La traque des 3 terroristes surarmés n'a pas encore abouti. La France résiste mais commence à avoir peur au vu de la nouvelle attaque de ce matin. L'heure est au recueillement et à l'appel à l'union nationale. Charlie Hebdo n'est pas mort. L'amalgame entre musulmans et Islam fondamentaliste est soigneusement évité. Le symbole de la liberté de la presse attaquée fait l'objet d'un consensus mondial.
Je partage ces sentiments mais je pense cependant qu'on fait fausse route en s'arrêtant là . D'abord, les différents témoignages des professeurs de collèges et de lycées récoltés ce jour (ou lors de l'affaire Merah) montrent ce qu'il en est de l'union nationale. On peut effectivement imaginer ce qu'il en est dans les banlieues dites "sensibles " (mais lesquelles ne le sont pas) quand on connait la détestation mainte fois affichée envers les forces de l'ordre. Qui peut douter de l'effet des images TV montrées en boucle de l'étalage des forces de l'ordre sur une partie significative des jeunes de ces banlieues ? Combien de fans de Merah sans que cela nous émeuve vraiment ? Combien de futurs héros pour des futurs fans ?
La fin de la traque (et elle surviendra) ne signifiera rien. Plusieurs centaines de Jihadistes solitaires sont prêts à prendre le relais et à monter en puissance, je n'en doute pas. Est-on prêt à supporter cela ? Je n'en suis pas certain. Je ne crois pas que ce soit une statistique inévitable (un petit nombre de fous parmi un grand nombre de modérés) mais plutôt le résultat d'une situation bien particulière dans laquelle la France se singularise en Europe.
Alors quelle solution ? Je reviens à mon dernier billet : le problème ce n'est pas le barbare, c'est l'absence de réaction qui permet au barbare d'agir. Revenant de nombreux voyages en Hollande qui fait tout à l'inverse de nous et qui réussi tellement mieux je suis persuadé que seul une remise en cause totale de notre système sociétal et économique permettra d'éviter la guerre civile qui découlera inévitablement de l'explosion de ces actes terroristes.
Regardons la situation en face : les banlieues sont au main des gangs qui maitrisent le trafic de drogue. Le chômage des jeunes est endémique et les transferts sociaux constituent le revenu minimum fixe des dealers et de leur famille. Il faut dépénaliser le trafic du cannabis comme en Hollande pour casser l'économie souterraine des banlieues, supprimer le RSA jeune (et remonter l'âge plancher à 35 ans) qui constitue une incitation au non-emploi et trouver un moyen de remettre au travail les jeunes des banlieues. Ce dernier point est évidemment le plus difficile et je n'ai pas d'idée précise de comment y arriver mais j'ai la conviction que seul un jeune qui travaille peut envisager l'avenir positivement. C'est la seule solution pour éviter le Jihad massif en France qui s'annonce.
Bien sûr, toutes ces mesures prenant du temps, il faudra trouver une solution pour mettre préventivement hors d'état de nuire tous ceux qui ont montré une inclinaison vers le terrorisme où sont allés faire le Jihad.
Oui la France peut mourir si elle continue à se soumettre dans sa politique actuelle.
Les riches partiront mais les autres ?
jeudi 8 janvier 2015
mercredi 7 janvier 2015
Le temps des barbares ?
Depuis quelques jours, par le hasard de lectures de livre d'histoires je suis arrivé à l'excellent ouvrage de synthèse de Jean-Claude Barreau et Guillaume Bigot : "Toute l'histoire du monde : de la préhistoire à nos jours". Entre temps, je me suis passionné pour l'histoire de la royauté anglaise au moyen-age et aux temps modernes, la chute de Constantinople, début de la renaissance et les guerres de religions européennes (sans que ces deux éléments aient de rapport bien sûr).
Du premier livre cité, un coup de poing dans la figure sur une période souvent oubliée qui dura presque 600 ans ! 410 : chute de Rome prise par les barbares, 987 : couronnement du roi de France Hugues Capet. Si on se souvient en comparaison du progrès réalisé par les romains et de leurs legs en France; sur cette période noire, aucun monument, rien à retenir sinon une forte décroissance démographique, une insécurité totale, et des invasions permanentes. Un des signes auquel on ne fait sans doute pas assez attention : les ruines de Rome. On les considère naturelles, or il n'en est rien. Notre-Dame de Paris (700 ans d'âge) est aujourd'hui en parfait état, les bâtiments romains - en pierre et moins compliqués - pourraient l'être encore aujourd'hui s'ils avaient été bien entretenus. En fait, ils servirent de carrière à ciel ouvert et ont été détruits par les habitants qui avaient besoin d'entretenir leur propres maisons. La ruine de Notre-Dame de Paris signifiera notre ruine.
