dimanche 3 juillet 2016

L'aveuglement (à l'occasion du décès de Michel Rocard)

Avouons le, dans la série des hommes politiques, Rocard faisait plutôt figure de sympa. Éternel "looser" et souffreteux face au rusé Mitterand, maire de Conflans-Sainte-Honorine (ça ne s'invente pas pour un homme de gauche), bref sympa. Depuis hier soir, c'est un déferlement de louanges qui s'abat sur le créateur du RMI et de la CSG.

Hier, avant la nouvelle, je regardais par hasard la courbe vertigineuse de la dette publique. Rocard n'y aura pas été pour rien. Il aura fait coup double en fait, puisqu'il y a 2 façon d'y contribuer : créer une dépense qui ne sera que partiellement financée (le RMI) et créer une nouvelle taxe qui fera croire aux successeurs qu'ils ont une marge de manoeuvre pour à nouveau augmenter les dépenses (la CSG)

RMI plus CSG c'était un fameux coup double, les 2 jambes de la dépense publique ! L'avalanche de louanges et l'absence totale d'esprit critique montre trop bien l’avachissement sans espoir dans lequel nous sommes tombés. Ensuite les 35 heures et maintenant le compte pénibilité dont la (fausse) bécasse qui nous tient de ministre de la santé s'émerveille sans se poser plus de question qu'une fois de plus la France est le seul pays à mettre en place de telles mesures.

Les livres d'histoire qui auront à traiter de la faillite de la France et de la longue période de fuite en avant qui l'aura précédée auront vraiment beaucoup de travail pour essayer de comprendre cette étonnante et longue période d'aveuglement et de léthargie qui a saisi un peuple ayant de nombreux atouts.



vendredi 24 juin 2016

Brexit (finalement)

Le Brexit sanctionne l'échec de l'union européenne. Tous les européens censés savent que l'explosion du chômage, du terrorisme et de l'immigration en Europe sont avant tout la conséquence de l'ineptie des politiques communautaires et de nos gouvernants.

Les anglais n'ont pas dit non à Hitler pour accepter d'être noyés sous la vase générée par la médiocrité bureaucratique de Bruxelles. Que vont-ils devenir maintenant ? Ils souffriront dans un premier temps, s'adapteront à la nouvelle donne et rebondiront. Ils resteront un partenaire de choix des autres pays européens. D'ores et déjà on peut noter que 3 économies performantes : Suisse, Royaume-Uni (ou Angleterre si on met de coté l’Écosse qui excite tant les commentateurs qui oublient qu'elle a toujours été du coté des vaincus ...) et Norvège ne font pas partie de l'union européenne.

Que les anglais ne s'inquiètent pas trop par ailleurs, le camp des "out" risque de s'agrandir lors des prochaines années : difficile de dire quel pays est le plus susceptible de les rejoindre dans les prochaines années. Enfin, entendre notre président parler d'harmonie fiscale veut tout dire. Il est absolument sidérant de constater la bonne conscience de nos gouvernants qui ont pris la parole aujourd’hui et s'imaginent vraiment porteurs de solutions.

A ceux-là, je conseille d'analyser l'évolution de la production par habitant sur les 30 dernières années en France (expérience socialiste ou socialisante selon les gouvernements en place), et de la comparer à celle des Pays-Bas, du Royaume-Uni, et de l'Allemagne. Ils seront bien obligé de constater l'appauvrissement relatif considérable de notre pays.

Mais qui voudra, en Europe, de nos remèdes et de nos solutions ?




dimanche 19 juin 2016

Brexit ou pas : aucune importance pour l'avenir de l'Europe

A court terme, le Brexit aurait sans doute des conséquences sur les marchés financiers mondiaux. A moyen-terme, il en aurait aussi sur l'économie et sur la vie politique du Royaume-Uni : instabilité économique et politique, et remise sur la table de l'indépendance de l'Ecosse, très europhile. A long-terme, les anglais s'en sortiront toujours : ils ont déjà eu de maintes occasions de prouver leur endurance et leur capacité de résistance face à des circonstances adverses.

Mais quelles conséquences pour l'Europe ? 2 scénarios s'opposent : dans le premier, d'autres pays suivraient l'exemple du Royaume-Uni et le Brexit pourrait jouer le rôle du détonateur. Dans l'autre scénario, au contraire, l'expulsion du mauvais joueur renforcerait la solidarité et l'efficacité de l'Europe.

