Au hasard de mes plongées dans l'histoire de la seconde guerre mondiale à l'occasion de mon voyage à Berlin, j'ai revu l'excellent téléfilm diffusé sur Arte : Speer et Hitler : l'architecte du diable.
La défaite de l'Allemagne et du Japon semblait inéluctable au vu de leur part respective (minime) dans le PIB mondial. Les japonais en étaient tellement convaincus que ce fut leur justification à l'attaque surprise de Pearl Harbour, et les archives montrent clairement que l'Amiral Yamamoto savait très bien que faute d'avoir pu alors détruire les portes-avions américains, la guerre serait très difficile à gagner.
Hitler - même s'il connaissait bien les enjeux économiques liés aux approvisionnements en minerais et pétrole qui guidèrent souvent sa stratégie militaire - se refusa très longtemps à aborder la guerre en terme économique.
Speer - jeune architecte nommé en début 42 ministre de l'armement suite au décès accidentel du titulaire du poste : le ministre Todt (fondateur de l'organisation Todt) fut le premier à en comprendre l'enjeu et à relever le défi.
il le fit avec tant de succès (forte croissance des productions jusqu'à fin 44 malgré les bombardements intensifs) qu'on peut se demander si - nommé simplement un an plus tôt par le fait du destin - l'Allemagne n'aurait pas pu gagner la guerre, à la différence du Japon qui économiquement n'a jamais eu sa chance.
Au delà du jugement sévère qu'il porte sur Hitler, qualifié de dilettante sacrifiant ses armées dans les immensités russes (un seul exemple : les constructeurs allemands de chars considéraient un char comme perdu techniquement après 1000 kilomètres sans révision générale or l'absence de chemin de fer à l'intérieur de la Russie fit parcourir aux chars allemands des distances infiniment supérieures), il me semble intéressant de comprendre les raisons du succès de Speer.
La première tient à la nature spécifique du régime totalitaire : l'appui total de Hitler permit à Speer - qui n'y connaissait rien en armement - d'imprimer tout de suite sa marque et de dérouler son plan conçu en quelques jours. L'absence de scrupules et de morale permit l'emploi de forces de travail qui n'existaient pas dans les démocraties combattantes : déportation, travail des prisonniers, service du travail obligatoire .... Même s'il faut noter que Speer n'obtiendra jamais l'état de "guerre totale" pompeusement clamé par Goebbels mais en fait refusé par Hitler. Quelques exemples : les femmes allemandes ne travailleront pas dans les usines, les chantiers civils -totalement inutiles en période de guerre - seront arrêtés tardivement et difficilement.
Les autres raisons sont propres au "génie organisationnel" de Speer :
1) Il obtint d'abord les mains libres par rapport au parti nazi et ce jusqu'à la fin de la guerre (commandes et relations sans tenir compte de l'appartenance au parti, immunité totale - garantie par Hitler - pour ses collaborateurs et toute personne désignée par Speer). Il avait compris que la bêtise ambiante au parti était son ennemi et il ne s'en cachait pas.
2) Il pilota lui même les priorités d'armement en construisant des matrices d'organisation en sous spécialités (roulements à bille, turbines, moteurs ...) à partir des avis des meilleurs techniciens experts en armements.
3) Il travailla directement avec les grands trusts allemands en court-circuitant totalement l'administration. Il leur délégua la production en évitant de changer les priorités.
4) Il réagit très rapidement aux premiers bombardements massifs en ordonnant la dispersion des moyens de production.
Sa politique se traduisit comme je l'ai déjà dit par une très forte progression de la production d'armements sur les 2 années pleines de son action, à savoir 1943 et 1944, mais aussi la mise en place de programmes nouveaux qui arrivèrent trop tard pour changer le cours de l'histoire, le plus marquant étant celui des sous-marins (c'est très technique mais en résumé Speer coopéra avec l'amiral Doenitz chef de la flotte des sous-marins pour construire le type de submersible capable de faire face aux navires alliés, ce qui n'avait pas été possible avant en raison de l'opposition de l'amiral Raeder commandant l'ensemble de la flotte avec l'amiral Doenitz). On appellerait cela aujourd'hui une analyse des besoins.