Une civilisation est mortelle, celle de Rome avait un niveau de sophistication et de puissance pourtant inégalé.
Rome est morte d'un long déclin : décadence concrétisée par le fameux "Panem et Circenses", par la démagogie et la corruption. Clairement, ce ne sont pas les barbares qui sont devenus suffisamment forts pour envahir Rome, ce sont les romains qui n'ont plus eu d'armées à leur opposer. Quand les barbares ont vu cela, ils sont entrés ! Tout simplement, et cela dura des centaines d'années.
Deuxième revue : la naissance de l'Islam en 571 (Naissance du Prophète Mohamet à la Mecque) et son essor. Contrairement aux barbares, les Arabes (puisque c'est là qu'est né l'Islam) ont dès le début souhaité convertir les territoires conquis. La première croisade était d'ailleurs une réaction aux attaques des turcs contre l'empire Bizantin. Certes, les croisades suivantes et les horreurs lors du sac de Jérusalem et de Constantinople par les croisés ont laissé un très mauvais souvenir occultant ce fait. L'empire turc connaîtra un élan formidable avec la prise de Constantinople en 1453 et un arrêt avec la bataille des pyramides, où l'infanterie napoléonienne fera prendre conscience aux militaires turcs de leur retard. L'empire turc sera ensuite progressivement réduit à la portion congrue. Ce qui n'empêchera pas l'Islam de connaître un essor ininterrompu, le seul pays se refusant à lui étant la Chine, le pays du cochon par excellence.
3ème revue : les guerres de religion et guerres franco-anglaises. La guerre de cent ans est parfaitement connue, on ignore parfois qu'elle opposa une France 3 fois plus peuplée et qui ne dû sa victoire (les anglais quittant la France) que grâce au miracle de Jeanne d'Arc. Les guerres de religions européennes eurent 3 visages différents : l'inquisition en Espagne, la guerre de religion en France et en Angleterre. Aujourd'hui, cela nous paraît loin mais en Europe les gens se sont entretués pendant plusieurs siècles pour leur religion.
Alors, est-ce simplement la liberté d'expression qui est en jeu ce soir ? Je ne pense pas. Pour répondre, revenons à cette logique évidente : ce ne sont pas les barbares qui sont dangereux et condamnables, ils sont ce qu'ils sont. Ce sont ceux qui les laissent rentrer dans leur pays, dans leur ville, dans leur maison. Loin de moi d'assimiler tous les musulmans pratiquants ou non de France à des barbares, bien sûr, mais il est certain que la décadence et le déclin de notre pays donne un terreau formidable à ceux qui veulent jouer les nouveaux barbares. Peut-on l'ignorer ?
Le redressement économique du pays est une obligation sans laquelle le combat pour la liberté qui se livre aujourd'hui et auquel je m'associe bien sûr en proclamant que JESUISCHARLIE sera perdu. La pire des soumissions (je pense au prochain livre de Houellebecq) serait la soumission au déclin actuel économique, moral, sociétal et politique du pays. Alors bien sûr, en période de guerre il est difficile de faire la part entre défaitisme et volonté de réveil. Comment étaient perçu par Gamelin et l'Etat-Major les alertes permanentes du Général de Gaulle ?
Du premier livre cité, un coup de poing dans la figure sur une période souvent oubliée qui dura presque 600 ans ! 410 : chute de Rome prise par les barbares, 987 : couronnement du roi de France Hugues Capet. Si on se souvient en comparaison du progrès réalisé par les romains et de leurs legs en France; sur cette période noire, aucun monument, rien à retenir sinon une forte décroissance démographique, une insécurité totale, et des invasions permanentes. Un des signes auquel on ne fait sans doute pas assez attention : les ruines de Rome. On les considère naturelles, or il n'en est rien. Notre-Dame de Paris (700 ans d'âge) est aujourd'hui en parfait état, les bâtiments romains - en pierre et moins compliqués - pourraient l'être encore aujourd'hui s'ils avaient été bien entretenus. En fait, ils servirent de carrière à ciel ouvert et ont été détruits par les habitants qui avaient besoin d'entretenir leur propres maisons. La ruine de Notre-Dame de Paris signifiera notre ruine.
