Le Figaro reparle d'un livre paru en 2002 et passé totalement inaperçu de Georges Bensoussan : "Les territoires perdus de la République". Dans cet interview l'auteur raconte que la notion de "guerre civile" qui aurait fait rire en 2002 inquiète aujourd'hui bon nombre d'acteurs confrontés à la montée de cette réalité.
Comme toujours, rien de mieux qu'une petite enquête sur le terrain. Parlons de la très controversée opération "Tel-Aviv sur Seine". Comment s'est-elle déroulée ? Pas tout à fait comme les médias l'ont rapporté : en fait, elle n'a eu lieu que sur une minuscule portion des quais, barrée qu'elle était par une opération "Gaza plage" sur une petite portion attenante, non prévue au départ bien sûr mais imposée de force (négociation ?) aux autorités locales. Les 90% des quais restants étant "neutre" si j'ose dire. Évidemment ces 2 petites portions "microscopiques" étaient toutes deux séparées par des centaines de gendarmes et la sécurité au maximum.
Sur la portion "Tel Aviv sur Seine" des chants, des petits drapeaux israéliens, quelques drapeaux français, et beaucoup de cohue, la place étant comptée. Sur la portion "Gaza plage" de grandes affiches proclamant "Boycott Israël", "Halte au fascisme israélien" et "Honte à la France complice" entre autre. De très nombreux drapeaux énormes dont je suppose qu'ils sont censés représenter la bande de Gaza. Des manifestants en petit nombre mais souhaitant déborder la place qu'ils avaient conquise de "haute lutte".
Je ne me suis promené que dans la partie "Tel Aviv sur Seine" car c'était la seule opération officielle et je n'aime pas qu'on me dise où je ne dois pas aller. Simplement, je ne savais pas que je serai bloqué au bout de cent mètre par un barrage de police en raison de l'opération "Gaza plage". En remontant les quais avec beaucoup de difficultés, j'ai pu parler avec de très nombreux gendarmes en poste - dialogue difficile car bien entendu ils étaient en service et donc ne pouvaient pas vraiment me parler. En dehors du sentiment de ras-le bol et du questionnement sur le bien fondé d'une telle opération en plein mois d'aout alors qu'ils se seraient bien vu souffler un peu, j'ai vu dans leurs rares propos ou réponse leur impuissance devant cette France coupée en deux. En entamant un dialogue - très difficile certes - avec quelques supporter de Gaza ressort évidemment cette haine du juif et l'intolérance pour tous ceux qui ne sont pas du même avis. Nous aurions poursuivis ce dialogue en banlieue chez eux j'étais un homme mort.
Paris avait vraiment un air de pays coupé en deux, totalement effrayant.
samedi 15 août 2015
jeudi 30 juillet 2015
L'exploit de Christiane Taubira
Avec son projet de loi sur la justice dit du 21 ème siècle (sic) qui vise notamment à considérer comme passible d'une simple amende (en l'absence de circonstances aggravantes) le fait de conduire sans permis, Christiane Taubira - notre chère Ministre de la Justice - semble vouloir mettre ses pas dans ceux de son très célèbre homologue Ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll !
On peut comparer l'exploit à s'enfermer dans une salle avec un baril de poudre, allumer la mêche et attendre pour voir. L'un a vu, et l'autre verra.
Notre pays a perdu depuis longtemps tout sens commun; nous sommes sans doute - plus encore peut-être que la Grèce qui finalement ne se débrouille pas si mal pour continuer à se faire financer par l'Europe - le pays le plus en désordre mental de toute l'Europe.
Car enfin, bien sûr, le fait de dépénaliser désengorge la justice. Ça on l'avait compris. Mais les Français ont aussi très bien compris que cette logique folle n'a pas de limite.
Ainsi nous sommes aujourd'hui dans un pays où on peut à peu près tout faire : fumer du hachisch à tous les coins de rues et dans les stations de métro (et ne me dites pas que vous n'avez jamais rien senti), détruire les portiques de péages des poids lourds sous prétexte qu'on porte un bonnet rouge, ou arrêter et contrôler les cargaisons agricoles lorsqu'on est éleveur en colère, en contradiction flagrante avec les règles européennes et la bénédiction passive du gouvernement. Incendier des commissariats de police et des voitures, de pompiers ou pas et j'en passe .....