Je risque un pronostic tout à fait différent : le Brexit ou non n'a aucune importance car il masque les maux qui rongent l'Europe et qui la feront exploser de toute façon dans les 10 prochaines années : immigration incontrôlée, incapacité à se défendre contre le terrorisme, échec de la politique de convergence avec les 2 principales économies européennes : l'Allemagne et la France qui suivent des routes opposées, essor des partis extrémistes ou europhobes. La France est clairement l'enfant malade de l'Europe avec un endettement toujours aussi incontrôlé et une incapacité à réformer qui augure - dans le contexte des prochaines élections présidentielles - de grandes difficultés. Souvenons nous que c'est un changement de majorité en Grèce qui a fait exploser la crédibilité du pays et a amené son quasi-défaut de paiement. Pourquoi pas en France ?

Le Brexit, c'est un des bons élèves de la classe qui se demande s'il va continuer à aller en cours ou réviser chez lui. Sa décision n'a aucun impact sur les cancres qui eux vont en cours pour chahuter. Ni en bien ni en mal (nb : les rêves journalistiques selon lesquels la place de Paris pourraient profiter fortement d'un Brexit me semblent à cet égard totalement irréalistes)

dimanche 29 mai 2016

L'état de la France en mai

Rien de nouveau sous le soleil (ou les orages) du mois de mai : en dépit des apparences, l'état de la France est stationnaire :

Le gouvernement vient de mettre en ligne sur son excellent site "Le forum de la performance" dont le nom est à lui seul un programme, la certification par la cour des comptes des chiffres 2015 concernant la situation financière de la France. En résumé, si on va plus loin que le satisfecit de nos (gros) ministres concernés, Sapin et Eckert, et qu'on va naviguer dans les 75 pages du rapport de la cour des comptes, on y découvre (mais cela n'étonnera personne) qu'en gros l'état ne contrôle rien et que la cour des comptes est bien incapable de vérifier quoi que ce soit. Le bilan et le compte de résultat de la France (je ne savais qu'il y en avait un) affichent cependant des chiffres qui signifieraient la faillite pour n'importe quelle entreprise.

Juste 2 exemples, alors que le déficit est annoncé en forte baisse à 70 Mrds d'€ (pas mal quand même), le résultat comptable 2015 ressort à -82 Mrd d'€ presque stable p/r à 2014. Allez comprendre. J'ai lu également que le trésor profite de la forte baisse des taux d'intérêts pour prolonger les maturités de ses emprunts sur 20 ans et récupérer en échange du cash qui vient réduire - artificiellement - le coût de la dette sur l'année.

"Ça va mieux" nous dit Hollande, et sa ministre du travail met le pays à feu et à sang avec sa loi travail dont tous les économistes sérieux s'accordent sur le pronostic qu'elle n'aura qu'un impact limité sur l'emploi - avec par ailleurs l'aide très efficace de la CGT. Le secteur du tourisme est désespéré et on ne peut que s'interroger sur le hasard que constitue la répétition à la SNCF de graves pannes paralysant le trafic depuis quelques jours. L'Euro va bientôt démarrer en France dans les pires conditions possibles et la DGSI s'inquiète de l'imminence de graves attentats islamistes remettant en cause l'apparent calme sur le front des mouvements nationalistes islamophobes (termes pris dans le sens de la propagande officielle).

Pendant ce temps, les marchés financiers continuent imperturbablement de financer la France à moins de 1% à 10 ans, avec la bénédiction de la BCE et au plus grand dam des épargnants allemands.

Alors, pourquoi changer ce qui ne fonctionne pas mais dont le prix à payer est reporté sur les générations futures ? Nos créanciers nous rendent vraiment un très mauvais service.  Ça va mieux ? Non ça va pareil !




vendredi 6 mai 2016

François Hollande est un mauvais homme sans doute

Bien sûr les lecteurs auront compris : je fais mienne la sentence de notre premier ministre (Donald Trump est un mauvais homme sans doute) et je l'applique à notre Président !