Une civilisation est mortelle, celle de Rome avait un niveau de sophistication et de puissance pourtant inégalé.
Rome est morte d'un long déclin : décadence concrétisée par le fameux "Panem et Circenses", par la démagogie et la corruption. Clairement, ce ne sont pas les barbares qui sont devenus suffisamment forts pour envahir Rome, ce sont les romains qui n'ont plus eu d'armées à leur opposer. Quand les barbares ont vu cela, ils sont entrés ! Tout simplement, et cela dura des centaines d'années.
Deuxième revue : la naissance de l'Islam en 571 (Naissance du Prophète Mohamet à la Mecque) et son essor. Contrairement aux barbares, les Arabes (puisque c'est là qu'est né l'Islam) ont dès le début souhaité convertir les territoires conquis. La première croisade était d'ailleurs une réaction aux attaques des turcs contre l'empire Bizantin. Certes, les croisades suivantes et les horreurs lors du sac de Jérusalem et de Constantinople par les croisés ont laissé un très mauvais souvenir occultant ce fait. L'empire turc connaîtra un élan formidable avec la prise de Constantinople en 1453 et un arrêt avec la bataille des pyramides, où l'infanterie napoléonienne fera prendre conscience aux militaires turcs de leur retard. L'empire turc sera ensuite progressivement réduit à la portion congrue. Ce qui n'empêchera pas l'Islam de connaître un essor ininterrompu, le seul pays se refusant à lui étant la Chine, le pays du cochon par excellence.
3ème revue : les guerres de religion et guerres franco-anglaises. La guerre de cent ans est parfaitement connue, on ignore parfois qu'elle opposa une France 3 fois plus peuplée et qui ne dû sa victoire (les anglais quittant la France) que grâce au miracle de Jeanne d'Arc. Les guerres de religions européennes eurent 3 visages différents : l'inquisition en Espagne, la guerre de religion en France et en Angleterre. Aujourd'hui, cela nous paraît loin mais en Europe les gens se sont entretués pendant plusieurs siècles pour leur religion.
Alors, est-ce simplement la liberté d'expression qui est en jeu ce soir ? Je ne pense pas. Pour répondre, revenons à cette logique évidente : ce ne sont pas les barbares qui sont dangereux et condamnables, ils sont ce qu'ils sont. Ce sont ceux qui les laissent rentrer dans leur pays, dans leur ville, dans leur maison. Loin de moi d'assimiler tous les musulmans pratiquants ou non de France à des barbares, bien sûr, mais il est certain que la décadence et le déclin de notre pays donne un terreau formidable à ceux qui veulent jouer les nouveaux barbares. Peut-on l'ignorer ?
Le redressement économique du pays est une obligation sans laquelle le combat pour la liberté qui se livre aujourd'hui et auquel je m'associe bien sûr en proclamant que JESUISCHARLIE sera perdu. La pire des soumissions (je pense au prochain livre de Houellebecq) serait la soumission au déclin actuel économique, moral, sociétal et politique du pays. Alors bien sûr, en période de guerre il est difficile de faire la part entre défaitisme et volonté de réveil. Comment étaient perçu par Gamelin et l'Etat-Major les alertes permanentes du Général de Gaulle ?
vendredi 2 janvier 2015
Voeux, Voyages et Charges
Vœux ! A mes lecteurs, d'abord. Tous mes vœux de bonheur et de santé pour 2015.
Le Président de la République nous a présenté les siens. Ils me laissent froid : si volonté garantissait le succès cela se saurait. Le monde aujourd'hui se partagerait équitablement entre régimes communistes et fascistes. Les démocraties à la volonté molle auraient disparu depuis longtemps. Ce qui fait le succès ou l'échec, c'est la pertinence de la stratégie. Rien d'autres. Celle de notre gouvernement est vouée à l'échec, je l'ai écrit mille fois. Rien de changé.