Pourquoi ne pourrait-on pas rouler sans permis ? Est-ce vraiment si grave que cela de ne pas respecter la loi alors que personne ne la respecte dans notre beau pays.
Bien sûr que non me direz vous, d'autant que si le conducteur sans permis cause un accident, ses victimes seront de toute façon indemnisées par un fonds de garantie financé par l'ensemble des conducteurs en règle (une logique qu'adorent les socialistes : c'est gratuit, c'est l'autre qui paye).
Mais alors pourquoi ne pas donner le permis à tout le monde comme aux Etats-Unis ? Après tout, il n'y a pas plus de morts sur la route (en proportion) chez eux que chez nous ? Ah non, la théorie doit être protégée chez nous, tant pis si la réalité se venge.
Madame Taubira, vous avez sans doute eu tort de vous fourrer dans cette galère du permis de conduire qui cumule à peu près toutes les tares du système français. Bon courage et bonne chance pour la suite. Quand à la justice du 21ème siècle, on a compris depuis longtemps qu'elle n'est pas destinée à servir et à protéger le français moyen qui respecte la loi mais plutôt ceux qui sont censés la faire fonctionner (je n'ai pas trouvé le mot juste mais y en a t-il ? fonctionnaires, salariés ...) et ses contrevenants.
On peut comparer l'exploit à s'enfermer dans une salle avec un baril de poudre, allumer la mêche et attendre pour voir. L'un a vu, et l'autre verra.
Notre pays a perdu depuis longtemps tout sens commun; nous sommes sans doute - plus encore peut-être que la Grèce qui finalement ne se débrouille pas si mal pour continuer à se faire financer par l'Europe - le pays le plus en désordre mental de toute l'Europe.
Car enfin, bien sûr, le fait de dépénaliser désengorge la justice. Ça on l'avait compris. Mais les Français ont aussi très bien compris que cette logique folle n'a pas de limite.
Ainsi nous sommes aujourd'hui dans un pays où on peut à peu près tout faire : fumer du hachisch à tous les coins de rues et dans les stations de métro (et ne me dites pas que vous n'avez jamais rien senti), détruire les portiques de péages des poids lourds sous prétexte qu'on porte un bonnet rouge, ou arrêter et contrôler les cargaisons agricoles lorsqu'on est éleveur en colère, en contradiction flagrante avec les règles européennes et la bénédiction passive du gouvernement. Incendier des commissariats de police et des voitures, de pompiers ou pas et j'en passe .....
Pourquoi ne pourrait-on pas rouler sans permis ? Est-ce vraiment si grave que cela de ne pas respecter la loi alors que personne ne la respecte dans notre beau pays.
Bien sûr que non me direz vous, d'autant que si le conducteur sans permis cause un accident, ses victimes seront de toute façon indemnisées par un fonds de garantie financé par l'ensemble des conducteurs en règle (une logique qu'adorent les socialistes : c'est gratuit, c'est l'autre qui paye).
Mais alors pourquoi ne pas donner le permis à tout le monde comme aux Etats-Unis ? Après tout, il n'y a pas plus de morts sur la route (en proportion) chez eux que chez nous ? Ah non, la théorie doit être protégée chez nous, tant pis si la réalité se venge.
Madame Taubira, vous avez sans doute eu tort de vous fourrer dans cette galère du permis de conduire qui cumule à peu près toutes les tares du système français. Bon courage et bonne chance pour la suite. Quand à la justice du 21ème siècle, on a compris depuis longtemps qu'elle n'est pas destinée à servir et à protéger le français moyen qui respecte la loi mais plutôt ceux qui sont censés la faire fonctionner (je n'ai pas trouvé le mot juste mais y en a t-il ? fonctionnaires, salariés ...) et ses contrevenants.
mercredi 22 juillet 2015
25 000 exploitations agricoles au bord de la faillite
Au coeur de l'été, une phrase étonnante lancée par le ministre de l'agriculture : "25 000 exploitations agricoles au bord de la faillite".
Vrai, et alors ? Alors, Rien. Rien de plus. Étonnant, pitoyable. Le niveau zéro de la volonté. Même en 40, on a essayé d'arrêter les chars allemands entre Sedan et Paris. On n'a pas réussi mais on a essayé.
