. Je connaissais la pause pipi, maintenant il y a aussi la pause fiscale.

Notons tout de suite le coté très inquiétant de ce terme lancé par nos gouvernants : la notion de pause induit un arrêt provisoire avant reprise, pas un retour en arrière ou un changement de cap. Tout est dit sur les intentions du gouvernement : il s'agit bien de laisser les contribuables respirer un peu pour mieux les plumer ensuite, personne ne devrait être rassuré par le débat en cours.

Oui, car en plus il y a débat. Par exemple, un rapport de je ne sais plus qui vient de faire ressortir que les inégalités s’accroissent en France. J'entendais sur une radio publique un apôtre du partage des biens des autres regretter qu'il n'y ait pas en France une vraie politique fiscale redistributive (sic) !

Alors, pause fiscale ou pas ? D'abord, rappelons que les promesses n'engagent que ceux qui les reçoivent et qu'au pays des menteurs les gouvernants français (et ce n'est pas une exclusivité de gauche malheureusement) sont rois : budgets basés sur des croissance irréalistes et jamais respectés, explosion de la dette malgré le laïus quasi-quotidien sur la nécessité de la réduire, discours pompeux sur la préférence à l'industrie et au travail alors que tout le système incite à l'indolence et au repli sur soi, etc, etc ...

Donc pas de pause fiscale dans le sens où nos gouvernants le promettent et où les contribuables l'espèrent : il me semble clair que le gouvernement sera obligé de rechercher dans les prochaines années de nouvelles sources de rentrées fiscales puisqu'il ne veut ni toucher aux dépenses sociales ni aux dépenses publiques. Les ballons d'essai ont déjà été lancés sur la fiscalisation des propriétaires via une réforme de la taxe d'habitation, l'imposition d'un loyer fictif ou sur la ré-fiscalisation des contrats d'assurance vie.

Par contre, comme la réalité a toujours le dernier mot et se venge sur la théorie, il me semble tout aussi évident que plus le gouvernement actuel augmentera les impôts et plus il verra d'une part la croissance stagner (la reprise actuelle n'étant qu'un arrêt de la récession dont on ne sait même pas s'il sera durable) et d'autre part les rentrées fiscales diminuer par l'effet connu de cannibalisme (quand la pression fiscale dépasse 50% chaque nouvel impôt en mange un déjà existant) et de révulsion (légale : quitter le pays, ou travailler moins ou aller chercher la moindre fiscalité dans ses placements - et il y en a toujours une, ou illégale : travail au noir ou fraude fiscale).

Oui, pause fiscale il y aura mais pas celle que les contribuables espèrent ni celle que le gouvernement nous promet ! La pause de la machine folle cassée par tant de bricolage et de surcharge ! Et je ne voudrais pas être à la place du réparateur quand il s'apercevra qu'il n'y a plus qu'à la mettre au rebut.


mercredi 4 septembre 2013

Scénario sur la dette

Les chiffres de la dette publique françaises sont bien connus : elle approche les 1900 milliards d'euros, les 100% du Pib et les intérêts sont depuis longtemps le principal poste du budget de l'état autour de 50 milliards d'euros par an.

A la surprise d'un certain nombre d'économistes et du public averti (dont je pense faire partie), la dette publique française a bénéficié jusqu'à présent d'un traitement de faveur. La crise de l'euro et des dettes périphériques ayant amené les taux français à des niveaux historiquement bas, certains experts voient donc paradoxalement dans les progrès de pays comme l'Italie et l'Espagne un risque pour la France par effet de ricochet. L'arrêt de la spéculation sur le franc suisse permettrait également à la BNS d'arrêter d'acheter de la dette publique française, ce qui va dans le même sens d'une poursuite de la remontée des taux français. Bien sûr, l'arrêt prudemment annoncé du QE aux USA va dans le même sens.

Je ne vais pas lancer ici un pronostic sur oui ou non la dette française sera-t-elle attaquée et si oui quand mais plutôt faire un exercice très simple de que se passera-t-il si c'était le cas. Cela me semble plus intéressant. Le modèle économique français est bien connu : dépenses de protection sociale, d'allocations et de retraites très supérieures aux autres pays comparables intégralement financées par la dette avec un niveau d'impôt également record. Les dogmes en vigueur en France sont simples : on ne peut pas toucher à cela et les impôts ne peuvent plus augmenter. L'analyse du scénario (pas impossible) d'une crise sur la dette montre clairement qu'il faudra alors toucher à un des 2 dogmes voire au deux.

Reprenons les chiffres : la notion de crise de la dette est bien sûr relative : si on présentait aujourd'hui nos chiffres au François Mitterand de 1981 il s'étranglerait et se demanderait comment c'est possible (je n'ose penser à Raymond Barre !). Cependant, on peut considérer qu'il y a crise quand le surcoût d’intérêt exigé par les créanciers devient insupportable du point de vue du débiteur. Pour la France, chaque point de plus coûte environ 20 milliards d'euros, soit le plan de hausse des impôts du gouvernement actuel destiné à bla bla bla ... on voit bien que 3 points de hausse (ce qu'on connu nos amis espagnols et italiens) serait vite insupportable avec 60 milliards de surcoût annuel (un peu moins les premières années certes).

Il faudrait alors en urgence trouver de quoi payer les intérêts et rassurer les créanciers pour obtenir une baisse des taux (les 2 vont de paire). Ou trouver ces fameux 60 milliards ? Baisser de 10% les dépenses de protection sociales (600 milliard soit 33% du Pib) et les ramener au niveaux des autres pays développés ou poursuivre l'augmentation des impôts ? Un impôt exceptionnel sur la dette du type de celui de 1945 sur les 18 millions de ménages solvables représente 3400 euros par ménages en moyenne ce qui est techniquement faisable (rappelons qu'en 1945 le prélèvement sur le patrimoine s'est monté à 20% !)

Je n'ai aucune idée de comment un gouvernement français réagirait face à une crise de la dette, mais il me semble clair que les décisions qu'il prendra alors (demi-tour ou en avant toute) seront sans retour et engageront l'avenir du pays pour les 50 prochaines années à venir. Pour un gouvernement socialiste, la prudence voudrait de tout faire pour ne pas avoir à faire ces choix, curieusement, cela ne semble pas être son attitude.