Voyages ! Voltaire les trouvait utiles, on dit qu'ils forment la jeunesse. Je reviens des Pays-Bas (pourquoi pas ?). Ce qui est intéressant, ce sont les différences avec la France : pas de mendiants ni SDF dans la rue, pas de tag, tout est bien entretenu. comme en Suisse l'impression d'un pays qui tourne rond. Des gens qui travaillent partout. Des bibliothèques municipales incroyables. Quelques aspects déroutants quand même : les motocyclistes sans casques qui foncent sur les voies cyclables et sans aucun égard pour les piétons ! Les feux d'artifices tirés en nombre dans une nuit de la Saint-Sylvestre de folie (et pas mal de dégâts matériels et humains, mais quand on en parle : c'est une tradition, il ne faut pas interdire, à chacun de faire attention - les responsables paieront ? j'imagine)
Charges ! Refait mon bilan 2014 et mon prévisionnel 2015. Une évidence : l'addition des charges et coûts divers liés à une activité d'entrepreneur individuel en France sont mortels et incompatibles avec le développement de cette activité. Le pacte de compétitivité n'y change rien.
Piketty qui refuse la légion d'honneur ! Il pourrait m'être enfin sympathique si je ne pensais que c'était par arrogance d'avantage que par modestie. Quand l'arrogance rencontre l'arrogance.
Le Président de la République nous a présenté les siens. Ils me laissent froid : si volonté garantissait le succès cela se saurait. Le monde aujourd'hui se partagerait équitablement entre régimes communistes et fascistes. Les démocraties à la volonté molle auraient disparu depuis longtemps. Ce qui fait le succès ou l'échec, c'est la pertinence de la stratégie. Rien d'autres. Celle de notre gouvernement est vouée à l'échec, je l'ai écrit mille fois. Rien de changé.
Voyages ! Voltaire les trouvait utiles, on dit qu'ils forment la jeunesse. Je reviens des Pays-Bas (pourquoi pas ?). Ce qui est intéressant, ce sont les différences avec la France : pas de mendiants ni SDF dans la rue, pas de tag, tout est bien entretenu. comme en Suisse l'impression d'un pays qui tourne rond. Des gens qui travaillent partout. Des bibliothèques municipales incroyables. Quelques aspects déroutants quand même : les motocyclistes sans casques qui foncent sur les voies cyclables et sans aucun égard pour les piétons ! Les feux d'artifices tirés en nombre dans une nuit de la Saint-Sylvestre de folie (et pas mal de dégâts matériels et humains, mais quand on en parle : c'est une tradition, il ne faut pas interdire, à chacun de faire attention - les responsables paieront ? j'imagine)
Charges ! Refait mon bilan 2014 et mon prévisionnel 2015. Une évidence : l'addition des charges et coûts divers liés à une activité d'entrepreneur individuel en France sont mortels et incompatibles avec le développement de cette activité. Le pacte de compétitivité n'y change rien.
Piketty qui refuse la légion d'honneur ! Il pourrait m'être enfin sympathique si je ne pensais que c'était par arrogance d'avantage que par modestie. Quand l'arrogance rencontre l'arrogance.
mercredi 5 novembre 2014
Le suicide français ?
Je n'ai pas lu le livre d'Eric Zemmour, et je ne peux donc pas le commenter directement. Son succès parle déjà pour lui-même : il n'y a sans doute pas beaucoup de pays où un livre pourrait être numéro un des ventes avec un pareil titre (adapté au pays bien sûr, peut-être qu'en Allemagne une fois traduit en allemand, "Le suicide français" deviendra aussi un best-seller !).
Alors, suicide ou pas ? bien sûr Manuel Valls et il n'est pas le seul prend un air triste et outragé pour nous dire tout le mal qu'il pense du livre. Pour ma part, je pense sans hésiter que la France commet un suicide sociétal et économique depuis de nombreuses années en s'enfermant dans une mauvaise politique et en refusant d'en changer. Il me semble que c'est bien là une attitude suicidaire.
La France fait clairement exception par rapport à ses voisins européens sur 2 plans, et cette exception me semble constituer son suicide annoncé. Au plan économique, c'est la priorité donnée à la paresse et aux transferts sociaux payés par une catégorie toujours plus faible de français au profit d'une masse de plus en plus grande, avec l'idée insensée que cela n'aura pas d'effet négatif sur la croissance. S'y ajoute des mesures démagogiques et anti-économiques comme les 35 heures et le compte pénibilité. En synthèse une politique unique en Europe de transferts sociaux financés par l'impôt et le déficit.