Au moins, quinze jours après cette annonce curieuse, avec l'aide de nos amis agriculteurs qui ont décidé de bloquer les touristes, les choses bougent enfin. Ah les touristes ! On ne touche pas aux touristes sans que le gouvernement s'inquiète. Soyons clair, je ne crois pas du tout aux promesses du gouvernement qui n'est plus maître que dans cette catégorie : promettre sans tenir. Mais au moins , le mouvement a été lancé, l'inertie cassée.
Alors rêvons un peu en cet été moite. La mouche de la vérité a brusquement piqué tous les membres du gouvernement. Et cela donne les déclarations suivantes à l'issue du conseil des ministres :
François Hollande : avec ma politique du tout impôt j'ai cassé le moral des entrepreneurs et des investisseurs dans ce pays. J'ai beau promettre d'arrêter, plus personne ne me croit. Je crois que vous avez raison finalement. Je vais accélérer sur le prélèvement à la source. Comme j'aime ce mot !
Manuel Valls : j'ai un discours volontariste pour faire oublier que je me suis couché devant les bonnets rouges, les chauffeurs de taxi, les agriculteurs. Demain, les buralistes et les médecins.Les laitiers et les travaux publics ? En fait, je me couche devant tout ce qui bouge, qui bloque et qui fait du bruit. Un peu d'illégalité ne fait pas de mal à l'action, mais chut ! ne pas trop le répéter. Sinon, tout le monde va finir par faire pareil.
Christiane Taubira : heureusement que j'ai vidé les prisons pour pouvoir les remplir avec tous ces islamistes pseudo-terroristes en herbe. Faut quand même qu'ils se calment. Je n'ai pas tant de place que cela à leur proposer.
Bernard Cazeneuve : Il n'y a pas eu de morts lors des attaques rangées de commissariats en France pour le 14 juillet. Ni du coté de la police, ni des voyous; C'est déjà cela. Je prie chaque jour la Madone pour que ce miracle se renouvelle. J'ai déjà mes 2 discours prêts : un pour évoquer la mort d'une dizaine de policiers carbonisés dans leurs bureaux, l'autre pour déplorer la mort d'un groupe d'émeutiers suite à mouvement de panique d'un policier pris au piège. En espérant qu'ensuite, cela n'explose pas. Ni d'un coté, ni de l'autre.
Emmanuel Macron : comment pouvez-vous croire une seconde que ma loi, véritable poème à la Prévert des non-urgences destiné à masquer les vrais, pourra avoir un effet positif sur la croissance ? Non, mais, vous rêvez ! Prenez le car, vous aurez le temps de cogiter.
Michel Sapin : avec une dette de 100% du PIB nous ne résisterons pas un trimestre à la première crise sur les taux d'intérêts. En fait, notre situation n'est meilleure que la Grèce que tant que la crise n'a pas encore eu lieu.
Stéphane Le Foll : ce que je viens de donner aux éleveurs, il est hors de question que je le concède aux laitiers. Les problématiques sont tout à fait différentes. Bon, enfin c'est vrai qu'avec les blocages des routes j'ai changé d'avis sur les éleveurs.
François Rebsamen : s'il n'y avait pas plusieurs centaines de milliers de jeunes - diplômés et non diplômés prêts à s'ajouter après les vacances dans les statistiques des demandeurs d'emplois, la hausse de 1% des offres d'emplois au 2ème trimestre serait une excellente chose. On ne l'inversera pas, mais qui sait ? On arrivera peut-être à la stabiliser, cette fichue courbe ?
Ségolène Royal : l'écologie c'est super ! On peut tirer des plans sur la comète; Jouer les sauveurs de l'humanité. Décréter des transitions énergétiques, prévoir des petites pastilles de couleurs pour les autos des villes. Aucun risque d'être contredite ! Qu'est-ce que je m'amuse !
Marisol Touraine : alors moi, c'est simple; Droit dans mes bottes; J'adore les conflits. C'est que j'ai des couilles moi; je ne suis pas comme ces amortis de collègues ! Sapin qui glisse sur une plaque d'huile en prenant de l'essence, non mais je vous jure; Heureusement qu'on est là nous les femmes. J'adore cligner des yeux et prendre un air bête. MST quand même, qu'est ce que ces médecins sont cons !