Si on met de coté l'exercice qui est un peu vain de se faire peur à refaire l'histoire (mais pas toujours inutile pour éviter de renouveler ses erreurs ...), on se dit que la puissance actuelle de l'industrie allemande - N°1 au monde si on l'analyse par sa qualité - trouve ses sources certes pas seulement mais peut-être en partie dans l'apport organisationnel et dans les principes appliqués par Speer. Etonnant ?
mardi 26 avril 2011
lundi 25 avril 2011
BERLIN
Après avoir découvert l'an dernier le Japon lors d'un voyage rapide, j'avais prévu d'y retourner plus longuement avec mon épouse cette année. Nous avons finalement décidé - après maintes hésitations - de reporter notre voyage à des jours meilleurs et nous sommes repliés sur Berlin.
Berlin : ville où j'ai connu mon épouse. Ville où son père, jeune aspirant-officier bulgare - allié de l'Allemagne - a failli y laisser sa vie pendant la dernière guerre, échappant aux russes de justesse avant leur entrée à Berlin.
Berlin est toujours en travaux, 20 ans après la chute du mur mais on en perçoit aujourd'hui toutes les possibilités : ville d'art et d'histoire avec des perspectives somptueuses et immenses (Berlin est 8 fois plus étendue que Paris).
Une densité de population faible et des conditions de vie bien meilleures. Un réseau de transport : train, métro et bus impeccable, propre. Une sécurité et une propreté générale quasi-parfaite. Des espaces verts et de campagne au cœur de la ville (comme si la Seine de Giverny se trouvait en plein centre ville !).
Berlin est une ville a découvrir ou redécouvrir. Au plan historique, musés et expositions sur les guerres, l'histoire du nazisme, de l'holocauste et du communisme (Staline, la DDR, le mur de Berlin). Les mémorials se succèdent dans un équilibre vrai et dépassionné mais empreint d'un vrai sens de responsabilité de la part des allemands.
Un mélange de reconstruction et de modernisme; Berlin a des cotés de Washington avec ses immenses esplanades couvertes de bâtiments majestueux.
Pour en faire la capitale européenne, reste à la doter d'un aéroport moderne. Parmi les handicaps, le niveau des finances de la ville (mais Berlin a toujours été aidé par le gouvernement fédéral) et un niveau de vie moindre (taux de chômage élevé, stigmate du communisme)
La visite de la Stasi, qui employa jusqu'à 100 000 personnes et 400 000 informateurs est un moment fort du voyage. Les allemands ont réussi à sauver in-extrémis les archives et y ont désormais accès pour se remémorer la phrase de Churchill : "La démocratie est le pire des régimes politiques, si on fait abstraction de tous les autres".
Berlin : ville où j'ai connu mon épouse. Ville où son père, jeune aspirant-officier bulgare - allié de l'Allemagne - a failli y laisser sa vie pendant la dernière guerre, échappant aux russes de justesse avant leur entrée à Berlin.
Berlin est toujours en travaux, 20 ans après la chute du mur mais on en perçoit aujourd'hui toutes les possibilités : ville d'art et d'histoire avec des perspectives somptueuses et immenses (Berlin est 8 fois plus étendue que Paris).
Une densité de population faible et des conditions de vie bien meilleures. Un réseau de transport : train, métro et bus impeccable, propre. Une sécurité et une propreté générale quasi-parfaite. Des espaces verts et de campagne au cœur de la ville (comme si la Seine de Giverny se trouvait en plein centre ville !).