Le 2 ème suicide, c'est le suicide sociétal avec l'hyper-délinquance tolérée voire encouragée, et le prosélytisme islamique dans nos prisons. J'ai beaucoup parcouru la Hollande et l'Allemagne ces dernières années et n'ai jamais retrouvé ce sentiment d'insécurité et de malaise qui nous étreint lorsqu'on se retrouve le soir dans une ville en France où il n'y a plus beaucoup de monde dehors .... La France est vraiment aujourd'hui un pays à part dans l’Europe sur ce plan.
Une attitude suicidaire consiste à se voiler la face, refuser la réalité et accélérer au lieu de freiner. C'est ce qu'a fait Hitler lorsqu'il commandait les armées allemandes, en refusant à ses généraux tout droit à la retraite. C'est ce que font nos hommes politiques - droite et gauche - en refusant toute remise en cause des sacro-saint avantages acquis (la gauche étant malgré tout la principale coupable). Notre pays a des qualités, tout comme l'armée allemande à l'époque était la meilleure armée au plan opérationnel. Cela a retardé l'échéance, cela retardera notre moment fatal.
Car il arrive dans toute conduite suicidaire un moment fatal ou les choses s'accélèrent. Constantinople a été prise par les Turcs au moment où il n'y avait plus assez de soldats pour la défendre, tout simplement. Il a fallu plusieurs siècles pour que cela arrive. Pour la France, on comptera en année. L'arrivée du Front National au pouvoir semble inéluctable, les français voudront essayer autre chose. Le chaos économique et intérieur qui en découlera précipitera alors notre pays vers l’abime : les créanciers refusant de le financer, nous sortirons de l'euro, le franc perdra la plus grande partie de sa valeur et les gens lutteront pour ne pas mourir de faim ou mourir tout court. Notre démocratie y survivra-t-elle ? Je n'en suis pas certain.
Alors, suicide ou pas ? bien sûr Manuel Valls et il n'est pas le seul prend un air triste et outragé pour nous dire tout le mal qu'il pense du livre. Pour ma part, je pense sans hésiter que la France commet un suicide sociétal et économique depuis de nombreuses années en s'enfermant dans une mauvaise politique et en refusant d'en changer. Il me semble que c'est bien là une attitude suicidaire.
La France fait clairement exception par rapport à ses voisins européens sur 2 plans, et cette exception me semble constituer son suicide annoncé. Au plan économique, c'est la priorité donnée à la paresse et aux transferts sociaux payés par une catégorie toujours plus faible de français au profit d'une masse de plus en plus grande, avec l'idée insensée que cela n'aura pas d'effet négatif sur la croissance. S'y ajoute des mesures démagogiques et anti-économiques comme les 35 heures et le compte pénibilité. En synthèse une politique unique en Europe de transferts sociaux financés par l'impôt et le déficit.
Le 2 ème suicide, c'est le suicide sociétal avec l'hyper-délinquance tolérée voire encouragée, et le prosélytisme islamique dans nos prisons. J'ai beaucoup parcouru la Hollande et l'Allemagne ces dernières années et n'ai jamais retrouvé ce sentiment d'insécurité et de malaise qui nous étreint lorsqu'on se retrouve le soir dans une ville en France où il n'y a plus beaucoup de monde dehors .... La France est vraiment aujourd'hui un pays à part dans l’Europe sur ce plan.
Une attitude suicidaire consiste à se voiler la face, refuser la réalité et accélérer au lieu de freiner. C'est ce qu'a fait Hitler lorsqu'il commandait les armées allemandes, en refusant à ses généraux tout droit à la retraite. C'est ce que font nos hommes politiques - droite et gauche - en refusant toute remise en cause des sacro-saint avantages acquis (la gauche étant malgré tout la principale coupable). Notre pays a des qualités, tout comme l'armée allemande à l'époque était la meilleure armée au plan opérationnel. Cela a retardé l'échéance, cela retardera notre moment fatal.
Car il arrive dans toute conduite suicidaire un moment fatal ou les choses s'accélèrent. Constantinople a été prise par les Turcs au moment où il n'y avait plus assez de soldats pour la défendre, tout simplement. Il a fallu plusieurs siècles pour que cela arrive. Pour la France, on comptera en année. L'arrivée du Front National au pouvoir semble inéluctable, les français voudront essayer autre chose. Le chaos économique et intérieur qui en découlera précipitera alors notre pays vers l’abime : les créanciers refusant de le financer, nous sortirons de l'euro, le franc perdra la plus grande partie de sa valeur et les gens lutteront pour ne pas mourir de faim ou mourir tout court. Notre démocratie y survivra-t-elle ? Je n'en suis pas certain.
vendredi 24 octobre 2014
Réponse à Monsieur le Commissaire Jyrki Katainen
Monsieur le Commissaire Européen des Affaires Économiques,
Vous avez posé quelques questions "sans intérêt" à propos du budget 2015 de la France (dixit notre ministre des Finances) qui appelleront une réponse que notre Président espère "définitive".