Passons sur le danger qu'il y a pour un homme politique de prendre parti dans une élection qui se déroule dans un pays étranger. Bien sûr, courageusement Manuel Valls fait le pari que Trump perdra les élections et que son avis lui vaudra une reconnaissance de son adversaire. Mais s'il gagnait ? Passons également sur le coté révélateur du terme "mauvais" qui s'oppose à "bon". Il aurait pu dire - sans forcément se tromper totalement - qu'il était populiste et manquait parfois d'élégance. Non, il est mauvais, tout simplement. On a compris dans l'idée d'un premier ministre socialiste qui sont les bons et les mauvais en France, pas besoin de faire un dessin.

Alors, 4 ans après "bon homme" ou "mauvais homme" François Hollande ?

Bonhomme (faussement), certainement. Mais guère plus.

Très mauvais homme en fait celui qui a eu l'idée inouïe en arrivant au pouvoir d'augmenter les impôts dans un pays déjà champion du monde des impôts. Je note que cette perspective - annoncée et attendue dès début 2012 avec les premiers sondages donnant Sarkozy perdant et le fameux discours du Bourget (la Finance mon ennemi) - a cassé la croissance qui redémarrait en France depuis 2009 avec un point haut en 2011. Très mauvais homme également celui qui a eu l'idée non moins folle d'augmenter les dépenses sociales à tout va (retraite, allocations, emplois aidés, hausse des effectifs de la fonction publique, hausse des salaires, suppression de la journée de carence, RSA pour les jeunes annoncé, hausse du point d'indice des fonctionnaires annoncée ....).

Alors ? certes la chance a joué en faveur de notre mauvais homme (il a la "baraka", c'est la crainte de ceux qui cauchemardent de sa réélection) : des taux d'intérêts très bas liés à la politique des banques centrales sur lesquelles nous n'avons aucune prise et des rentrées d'argent exceptionnelles liées aux régularisation de fraudes fiscales dues à l'action contre les paradis fiscaux et à des fuites sur les bénéficiaires de comptes bancaires ont permis de sauver la mise, pour un effet très temporaire. Mais, lorsque l'hiver sera venu (fin des taux d'intérêt bas et des régularisations), que dira la fourmi allemande à la cigale hollandaise (pas des Pays-bas vous aviez compris) "Vous chantiez ? J'en suis fort aise. Et bien, dansez maintenant".

François Hollande : Un mauvais homme sans doute, un homme imprévoyant certainement.


mercredi 27 avril 2016

De la pénalisation des clients des prostituées en France

Plusieurs réflexions sur la loi qui vient d'être votée en France après 2 années de polémiques et allers retours législatifs.

D'abord, un rappel historique : le terme "le plus vieux métier du monde" est certes éculé mais pas totalement faux. Rappelons simplement qu'à Rome les praticiens avaient une épouse pour les enfants et des prostituées pour le sexe, le plaisir et l'amour. A la fin du 19ème siècle et notamment au second Empire, de nombreux hôtels particuliers luxueux seront offerts à des "simili-actrices" par leurs riches amoureux, milliardaires ou banquiers. Pendant la seconde guerre mondiale, Paris sera transformé en vaste lupanar pour les soldats allemands, ce qui vaudra aux maisons-close d'être fermées après la guerre. Aujourd'hui, Cuba et la Thailande sont de véritables bordels à ciels ouverts.

La prostitution sera interdite en France, elle ne l'est pas dans la plupart de ses pays voisins : Espagne, Italie, Suisse, Allemagne, Belgique et Pays-Bas. La loi n'étant pas applicable hors du pays, les clients ayant les moyens et n'ayant pas envie de prendre le moindre "risque" (on reviendra là-dessus) n'auront que l'embarras du choix.

La loi sera-t elle respectée ? Bien sûr que non : la France est le pays n°1 pour la consommation du cannabis en Europe loin devant les Pays-Bas où elle est légalisée. Certes, cependant, une amende de 5ème catégorie (équivalent à une agression à coup de couteau), 1500 €, l'inscription dans le casier judiciaire, sa compagne ou sa femme au courant, l'estampillage "pervers sexuel" devrait en faire réfléchir plus d'un. Les hôtels de luxe parisien ont du souci à se faire quand on sait le nombre de chambres louées par des Escorts de luxe russes ou des pays de l'est. Notons par ailleurs que pour ce qui concerne la prostitution haut de gamme liée au Business, pas de soucis à se faire, la Suisse et ses bordels sont déjà très accueillants; après, il suffit d'organiser un séminaire à Bangkok ou à Cuba et le tour est joué. Imagine-t-on un grand contrat sans du champagne et des filles ?