Et alors ? Attendons un peu. Aujourd'hui c'est Pastis à l’apéritif. Il faut le temps de digérer cela.
Ah ! les Français sont déjà au courant vous dites ?
Vrai, et alors ? Alors, Rien. Rien de plus. Étonnant, pitoyable. Le niveau zéro de la volonté. Même en 40, on a essayé d'arrêter les chars allemands entre Sedan et Paris. On n'a pas réussi mais on a essayé.
Au moins, quinze jours après cette annonce curieuse, avec l'aide de nos amis agriculteurs qui ont décidé de bloquer les touristes, les choses bougent enfin. Ah les touristes ! On ne touche pas aux touristes sans que le gouvernement s'inquiète. Soyons clair, je ne crois pas du tout aux promesses du gouvernement qui n'est plus maître que dans cette catégorie : promettre sans tenir. Mais au moins , le mouvement a été lancé, l'inertie cassée.
Alors rêvons un peu en cet été moite. La mouche de la vérité a brusquement piqué tous les membres du gouvernement. Et cela donne les déclarations suivantes à l'issue du conseil des ministres :
François Hollande : avec ma politique du tout impôt j'ai cassé le moral des entrepreneurs et des investisseurs dans ce pays. J'ai beau promettre d'arrêter, plus personne ne me croit. Je crois que vous avez raison finalement. Je vais accélérer sur le prélèvement à la source. Comme j'aime ce mot !
Manuel Valls : j'ai un discours volontariste pour faire oublier que je me suis couché devant les bonnets rouges, les chauffeurs de taxi, les agriculteurs. Demain, les buralistes et les médecins.Les laitiers et les travaux publics ? En fait, je me couche devant tout ce qui bouge, qui bloque et qui fait du bruit. Un peu d'illégalité ne fait pas de mal à l'action, mais chut ! ne pas trop le répéter. Sinon, tout le monde va finir par faire pareil.
Christiane Taubira : heureusement que j'ai vidé les prisons pour pouvoir les remplir avec tous ces islamistes pseudo-terroristes en herbe. Faut quand même qu'ils se calment. Je n'ai pas tant de place que cela à leur proposer.
Bernard Cazeneuve : Il n'y a pas eu de morts lors des attaques rangées de commissariats en France pour le 14 juillet. Ni du coté de la police, ni des voyous; C'est déjà cela. Je prie chaque jour la Madone pour que ce miracle se renouvelle. J'ai déjà mes 2 discours prêts : un pour évoquer la mort d'une dizaine de policiers carbonisés dans leurs bureaux, l'autre pour déplorer la mort d'un groupe d'émeutiers suite à mouvement de panique d'un policier pris au piège. En espérant qu'ensuite, cela n'explose pas. Ni d'un coté, ni de l'autre.
Emmanuel Macron : comment pouvez-vous croire une seconde que ma loi, véritable poème à la Prévert des non-urgences destiné à masquer les vrais, pourra avoir un effet positif sur la croissance ? Non, mais, vous rêvez ! Prenez le car, vous aurez le temps de cogiter.
Michel Sapin : avec une dette de 100% du PIB nous ne résisterons pas un trimestre à la première crise sur les taux d'intérêts. En fait, notre situation n'est meilleure que la Grèce que tant que la crise n'a pas encore eu lieu.
Stéphane Le Foll : ce que je viens de donner aux éleveurs, il est hors de question que je le concède aux laitiers. Les problématiques sont tout à fait différentes. Bon, enfin c'est vrai qu'avec les blocages des routes j'ai changé d'avis sur les éleveurs.
François Rebsamen : s'il n'y avait pas plusieurs centaines de milliers de jeunes - diplômés et non diplômés prêts à s'ajouter après les vacances dans les statistiques des demandeurs d'emplois, la hausse de 1% des offres d'emplois au 2ème trimestre serait une excellente chose. On ne l'inversera pas, mais qui sait ? On arrivera peut-être à la stabiliser, cette fichue courbe ?
Ségolène Royal : l'écologie c'est super ! On peut tirer des plans sur la comète; Jouer les sauveurs de l'humanité. Décréter des transitions énergétiques, prévoir des petites pastilles de couleurs pour les autos des villes. Aucun risque d'être contredite ! Qu'est-ce que je m'amuse !