Votre lettre n'a bien entendu pas été rendue publique, il semble cependant (fort logiquement) que vous demandiez des explications sur les raisons du gros dérapage budgétaire prévu pour 2014.
La réponse est simple : une mauvaise politique : la hausse massive des taux d'impôts ayant contribué à un étouffement de la sphère privée, et partant des recettes fiscales. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, il y a tout lieu de penser que les mauvaises performances de 2012, 2013 et 2014 se reproduiront en 2015. L'instabilité fiscale et législative indispose les entrepreneurs privés et fait chuter l'investissement des entreprises, portant le chômage à son plus haut historique.
Vous avez raison de souhaiter comprendre 2014 car tout entrepreneur présentant un budget sait que l'analyse de l'année en cours est indispensable pour s'assurer de sa crédibilité. S'agissant de la France, l'analyse des performances passées montre que les budgets n'ont aucune crédibilité. J'ai donc bien peur qu'alors que personne n'a encore compris ce qu'étaient ces fameux 21 milliards d'économies dont le gouvernement nous rabâche les oreilles, la question de savoir s'il faut ou non y rajouter 3 milliards soit totalement vaine.
C'est toute la politique du pays et non son budget qu'il faut revoir. Le Roi est nu, mais le dire n'est sans doute pas dans les pouvoirs d'un commissaire européen.
En vous souhaitant une bonne entrée en fonction, recevez Monsieur le Commissaire ......
Vous avez posé quelques questions "sans intérêt" à propos du budget 2015 de la France (dixit notre ministre des Finances) qui appelleront une réponse que notre Président espère "définitive".
Votre lettre n'a bien entendu pas été rendue publique, il semble cependant (fort logiquement) que vous demandiez des explications sur les raisons du gros dérapage budgétaire prévu pour 2014.
La réponse est simple : une mauvaise politique : la hausse massive des taux d'impôts ayant contribué à un étouffement de la sphère privée, et partant des recettes fiscales. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, il y a tout lieu de penser que les mauvaises performances de 2012, 2013 et 2014 se reproduiront en 2015. L'instabilité fiscale et législative indispose les entrepreneurs privés et fait chuter l'investissement des entreprises, portant le chômage à son plus haut historique.
Vous avez raison de souhaiter comprendre 2014 car tout entrepreneur présentant un budget sait que l'analyse de l'année en cours est indispensable pour s'assurer de sa crédibilité. S'agissant de la France, l'analyse des performances passées montre que les budgets n'ont aucune crédibilité. J'ai donc bien peur qu'alors que personne n'a encore compris ce qu'étaient ces fameux 21 milliards d'économies dont le gouvernement nous rabâche les oreilles, la question de savoir s'il faut ou non y rajouter 3 milliards soit totalement vaine.
C'est toute la politique du pays et non son budget qu'il faut revoir. Le Roi est nu, mais le dire n'est sans doute pas dans les pouvoirs d'un commissaire européen.
En vous souhaitant une bonne entrée en fonction, recevez Monsieur le Commissaire ......
mercredi 15 octobre 2014
Le ministre Macron nouveau docteur Diafoirus ?
La France est certes bien malade, à la différence du Malade Imaginaire ! Alors on est bien intéressé quand le ministre Macron lui donne une consultation gratuite.
Malheureusement, quel diagnostic ! Alors aussi dangereux que notre docteur Diafoirus qui veut pratiquer des saignées à tout va et déclame du latin (de mémoire), notre ministre ? Certainement. Car enfin, quel culot ! Prenons les maux au mot !
Défiance ? Alors certes, elle est à son maximum. Comment pourrait-il en être autrement ? Ce n'est nullement le malade qui est à incriminer mais certainement son environnement légal, social et politique. Tout médecin sait que la fièvre n'est que le symptôme de la maladie.