Berlin est une ville a découvrir ou redécouvrir. Au plan historique, musés et expositions sur les guerres, l'histoire du nazisme, de l'holocauste et du communisme (Staline, la DDR, le mur de Berlin). Les mémorials se succèdent dans un équilibre vrai et dépassionné mais empreint d'un vrai sens de responsabilité de la part des allemands.
Un mélange de reconstruction et de modernisme; Berlin a des cotés de Washington avec ses immenses esplanades couvertes de bâtiments majestueux.
Pour en faire la capitale européenne, reste à la doter d'un aéroport moderne. Parmi les handicaps, le niveau des finances de la ville (mais Berlin a toujours été aidé par le gouvernement fédéral) et un niveau de vie moindre (taux de chômage élevé, stigmate du communisme)
La visite de la Stasi, qui employa jusqu'à 100 000 personnes et 400 000 informateurs est un moment fort du voyage. Les allemands ont réussi à sauver in-extrémis les archives et y ont désormais accès pour se remémorer la phrase de Churchill : "La démocratie est le pire des régimes politiques, si on fait abstraction de tous les autres".
samedi 12 mars 2011
Marine ou Martine ?
Juste avant l'intervention en Libye il y a 15 jours, j'avais été surpris par l'attitude du Président de la République face aux journalistes qui l'interrogeaient sur sa décision de reconnaître la rébellion libyenne : il se répétait continuellement en accentuant rictus et mouvements du corps désordonnés.
Il ressemblait vraiment à un boxeur groggy. Les sondages, le désaccord des autres pays européens, la peur devant une décision nous mettant au premier rang ? Ce qui est étonnant, c'est que la décision n'était pas mauvaise et pouvait s'expliquer, alors pourquoi cette "panique intérieure". Je ne sais pas trop, mais c'est difficile à voir sans étonnement et tristesse.
Avec Martine, c'est tout à fait différent. C'est la solidité du bloc de béton.
Les arguments sont connus : c'est la faute au capital et il n'y a qu'à le taxer pour que ça aille mieux; Plus c'est gros plus ça passe. Ce que j'aimerais savoir c'est si elle est sincère ou si elle nous manipule. Croit-elle vraiment à cette solution ou est-ce simplement un moyen pour prendre le pouvoir ?
Marine, c'est encore difficile à analyser. Une force de séduction incontestable, une capacité à passer de la brutalité à la douceur, ou le contraire. Mais en cela, beaucoup de femmes lui ressemblent ! Finalement, on sent bien, et elle la première, que son premier atout c'est l'échec des politiques en France. Son programme, c'est d'être un recours ou l'expression d'un ras le bol, point besoin de crédibilité économique.
Alors, Marine ou Martine ?
Et du coté des hommes : François ou Dominique ? L'adepte du régime alimentaire ou l'adepte du régime économique (FMI)? Soit dit en passant, l'autre fois je regardais DSK sur Canal et je le trouvais vraiment trop gros pour être Président de la République. Et s'il nous faisait un infarctus à peine élu? Et puis François, ça ne vous rappelle pas quelqu'un ?
Il ressemblait vraiment à un boxeur groggy. Les sondages, le désaccord des autres pays européens, la peur devant une décision nous mettant au premier rang ? Ce qui est étonnant, c'est que la décision n'était pas mauvaise et pouvait s'expliquer, alors pourquoi cette "panique intérieure". Je ne sais pas trop, mais c'est difficile à voir sans étonnement et tristesse.
Avec Martine, c'est tout à fait différent. C'est la solidité du bloc de béton.
Les arguments sont connus : c'est la faute au capital et il n'y a qu'à le taxer pour que ça aille mieux; Plus c'est gros plus ça passe. Ce que j'aimerais savoir c'est si elle est sincère ou si elle nous manipule. Croit-elle vraiment à cette solution ou est-ce simplement un moyen pour prendre le pouvoir ?