Marisol Touraine : alors moi, c'est simple; Droit dans mes bottes; J'adore les conflits. C'est que j'ai des couilles moi; je ne suis pas comme ces amortis de collègues ! Sapin qui glisse sur une plaque d'huile en prenant de l'essence, non mais je vous jure; Heureusement qu'on est là nous les femmes. J'adore cligner des yeux et prendre un air bête. MST quand même, qu'est ce que ces médecins sont cons !
Et alors ? Attendons un peu. Aujourd'hui c'est Pastis à l’apéritif. Il faut le temps de digérer cela.
Ah ! les Français sont déjà au courant vous dites ?
lundi 6 juillet 2015
L'euro mortel
L'euro est doublement mortel.
Mortel lui-même d'abord, comme toute union monétaire entre pays souverains, il est amené un jour à exploser. C'est une évidence historique. Aucune union monétaire de ce genre n'a tenue plus que quelques décennies.
Mortel ensuite pour ses membres car il retarde les ajustements nécessaires et fini par les empêcher. La soupape de la marmite qu'était la dévaluation monétaire disparue, reste alors l'explosion comme seule issue.
Osons le dire, la Grèce n'est que le cobaye sacrifié de la mauvaise équipe d'apprentis chercheurs. Son agonie sera je le crains lente et douloureuse pour le peuple grec.
Plus grave est la coexistence rendue possible entre un pays excédentaire, tourné vers la production et vers l'effort : l'Allemagne, et un autre tourné vers le social, la dépense par l'emprunt et la consommation : la France. Cela dure depuis le début de l'euro. Sans l'euro, la charge de notre dette nous aurait obligé depuis longtemps à rebrousser chemin mais voilà grâce à l'euro nous pouvons continuer comme cela. Jusqu'au drame.
Comme la Grèce, la France sera rattrapé par sa dette dans quelques années et ce jour là il n'y aura pas de solution pour la sauver; La sortie de l'euro ne sera pas une solution miracle mais une sanction cruelle pour la France.
Merci au Grecs avais-je dit au début de la crise; En fait, non, votre sacrifice ne servira à rien. En France, le gouvernement, les hommes politiques et nous mêmes les concitoyens français ne nous imaginons pas en danger. Le sacrifice grec aura été vain.
Mortel lui-même d'abord, comme toute union monétaire entre pays souverains, il est amené un jour à exploser. C'est une évidence historique. Aucune union monétaire de ce genre n'a tenue plus que quelques décennies.
Mortel ensuite pour ses membres car il retarde les ajustements nécessaires et fini par les empêcher. La soupape de la marmite qu'était la dévaluation monétaire disparue, reste alors l'explosion comme seule issue.
Osons le dire, la Grèce n'est que le cobaye sacrifié de la mauvaise équipe d'apprentis chercheurs. Son agonie sera je le crains lente et douloureuse pour le peuple grec.
Plus grave est la coexistence rendue possible entre un pays excédentaire, tourné vers la production et vers l'effort : l'Allemagne, et un autre tourné vers le social, la dépense par l'emprunt et la consommation : la France. Cela dure depuis le début de l'euro. Sans l'euro, la charge de notre dette nous aurait obligé depuis longtemps à rebrousser chemin mais voilà grâce à l'euro nous pouvons continuer comme cela. Jusqu'au drame.
Comme la Grèce, la France sera rattrapé par sa dette dans quelques années et ce jour là il n'y aura pas de solution pour la sauver; La sortie de l'euro ne sera pas une solution miracle mais une sanction cruelle pour la France.
Merci au Grecs avais-je dit au début de la crise; En fait, non, votre sacrifice ne servira à rien. En France, le gouvernement, les hommes politiques et nous mêmes les concitoyens français ne nous imaginons pas en danger. Le sacrifice grec aura été vain.
vendredi 12 juin 2015
Une belle idée ?
Il paraît que le prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu est une "belle idée".
C'est tellement stupide et révélateur que je ne veux même pas me souvenir du nom de l'idiot qui a prononcé cette stupidité.