Au plan législatif, la chose sera intéressante ; ce sera la première fois qu'une offre (la prostituée) sera tout à fait légale mais que la demande (le client) sera interdite. Est-ce vraiment constitutionnel ? Il sera intéressant d'avoir l'avis du conseil constitutionnel sur ce sujet, tout comme de savoir si le principe de libre disposition de son corps n'est pas un peu raboté quand le "disposeur" risque une lourde amende ?

La prostitution masculine vers les femmes sera-t-elle également dans le viseur ? On imagine la délectation des féministes et députées ayant voté la loi lorsque le premier client - la queue basse certainement -sera amené au poste et "cuisiné". Mais une femme ayant payé un homme - et il y en a - pourrait-elle subir le même sort ?

Sur le plan de la condition des prostituées, et pour prendre l'exemple de la Suède que l'on cite beaucoup, il semble que beaucoup s'accordent pour dire que la prostitution s'est déplacée en Suède mais n'a pas du tout disparue : très clandestine pour le client sans moyen et sur des bateaux bordels aux limites des eaux territoriales suédoises pour les autres, où les prostituées vivent dans des conditions très pénibles.

La dignité de la femme ? Et la pornographie - faut-il l'interdire ainsi que les affiches provocantes en haut des kiosques ? Et les femmes qui se font massacrer pour une jupe ou un refus du port du foulard (mais ce sont des putes justement dira-t-on ...). La censure des sites internet proposant des Escorts sera intéressante à suivre, cela nous mettra dans le camps des pays censurant internet (Chine et pays islamiques ou communistes), est-ce possible techniquement, légalement ? Concernant, les viols : près de 100 000 viols par an en France, la plupart impunis. Doit-on en parler moins sous prétexte que certains assimilent la prostitution à un viol (ce qui a été tenté mais abandonné car sinon il fallait poursuivre aux assises chaque client ....). Au vu des viols impunis on espère simplement que la chasse aux clients ne se fera pas au détriment de celle des violeurs.

Au plan de la sécurité intérieure enfin, et dans le contexte de la lutte contre le terrorisme, on sait ce que la police en pense, outrée que la chasse au client puisse également détourner des moyens et des effectifs à bout de souffle ...

Sur le plan moral, notons que les sites incitant ouvertement à l’adultère sont autorisés (dont certains spécialisés pour les femmes) alors que cela reste un motif de divorce. La drague sur internet est bien sûr parfaitement morale et légale, on peut imaginer qu'après la promulgation de la loi (si tant est qu'elle le soit), un certain mélange des genres se fera. Attention à la confusion entre "cadeau d'amoureux ou de gentleman" et "rémunération prohibée d'une relation tournant finalement à la prostitution", compliqué .....

Quand au client marié qui voyait de temps en temps une prostituée ou une Escort, pas de problème : il lui suffira de s'inscrire sur un site de rencontre. Évidemment, les risques sont certainement plus grands (notamment par désir parfois de se mettre en couple), mais cela permettra de rester dans la légalité.

Quand à la prostitution étudiante, notons que des pays comme la Chine, la Corée et le Japon ont développé le "concept" de la jeune maîtresse officielle : jeune étudiante "aidée" par un riche homme d'affaires ou homme politique sur toute la durée de ses études. De telles pratiques pourraient-elles malgré tout se développer et seraient-elles contraires à la loi ?


Un dernier point de vue : la France est un pays qui adore les principes, les concepts et les lois mais qui ne se soucie pas vraiment de leur respect et de leur conséquence. En ce sens, cette loi sur la pénalisation des clients des prostituées n'est pas étonnante. Passons sur le fait qu'elle pénalisera autant (sinon plus) les prostituées que les clients. On n'osera pas penser par ailleurs - sous peine d'être accusé de racisme - qu'elle préfigure une sorte de charia islamique mais il serait intéressant d'analyser l'essor de la prostitution à Dubaï, formellement interdite et en même temps extrêmement développée. France-Dubaï même combat ou situation antagoniste ? L'avenir le dira.