Complexité ? Certainement, le Ministre fait-il allusion à la CSG, aux 35 heures et aux abattements de charges sociales liés, au CICE, au compte pénibilité ? Pour faire simple, il faut d'abord faire moins et même en ce moment de disette budgétaire on entend parler de gratuité des autoroutes le week-end ou de distribution de chèques énergie, sans parler des allocations familiales avec des coupes fonction des revenus. Simplicité et démagogie quand tu nous tiens....
Corporatisme ? Alors oui, certainement la pire des maladies. Le Ministre pense aux médecins. Moi je pense aux députés, aux sénateurs, aux ministres, aux hauts fonctionnaires, aux membres des collectivités locales en formation permanente ou au placard qui continuent à être bien payés sans aucun état d'âme. A nos amis Cahuzac et Thévenoux (il ne faut pas que je les mette dans le même sac, c'est vrai; Ils ont chacun dit dans la presse que l'autre ce n'était pas pareil, mais je ne me souviens plus trop de la nuance en fait). De quelle participation aux efforts peuvent-ils se prévaloir ? Ou sont les sacrifices de cette corporation ?
Avec un médecin pareil, je préfère l'auto-médication !
Malheureusement, quel diagnostic ! Alors aussi dangereux que notre docteur Diafoirus qui veut pratiquer des saignées à tout va et déclame du latin (de mémoire), notre ministre ? Certainement. Car enfin, quel culot ! Prenons les maux au mot !
Défiance ? Alors certes, elle est à son maximum. Comment pourrait-il en être autrement ? Ce n'est nullement le malade qui est à incriminer mais certainement son environnement légal, social et politique. Tout médecin sait que la fièvre n'est que le symptôme de la maladie.
Complexité ? Certainement, le Ministre fait-il allusion à la CSG, aux 35 heures et aux abattements de charges sociales liés, au CICE, au compte pénibilité ? Pour faire simple, il faut d'abord faire moins et même en ce moment de disette budgétaire on entend parler de gratuité des autoroutes le week-end ou de distribution de chèques énergie, sans parler des allocations familiales avec des coupes fonction des revenus. Simplicité et démagogie quand tu nous tiens....
Corporatisme ? Alors oui, certainement la pire des maladies. Le Ministre pense aux médecins. Moi je pense aux députés, aux sénateurs, aux ministres, aux hauts fonctionnaires, aux membres des collectivités locales en formation permanente ou au placard qui continuent à être bien payés sans aucun état d'âme. A nos amis Cahuzac et Thévenoux (il ne faut pas que je les mette dans le même sac, c'est vrai; Ils ont chacun dit dans la presse que l'autre ce n'était pas pareil, mais je ne me souviens plus trop de la nuance en fait). De quelle participation aux efforts peuvent-ils se prévaloir ? Ou sont les sacrifices de cette corporation ?
Avec un médecin pareil, je préfère l'auto-médication !
vendredi 10 octobre 2014
Ebola
Ebola fait peur mais nos gouvernements nous rassurent : il n'y a pas de risque d'épidémies dans les pays développés.
Les premiers cas occidentaux ne sont pourtant pas très rassurants : c'est un habitant du Liberia qui après avoir transporté une voisine malade déclare tout simplement à son arrivée aux États-Unis ne pas avoir été en contact avec le virus (?), puis ne s'inquiète toujours pas quand il a de la fièvre. Un hôpital américain enfin qui le renvoie chez lui en oubliant d'où il vient. L'Espagne ensuite où des prêtres mourants sont ramenés dans un hôpital qui n'était manifestement pas prêt à les accueillir. Combien de personnes contaminées ? Il faut attendre. La France enfin où on apprend que des enfants scolarisés en primaire ne trouvent rien de mieux que faire "l'école buissonnière" en Guinée et reviennent tranquillement comme si de rien n'était. Le risque est très faible et tout est sous contrôle dit l'éducation nationale (sauf le respect du calendrier scolaire par les parents ....). C'est aussi ce qu'on disait en Espagne et aux États-Unis.
Une chose étonne : c'est la différence entre la volonté des pays occidentaux de garder les frontières avec les 3 pays touchés grandes ouvertes (alors que d'autres pays africains les ont fermées depuis longtemps dont l'Afrique du Sud par exemple) et la panique et le luxe de précaution prises lorsqu'il y a une suspicion de cas.