Non, dans un pays qui connaît comme nul autre un "Enfer fiscal" (Pascal Salin) et qui teste le niveau de l'intolérance à l'impôt avec un raisonnement du type "jusqu'ici tout va bien", non, aucune idée fiscale ne peut être une "belle idée". Quelle est la beauté à ce que chaque année l’État et toutes ses tentacules prélève plus de la moitié de la richesse nationale pour la redistribuer d'une façon de plus en plus obscure non sans prélever sa quote-part entretemps (au moins les familles de la Mafia vont à la messe elles) ?
La belle idée, ce serait de se poser la question de l'équité face à la retraite alors qu'on nous annonce l'explosion des régimes complémentaires des salariés du secteur privé et qu'aucun effort n'est demandé aux 6 millions de fonctionnaires.
La belle idée, ce serait de se demander s'il n'est pas temps de se préparer à la future hausse des taux d'intérêts en réduisant les dépenses vraiment.
La belle idée, ce serait de se demander si une vraie réforme de l'Etat, à l'instar de ce qui a été fait au Canada, en Suisse et dans beaucoup d'autres pays qui ont supprimé le statut de fonctionnaire, considérablement baissé les dépenses publiques et relancé leur économie.
La belle idée, c'est de se demander si les "riches" contribuables vont continuer à accepter d'être pressurés ou ne vont pas finir par se sauver tant qu'il en est encore temps, et si les classes moyennes inférieures vont accepter longtemps d'avoir un niveau de vie finalement guère meilleur que leurs voisins qui ne travaillent pas et vivent du système des allocations à tout va.
La belle idée, ce serait de se demander si un cadre supérieur dont l'entreprise (et donc lui finalement) cotise pour plusieurs milliers d'euros par an aux caisses d’allocations familiales sans plus rien récupérer finalement va l'accepter longtemps.
La vie est belle en France, vraiment ? Vous êtes certain ?
En tout cas, pas grâce aux impôts.
C'est tellement stupide et révélateur que je ne veux même pas me souvenir du nom de l'idiot qui a prononcé cette stupidité.
Non, dans un pays qui connaît comme nul autre un "Enfer fiscal" (Pascal Salin) et qui teste le niveau de l'intolérance à l'impôt avec un raisonnement du type "jusqu'ici tout va bien", non, aucune idée fiscale ne peut être une "belle idée". Quelle est la beauté à ce que chaque année l’État et toutes ses tentacules prélève plus de la moitié de la richesse nationale pour la redistribuer d'une façon de plus en plus obscure non sans prélever sa quote-part entretemps (au moins les familles de la Mafia vont à la messe elles) ?
La belle idée, ce serait de se poser la question de l'équité face à la retraite alors qu'on nous annonce l'explosion des régimes complémentaires des salariés du secteur privé et qu'aucun effort n'est demandé aux 6 millions de fonctionnaires.
La belle idée, ce serait de se demander s'il n'est pas temps de se préparer à la future hausse des taux d'intérêts en réduisant les dépenses vraiment.
La belle idée, ce serait de se demander si une vraie réforme de l'Etat, à l'instar de ce qui a été fait au Canada, en Suisse et dans beaucoup d'autres pays qui ont supprimé le statut de fonctionnaire, considérablement baissé les dépenses publiques et relancé leur économie.
La belle idée, c'est de se demander si les "riches" contribuables vont continuer à accepter d'être pressurés ou ne vont pas finir par se sauver tant qu'il en est encore temps, et si les classes moyennes inférieures vont accepter longtemps d'avoir un niveau de vie finalement guère meilleur que leurs voisins qui ne travaillent pas et vivent du système des allocations à tout va.
La belle idée, ce serait de se demander si un cadre supérieur dont l'entreprise (et donc lui finalement) cotise pour plusieurs milliers d'euros par an aux caisses d’allocations familiales sans plus rien récupérer finalement va l'accepter longtemps.
La vie est belle en France, vraiment ? Vous êtes certain ?
En tout cas, pas grâce aux impôts.
lundi 1 juin 2015
La France a un problème avec la réalité
Le grand succès de la révolution française, c'est Valmy. Pour la première fois, la conscription menée à la hâte permet d'opposer aux armées professionnelles une masse de gueux. Les soldats prirent peur et refusèrent de combattre. Ensuite il suffirait de transformer ces gueux en soldats, et c'est ce qui permettra à Napoléon de dominer l'Europe pendant 15 ans.