Marine, c'est encore difficile à analyser. Une force de séduction incontestable, une capacité à passer de la brutalité à la douceur, ou le contraire. Mais en cela, beaucoup de femmes lui ressemblent ! Finalement, on sent bien, et elle la première, que son premier atout c'est l'échec des politiques en France. Son programme, c'est d'être un recours ou l'expression d'un ras le bol, point besoin de crédibilité économique.
Alors, Marine ou Martine ?
Et du coté des hommes : François ou Dominique ? L'adepte du régime alimentaire ou l'adepte du régime économique (FMI)? Soit dit en passant, l'autre fois je regardais DSK sur Canal et je le trouvais vraiment trop gros pour être Président de la République. Et s'il nous faisait un infarctus à peine élu? Et puis François, ça ne vous rappelle pas quelqu'un ?
vendredi 4 mars 2011
Fiscalité et démagogie
Le premier président de la Cour des Comptes, Didier Migaud - personnalité socialiste incontestée, nommé par le Président de la République, lui a remis un rapport comparant les fiscalités française et allemande.
La lecture des 4 graphes publiés par le Monde de ce soir est instructive : le taux de prélèvements obligatoires est supérieur en France à ce qu'il est en Allemagne, elle même au dessus de la moyenne européenne. La France taxe plus le travail et le capital que l'Allemagne et moins la consommation.
Si on veut faire converger les fiscalités allemandes et françaises, il faut donc que la France fasse un bout du chemin et baisse son taux de prélèvement en réduisant ses dépenses, augmente sa TVA et baisse ses impôts sur le travail et le capital.
Je suis certain, et je l'ai déjà exprimé sur ce blog, que RIEN de tout cela ne sera fait. Nos hommes politiques - soutenus en cela par une large partie de nos concitoyens attendent simplement le miracle en espérant faire l'économie de mesures courageuses et douloureuses.
Le dernier homme politique en France qui a su tenir ce discours fut Raymond Barre qui trouva - après la défaite électorale prévisible - refuge en cette belle ville de Lyon.
J'attends donc que l'on boivent le calice jusqu'à la lie : la perte de notre trop fameux et illusoire 3ème A qui fait qu'au royaume des aveugles nous sommes - pour un temps encore très court - les rois.
La mascarade du gouvernement sur l'ISF est d'autant plus pitoyable qu'elle nous écarte une fois de plus des vrais sujets, mais il est vrai que nos hommes politiques ont une certaine habitude en matière de diversion.
Libye : les pays occidentaux sont apparemment bien embarrassés, et la Chine commence à montrer de sérieux signes d'énervement. Dans ces conditions, un accord à l'ONU sur une intervention militaire - où à tout le moins un embargo sur l'espace aérien - semble improbable. Où l'on voit la différence entre des despotes vieillissants et coupés de leur base et un vrai dictateur. Finalement Saddam Hussein aura été l'exception qui confirme la règle : Cuba, Corée du Nord, Birmanie : le trio de tête des dictatures les plus féroces au monde a encore de beaux jours devant lui.
Quand à la Chine, un pays où un twitter de trop vous envoie en camp de rééducation à l'autre bout du pays sans même un procès, gloups ! Et c'est d'eux que dépend la libération de la Libye. On peut toujours rêver. Ouf, je suis en France (et n'ai pas l'intention de mettre les pieds en Chine de sitôt).
La lecture des 4 graphes publiés par le Monde de ce soir est instructive : le taux de prélèvements obligatoires est supérieur en France à ce qu'il est en Allemagne, elle même au dessus de la moyenne européenne. La France taxe plus le travail et le capital que l'Allemagne et moins la consommation.
Si on veut faire converger les fiscalités allemandes et françaises, il faut donc que la France fasse un bout du chemin et baisse son taux de prélèvement en réduisant ses dépenses, augmente sa TVA et baisse ses impôts sur le travail et le capital.