Les pays développés voudraient-ils prouver leur supériorité et leur capacité à contrôler l'épidémie en la laissant s'approcher au plus près ? Cela me semble un pari extrêmement dangereux qui fait fi du fameux facteur humain.
Revenons à l'épidémie. Elle a démarré fin 2013 dans une zone pauvre et reculée de Guinée. Il a fallu de nombreux morts et plus de 3 mois pour envoyer des échantillons à l'institut Pasteur qui a identifié une souche du virus Ebola - Zaire (site OMS). Personne avant n'y avait pensé et pour cause, il n'y a pas de télévision ou internet. Cela remet en cause notre idée du village mondial. Ensuite la Guinée a pensé pouvoir stopper l'épidémie et ne s'est pas vraiment inquiétée. Pour des raisons politiques, semble-t-il, les blocus des villages infectés ont été peu efficaces et 6 mois après l'épidémie est hors contrôle. La Guinée - ancienne colonie française - n'est pas un pays pauvre : c'est un des pays miniers les plus riches au monde. Aujourd'hui en Guinée tout le monde s’inquiète : un joueur de foot célèbre serait peut-être contaminé !
Une bonne politique serait sans doute de prendre le contrôle de l'épidémie en Afrique en mettant en place une force internationale (mais les pays occidentaux en ont-ils l'envie et les moyens ?) car c'est le meilleur moyen d'éviter le risque de mutation du virus que certains experts n'excluent pas. Et en parallèle une fermeture des frontières avec une mise en quarantaine systématique des voyageurs exemptés du blocus. On fait tout le contraire pour l'instant.
Les premiers cas occidentaux ne sont pourtant pas très rassurants : c'est un habitant du Liberia qui après avoir transporté une voisine malade déclare tout simplement à son arrivée aux États-Unis ne pas avoir été en contact avec le virus (?), puis ne s'inquiète toujours pas quand il a de la fièvre. Un hôpital américain enfin qui le renvoie chez lui en oubliant d'où il vient. L'Espagne ensuite où des prêtres mourants sont ramenés dans un hôpital qui n'était manifestement pas prêt à les accueillir. Combien de personnes contaminées ? Il faut attendre. La France enfin où on apprend que des enfants scolarisés en primaire ne trouvent rien de mieux que faire "l'école buissonnière" en Guinée et reviennent tranquillement comme si de rien n'était. Le risque est très faible et tout est sous contrôle dit l'éducation nationale (sauf le respect du calendrier scolaire par les parents ....). C'est aussi ce qu'on disait en Espagne et aux États-Unis.
Une chose étonne : c'est la différence entre la volonté des pays occidentaux de garder les frontières avec les 3 pays touchés grandes ouvertes (alors que d'autres pays africains les ont fermées depuis longtemps dont l'Afrique du Sud par exemple) et la panique et le luxe de précaution prises lorsqu'il y a une suspicion de cas.
Les pays développés voudraient-ils prouver leur supériorité et leur capacité à contrôler l'épidémie en la laissant s'approcher au plus près ? Cela me semble un pari extrêmement dangereux qui fait fi du fameux facteur humain.
Revenons à l'épidémie. Elle a démarré fin 2013 dans une zone pauvre et reculée de Guinée. Il a fallu de nombreux morts et plus de 3 mois pour envoyer des échantillons à l'institut Pasteur qui a identifié une souche du virus Ebola - Zaire (site OMS). Personne avant n'y avait pensé et pour cause, il n'y a pas de télévision ou internet. Cela remet en cause notre idée du village mondial. Ensuite la Guinée a pensé pouvoir stopper l'épidémie et ne s'est pas vraiment inquiétée. Pour des raisons politiques, semble-t-il, les blocus des villages infectés ont été peu efficaces et 6 mois après l'épidémie est hors contrôle. La Guinée - ancienne colonie française - n'est pas un pays pauvre : c'est un des pays miniers les plus riches au monde. Aujourd'hui en Guinée tout le monde s’inquiète : un joueur de foot célèbre serait peut-être contaminé !
Une bonne politique serait sans doute de prendre le contrôle de l'épidémie en Afrique en mettant en place une force internationale (mais les pays occidentaux en ont-ils l'envie et les moyens ?) car c'est le meilleur moyen d'éviter le risque de mutation du virus que certains experts n'excluent pas. Et en parallèle une fermeture des frontières avec une mise en quarantaine systématique des voyageurs exemptés du blocus. On fait tout le contraire pour l'instant.
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