 




dimanche 10 avril 2016

Les 2 cancers de la France

Sully, ministre du roi Henri IV disait que labourage et paturage étaient les 2 mamelles de la France.

Aujourd'hui, la France n'a plus de quoi nourrir ses enfants car elle a 2 cancers dont il est difficile de prévoir lequel sera le premier fatal.

cancer économique d'abord : 2 100 milliards de dette publique, en augmentation de 1 000 milliards en un peu plus de 10 ans. Résultat d'une politique économique centrée sur la subvention du non-travail et son corollaire : l'hyper-taxation du travail. Politique économique guère pratiquée qu'au Venezuela, à Cuba et en Corée du Nord dont nous nous masquons les effets en raison de la richesse - supposée - des ménages surtout détenteurs d'un patrimoine immobilier et d'assurances-vie véritables créances sur un failli. Tous les experts indépendants le disent : ce n'est pas tenable, à la prochaine hausse - inévitable - des taux d’intérêts, le système explose. A ce sujet, le discours faussement naïf mais véritablement insultant d'un ministre de l'économie sur le soi-disant redressement des comptes publics ne fait qu'ajouter l'insulte à la douleur.

Le cancer sociétal ensuite : j'aurai pu l'appeler social mais cela aurait été réducteur. Il y a dans tout pays des contraintes et des crises sociales. Aux Etats-Unis par exemple, la réduction de la classe moyenne et l'augmentation des inégalités constitue certainement une crise sociale mais qui n'a rien de sociétale. Sans être un spécialiste de ce pays, on sent bien que cet excès et cette crise peut certainement être corrigée un jour sans qu'elle ne remette en cause la pérennité du pays. En France, les choses me semblent très différentes. Il me semble que les forces centripètes ont largement pris le dessus sur les forces centrifuges. Cela a déjà été le cas dans notre passé récent, dans les années 30 où l’ennemi n'étant pas tant la montée du nazisme (allemand) et du communisme (soviétique) que l'autre, le voisin de palier ou l'habitant de l'autre quartier. C'était certainement dans cet état d'esprit qu'à résidé la cause profonde de notre effondrement de mai 40 qui amena 5 années de malheur dans le monde et 60 millions de morts dont nous ne somme certes qu'indirectement responsable.

Aujourd'hui, les forces centripètes sont à nouveau à l’œuvre : en favorisant d'abord le secteur public sur le secteur privé et en créant des inégalités sur la retraite notamment qui apparaîtront un jour insupportables à la majorité de nos concitoyens (pour autant que l'explosion du système par l'économique n'ait pas déjà eu lieu !). En laissant mourir nos paysans et nos ouvriers premières victimes d'une mondialisation acceptée sans en jouer la règle de la compétitivité. Sait-on qu'aujourd'hui les Pays-bas - petit pays - sont passés devant la France en terme d'exportation agricole et que la république Tchèque va bientôt dépasser la France en matière de production automobile (l'ancienne "Tchécoslovaquie" serait déjà bien devant nous !).

Je ne parle pas des manifestations contre la loi travail qui me semblent la routine d'une très faible extrême gauche "juvénile et boboisée". Reste un dernier point d'importance, l'acceptation passive de la montée de l'Islam dans notre pays et le refus de toute analyse et toute réflexion contradictoire au motif de "pas d'amalagme". A ce sujet je ne peux que conseiller le livre de Zineb El Rhazoui, rescapée emblématique des attentats de Charlie Hebdo : "13 - Zineb raconte l'enfer du 13 novembre " aux éditions Ring. En toute petite confirmation : j'ai vu la semaine dernière une femme voilée du niqab entrer à la BNF comme si de rien n'était

Pour terminer, car mieux qu'un long discours, je cite l'exergue de la préface du livre de Zineb : " Combattez ceux qui ne croient ni en Allah, ni au jour dernier, qui n'interdisent pas ce qu'Allah et son messager ont interdit et qui ne professent pas la religion de Vérité, parmi ceux qui ont reçu le Livre, jusqu'à ce qu'ils versent la capitation de leurs propres mains, en état d'humiliation. 
Verset 29, sourate de la Tawba - Le repentir.

Lequel des 2 cancers nous tuera le premier ?