Je suis certain, et je l'ai déjà exprimé sur ce blog, que RIEN de tout cela ne sera fait. Nos hommes politiques - soutenus en cela par une large partie de nos concitoyens attendent simplement le miracle en espérant faire l'économie de mesures courageuses et douloureuses.
Le dernier homme politique en France qui a su tenir ce discours fut Raymond Barre qui trouva - après la défaite électorale prévisible - refuge en cette belle ville de Lyon.
J'attends donc que l'on boivent le calice jusqu'à la lie : la perte de notre trop fameux et illusoire 3ème A qui fait qu'au royaume des aveugles nous sommes - pour un temps encore très court - les rois.
La mascarade du gouvernement sur l'ISF est d'autant plus pitoyable qu'elle nous écarte une fois de plus des vrais sujets, mais il est vrai que nos hommes politiques ont une certaine habitude en matière de diversion.
Libye : les pays occidentaux sont apparemment bien embarrassés, et la Chine commence à montrer de sérieux signes d'énervement. Dans ces conditions, un accord à l'ONU sur une intervention militaire - où à tout le moins un embargo sur l'espace aérien - semble improbable. Où l'on voit la différence entre des despotes vieillissants et coupés de leur base et un vrai dictateur. Finalement Saddam Hussein aura été l'exception qui confirme la règle : Cuba, Corée du Nord, Birmanie : le trio de tête des dictatures les plus féroces au monde a encore de beaux jours devant lui.
Quand à la Chine, un pays où un twitter de trop vous envoie en camp de rééducation à l'autre bout du pays sans même un procès, gloups ! Et c'est d'eux que dépend la libération de la Libye. On peut toujours rêver. Ouf, je suis en France (et n'ai pas l'intention de mettre les pieds en Chine de sitôt).
dimanche 13 février 2011
L'erreur de la FFT
La FFT vient de décider le maintien du tournoi de Roland-Garros à Paris.
Cette décision est selon moi doublement erronée : elle est d'une part représentative de l'esprit de conservatisme qui est le nôtre dans tous les sujets. Paris sera ainsi la seule grande ville a avoir décidé de ne pas délocaliser en grande banlieue un tournoi de tennis exigeant toujours plus de place. Il ne fait aucun doute que dans ces conditions, le grand chelem se passera un jour de Paris.
Mais le plus grave, c'est le sacrifice des serres d'Auteuil. Oh, bien sûr, les concepteurs de ce projet fou nous expliquent qu'un stade de tennis va très bien avec des serres, que celui ci sera implanté sur le coté et qu'on replantera les plantes ailleurs. Oui, c'est vraiment pratique la nature, on peut la saccager impunément.
La maire de Paris, la FFT et le gouvernement ferait bien de réfléchir au message dramatique qui est passé : aucun jardin public n'est désormais à l'abri d'intérêts privés et financiers (car il s'agit bien de cela).
Pour ma part, je compte m'associer de toute mes forces aux associations et citoyens qui lutteront contre ce projet. Il est certain que cela sera très difficile de faire revenir la FFT sur ce projet, mais je pense que le combat devra être mené - par des moyens légaux et démocratiques - dès le prochain Roland-Garros.
Appel aux volontaires !
NB : je cite le document officiel de la FFT : "l'utilisation partielle et temporaire - le temps de la quinzaine - du poumon vert que constitue les jardins des serres d'Auteuil."
Décoder : utilisation totale, pendant 15 jours, et utilisation partielle permanente (le stade de 5 000 places).
Je ne savais pas qu'une puissance privée pouvait en France s'approprier un "poumon vert" dans une ville ! Ce sera une première, et ça va créer des vocations !
Cette décision est selon moi doublement erronée : elle est d'une part représentative de l'esprit de conservatisme qui est le nôtre dans tous les sujets. Paris sera ainsi la seule grande ville a avoir décidé de ne pas délocaliser en grande banlieue un tournoi de tennis exigeant toujours plus de place. Il ne fait aucun doute que dans ces conditions, le grand chelem se passera un jour de Paris.