Malheureusement pour nous, ce succès nous est monté à la tête. C'est d'abord Napoléon qui n'aura de cesse depuis la guerre d'Espagne d'engager la France dans des batailles perdues d'avance, avec Waterloo comme apothéose. La défaite la plus coûteuse de l'histoire de France puisqu'elle ramène la France à ses frontières d'avant la révolution française, rendant vain le sacrifice de plus d'un million et demi de ses fils.
Ensuite, au plan militaire ce sera une longue série de défaite ou de catastrophe. Sans compter la guerre de 14-18 se traduisant par une telle saignée du pays et n'empêchant pas la débâcle de mai 40. Bismarck et Hitler nous ont ramené en quelques semaines à la réalité, d'un pays mal préparé et moins fort qu'il ne se croyait.
Aujourd'hui, et bien que nous ayons envoyé 15 (!) chars en Pologne personne n'irait se risquer à des déclarations guerrières (les protagonistes de la bataille de Koursk doivent se retourner dans leurs tombes, eux pour qui l'unité de char était le millier). Que vaudrait l'armée française contre l'armée russe ? Personne n'en n'a aucune idée, je pense. On peut simplement imaginer que les masses ne sont pas comparables et si la qualité du matériel suffisait alors les russes ne seraient pas entrés à Berlin en 45.
Mais revenons à l'économie puisque c'est là le dernier terrain de jeu où la France a décidé de défier - presque seule dans le monde - la réalité. Une politique absurde d'hyper-taxation et de découragement des forces productives fait exploser le chômage ? Qu'à cela ne tienne, décretons 100 000 emplois publics de plus qui pèseront à leur tour sur les finances publiques et sur le moral des consommateurs et des contribuables, achevant de détruire encore plus d'emplois. La boucle est bouclée et cela peut continuer longtemps. Il n'y a pas de limite à la hausse du chômage.
En regardant Cuba à la télévision, j'ai vraiment été étonné par le délabrement des bâtiments. Il nous reste encore du chemin à faire même si Paris devient vraiment sale et moche comparé à Londres. Déni de la réalité ou défi à la réalité ?
Malheureusement pour nous, ce succès nous est monté à la tête. C'est d'abord Napoléon qui n'aura de cesse depuis la guerre d'Espagne d'engager la France dans des batailles perdues d'avance, avec Waterloo comme apothéose. La défaite la plus coûteuse de l'histoire de France puisqu'elle ramène la France à ses frontières d'avant la révolution française, rendant vain le sacrifice de plus d'un million et demi de ses fils.
Ensuite, au plan militaire ce sera une longue série de défaite ou de catastrophe. Sans compter la guerre de 14-18 se traduisant par une telle saignée du pays et n'empêchant pas la débâcle de mai 40. Bismarck et Hitler nous ont ramené en quelques semaines à la réalité, d'un pays mal préparé et moins fort qu'il ne se croyait.
Aujourd'hui, et bien que nous ayons envoyé 15 (!) chars en Pologne personne n'irait se risquer à des déclarations guerrières (les protagonistes de la bataille de Koursk doivent se retourner dans leurs tombes, eux pour qui l'unité de char était le millier). Que vaudrait l'armée française contre l'armée russe ? Personne n'en n'a aucune idée, je pense. On peut simplement imaginer que les masses ne sont pas comparables et si la qualité du matériel suffisait alors les russes ne seraient pas entrés à Berlin en 45.
Mais revenons à l'économie puisque c'est là le dernier terrain de jeu où la France a décidé de défier - presque seule dans le monde - la réalité. Une politique absurde d'hyper-taxation et de découragement des forces productives fait exploser le chômage ? Qu'à cela ne tienne, décretons 100 000 emplois publics de plus qui pèseront à leur tour sur les finances publiques et sur le moral des consommateurs et des contribuables, achevant de détruire encore plus d'emplois. La boucle est bouclée et cela peut continuer longtemps. Il n'y a pas de limite à la hausse du chômage.
En regardant Cuba à la télévision, j'ai vraiment été étonné par le délabrement des bâtiments. Il nous reste encore du chemin à faire même si Paris devient vraiment sale et moche comparé à Londres. Déni de la réalité ou défi à la réalité ?
mercredi 6 mai 2015
3 ans
Voici 3 années que François le Normal a chassé Sarkozy le Honni.