Mais le plus grave, c'est le sacrifice des serres d'Auteuil. Oh, bien sûr, les concepteurs de ce projet fou nous expliquent qu'un stade de tennis va très bien avec des serres, que celui ci sera implanté sur le coté et qu'on replantera les plantes ailleurs. Oui, c'est vraiment pratique la nature, on peut la saccager impunément.
La maire de Paris, la FFT et le gouvernement ferait bien de réfléchir au message dramatique qui est passé : aucun jardin public n'est désormais à l'abri d'intérêts privés et financiers (car il s'agit bien de cela).
Pour ma part, je compte m'associer de toute mes forces aux associations et citoyens qui lutteront contre ce projet. Il est certain que cela sera très difficile de faire revenir la FFT sur ce projet, mais je pense que le combat devra être mené - par des moyens légaux et démocratiques - dès le prochain Roland-Garros.
Appel aux volontaires !
NB : je cite le document officiel de la FFT : "l'utilisation partielle et temporaire - le temps de la quinzaine - du poumon vert que constitue les jardins des serres d'Auteuil."
Décoder : utilisation totale, pendant 15 jours, et utilisation partielle permanente (le stade de 5 000 places).
Je ne savais pas qu'une puissance privée pouvait en France s'approprier un "poumon vert" dans une ville ! Ce sera une première, et ça va créer des vocations !
jeudi 3 février 2011
Pas de chance ?
Marc Touati, économiste connu, a déclaré récemment que "la France n'avait pas eu de chance " pour expliquer les mauvaises performances économiques du pays ces 10 dernières années.
Je crois que la chance n'a rien n'a voir là dedans, et que nous n'avons que ce que nous méritons : un pays qui taxe autant le travail et qui a des lois sociales aussi compliquées ne peut pas progresser. Nous faisons illusion mais c'est tout.
Le Président de la république a dit lors d'un déplacement "qu'il ne ferait pas la manche". Et les 1500 milliards de dette, c'est quoi ? La "manche", ce seront les emprunts de son successeur ? Il veut mettre dans la constitution une limite au déficit. Bonne idée, mais je croyais que la France avait signé le traité de Maastricht qui indiquait déjà une telle limite; Il n'a jamais été respecté.
Reportage intéressant hier sur M6 sur les taxis et le permis de conduire à point en France : en résumé : magouilles, non-respect des lois, malthusianisme corporatiste, impuissance de la loi et de l'état, fraude en tout genre .... des pratiques bananières, en veux tu en voilà. Passionnant !
Nous apportons notre aide aux tunisiens et aux égyptiens. Je leur conseille d'aller voir directement du coté de l'Allemagne, ils gagneront du temps et quitte à changer, autant opter pour le maître plutôt que pour l'élève indiscipliné.
Les émeutes récentes m'ont fait prendre conscience que les jeunes tunisiens parlent mieux le français que nos jeunes .... Que faire ? des échanges linguistiques, échanger les profs ? envoyer une commission d'enquête pour voir ce qui fonctionnait mieux dans l'école de Ben Ali ?
Pas de chance ? vous avez dit ? Ah oui, " comme en 40 ", comme on dit chez nous.
Je crois que la chance n'a rien n'a voir là dedans, et que nous n'avons que ce que nous méritons : un pays qui taxe autant le travail et qui a des lois sociales aussi compliquées ne peut pas progresser. Nous faisons illusion mais c'est tout.
Le Président de la république a dit lors d'un déplacement "qu'il ne ferait pas la manche". Et les 1500 milliards de dette, c'est quoi ? La "manche", ce seront les emprunts de son successeur ? Il veut mettre dans la constitution une limite au déficit. Bonne idée, mais je croyais que la France avait signé le traité de Maastricht qui indiquait déjà une telle limite; Il n'a jamais été respecté.