3 ans en trompe-l’œil (plutôt qu'en tromperie) :
La rigueur affichée masque la gabegie : il est facile d'augmenter les impôts, laisser grossir la fonction publique et ses avantages, serrer les boulons sur les dépenses de fonctionnement et d'investissement, voir le chômage augmenter et la croissance baisser tout en promettant un retournement dont on se dit qu'avec le temps il finira bien par arriver. Un peu comme un boursicoteur qui ne saurait prévoir que le krach et qui se dirait que chaque année passée l'en rapproche inévitablement.
L'armée et les interventions extérieures permettent de faire le beau et de pavoiser au milieu des Emirs. Mais à quoi sert-il de faire le (petit) gendarme du monde dans un pays où chacun fait sa loi sans respecter celle de la République ? Les frontières grandes ouvertes à l'immigration volontairement incontrôlée (les événements récents en Méditerranée nous en donne un aperçu qui fait froid dans le dos) et la tolérance affichée vis-à-vis du prosélytisme pro-islam (jusqu'à l'accueil plein de mansuétude pour les jihadistes de retour au pays) oblige ensuite à mettre tout le pays sous écoute.
Après les impôts (facile) et l'armée (docile), le 3ème pan inévitable à tout régime socialiste : la loi. Une logorrhée, sur tous les sujets : le mariage Gay (les pauvres, ils ne savent pas le divorce), la pénibilité (magnifique invention pour dissuader toutes les PME d’embaucher), les carrières longues (qui mettent à mal le régime général des retraites), la sanctuarisation du régime des intermittents (1 milliard d'€ par an), la montée en épingle de l'anti-racisme (pendant de l'anti-faf cher à nos soixante-huitards). La réforme de l'enseignement avec la fin de l'histoire de France (si-si). Mais tout va bien, les jeunes auront le RSA, les bobos parisiens l'accès permanent aux quais de Seine pour faire du vélo, et avec un peu de persévérance la prostitution sera abolie, comme l'usage de la drogue et tout vice autre que ceux tolérés, au premier rang desquels les jeux du hasard.
Pitoyable
3 ans en trompe-l’œil (plutôt qu'en tromperie) :
La rigueur affichée masque la gabegie : il est facile d'augmenter les impôts, laisser grossir la fonction publique et ses avantages, serrer les boulons sur les dépenses de fonctionnement et d'investissement, voir le chômage augmenter et la croissance baisser tout en promettant un retournement dont on se dit qu'avec le temps il finira bien par arriver. Un peu comme un boursicoteur qui ne saurait prévoir que le krach et qui se dirait que chaque année passée l'en rapproche inévitablement.
L'armée et les interventions extérieures permettent de faire le beau et de pavoiser au milieu des Emirs. Mais à quoi sert-il de faire le (petit) gendarme du monde dans un pays où chacun fait sa loi sans respecter celle de la République ? Les frontières grandes ouvertes à l'immigration volontairement incontrôlée (les événements récents en Méditerranée nous en donne un aperçu qui fait froid dans le dos) et la tolérance affichée vis-à-vis du prosélytisme pro-islam (jusqu'à l'accueil plein de mansuétude pour les jihadistes de retour au pays) oblige ensuite à mettre tout le pays sous écoute.
Après les impôts (facile) et l'armée (docile), le 3ème pan inévitable à tout régime socialiste : la loi. Une logorrhée, sur tous les sujets : le mariage Gay (les pauvres, ils ne savent pas le divorce), la pénibilité (magnifique invention pour dissuader toutes les PME d’embaucher), les carrières longues (qui mettent à mal le régime général des retraites), la sanctuarisation du régime des intermittents (1 milliard d'€ par an), la montée en épingle de l'anti-racisme (pendant de l'anti-faf cher à nos soixante-huitards). La réforme de l'enseignement avec la fin de l'histoire de France (si-si). Mais tout va bien, les jeunes auront le RSA, les bobos parisiens l'accès permanent aux quais de Seine pour faire du vélo, et avec un peu de persévérance la prostitution sera abolie, comme l'usage de la drogue et tout vice autre que ceux tolérés, au premier rang desquels les jeux du hasard.
Pitoyable
Inscription à :
Articles (Atom)