Reportage intéressant hier sur M6 sur les taxis et le permis de conduire à point en France : en résumé : magouilles, non-respect des lois, malthusianisme corporatiste, impuissance de la loi et de l'état, fraude en tout genre .... des pratiques bananières, en veux tu en voilà. Passionnant !
Nous apportons notre aide aux tunisiens et aux égyptiens. Je leur conseille d'aller voir directement du coté de l'Allemagne, ils gagneront du temps et quitte à changer, autant opter pour le maître plutôt que pour l'élève indiscipliné.
Les émeutes récentes m'ont fait prendre conscience que les jeunes tunisiens parlent mieux le français que nos jeunes .... Que faire ? des échanges linguistiques, échanger les profs ? envoyer une commission d'enquête pour voir ce qui fonctionnait mieux dans l'école de Ben Ali ?
Pas de chance ? vous avez dit ? Ah oui, " comme en 40 ", comme on dit chez nous.
mercredi 12 janvier 2011
BMW - VW - 3ème Reich
Ce soir sur Arte, une émission passionnante sur Gunther Quandt, propriétaire de BMW, et fondateur de la 1ère famille allemande par ses avoirs (20 milliards d'euros).
En résumé, Gunther Quandt a été le 1er producteur d'armes du 3ème Reich en utilisant son ex-épouse Magda qui épousa Goebbels pour prendre commandes sur commandes, avec les SS comme gardiens des camps de concentration directement liés à ses usines de batteries pour sous-marins et V2 entre autres.
Inexplicablement, il ne sera pas inquiété en 1945 car très discret, alors que d'autres industriels moins impliqués finiront leurs jours en prison.
Je relie ce fait étonnant et choquant à la désinvolture dont les anglais ont fait preuve en 1945 pour rebaptiser la ville neuve voisine de l'usine Volkswagen, du nom d'un château proche : Wolfsburg sans tenir compte du fait que Wolf (Loup en allemand) était le surnom de l'initiateur du projet : Adolf Hitler.
Il est assez impressionnant de penser que 2 des plus belles entreprises allemandes actuelles : VW et BMW doivent directement leur succès au 3 ème Reich et aux milliers de déportés qui y ont travaillés pendant la guerre et y sont morts, et cela sans aucune "dé-nazification".
Dans le reportage, Gunther Quandt parle des prisonniers comme étant "usés" et devant être remplacés au plus vite (au rythme de 80 morts par mois).
Un membre de la famille Quandt explique dans le reportage qu'il est temps d'oublier le passé. On le comprend mais sans être d'accord, bien sûr.
En résumé, Gunther Quandt a été le 1er producteur d'armes du 3ème Reich en utilisant son ex-épouse Magda qui épousa Goebbels pour prendre commandes sur commandes, avec les SS comme gardiens des camps de concentration directement liés à ses usines de batteries pour sous-marins et V2 entre autres.
Inexplicablement, il ne sera pas inquiété en 1945 car très discret, alors que d'autres industriels moins impliqués finiront leurs jours en prison.
Je relie ce fait étonnant et choquant à la désinvolture dont les anglais ont fait preuve en 1945 pour rebaptiser la ville neuve voisine de l'usine Volkswagen, du nom d'un château proche : Wolfsburg sans tenir compte du fait que Wolf (Loup en allemand) était le surnom de l'initiateur du projet : Adolf Hitler.
Il est assez impressionnant de penser que 2 des plus belles entreprises allemandes actuelles : VW et BMW doivent directement leur succès au 3 ème Reich et aux milliers de déportés qui y ont travaillés pendant la guerre et y sont morts, et cela sans aucune "dé-nazification".
Dans le reportage, Gunther Quandt parle des prisonniers comme étant "usés" et devant être remplacés au plus vite (au rythme de 80 morts par mois).
Un membre de la famille Quandt explique dans le reportage qu'il est temps d'oublier le passé. On le comprend mais sans être d'accord, bien sûr.
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