Pour changer, un billet sur le foot à l'occasion du départ de Laurent Blanc qui une fois de plus nous démontre avec ce choix que c'est quelqu'un d'intelligent !
D'abord, une précision : on appartient à une génération, et il est impossible de s'en détacher. Pour moi, le foot c'est Saint-Etienne en coupe d'Europe : la finale perdu avec les poteaux carrés, malgré Rocheteau l'ange vert. Ensuite, Platini et ses coups-francs, la qualification pour la coupe du monde, un premier échec injuste en Argentine, puis la consécration avec la demi-finale perdue injustement contre l'Allemagne, et l'agonie 4 ans plus tard avec celle perdue au Mexique contre la même équipe. La victoire en finale du championnat d'Europe passant pour une juste mais mince consolation.
Alors, bien sûr il y a 1998 et 2000.Ce qu'en j'en pense, tout simplement ceci : qu'après tant de malheur avec une belle équipe (celle de Platini), ce n'était que justice de gagner enfin avec une équipe si moche (celle de Zidane). Car enfin, je ne me souviens pas d'un seul beau match qu'on ait gagné ! La coupe du monde 1998 a franchement tenue du miracle, que ce soit contre l'Uruguay, l'Italie ou la Croatie. 2004 en Corée sera la fin de l'histoire puisqu'enfin on pouvait mal jouer et perdre ! 2006 restera pour moi l'occasion manquée de réaliser un véritable hold-up avec une finale tout à fait à notre portée et perdue dans les conditions qu'on sait.
Je me souviens au lendemain de la défaite, en achetant mon journal dans un kiosque de la réflexion idiote du vendeur me disant que ce serait pour la prochaine fois, et moi lui répondant qu'il manquait un peu de recul et de culture footballistique sinon il saurait que nous ne sommes pas un grand pays de foot, et je rajoutais que même une demi-finale nous ne la verrions peut-être plus de notre vivant !
Maintenant, nous y sommes : l'équipe de France est revenue à sa place d'équipe médiocre et seul le souvenir des victoires passées nous fait refuser ce constat facile à faire ! Mais le problème n'est pas là.
Le véritable sujet de ras-le bol c'est combien l'équipe de France avec ses joueurs égoistes, mal élevés et malpolis sont devenus le symbole de notre pays et de notre jeunesse. J'espère simplement qu'on ne se qualifiera pas pour la prochaine coupe du monde au Brésil, ainsi cela évitera au moins de voir ces jeunes impolis se répandre dans la presse !
Forza Italia (ou Arriba Espana)
dimanche 1 juillet 2012
dimanche 24 juin 2012
The Pledge
Dans mes précédents messages, j'ai déjà eu l'occasion de faire partager ma récente découverte du cinéma indien. Cette semaine, j'ai pu voir pour la première fois au cinéma, et non à la télévision, un film entièrement tourné en Inde : "Trishna", qui vient de sortir en France et va bientôt disparaitre des écrans.
Ce n'est pas un film "Bollywood" puisque réalisé par Michael Winterbottom qui est un réalisateur anglais. Le film est librement inspiré du roman de Thomas Hardy, Tess d'Uberville. Il est interprété par Freida Pinto, actrice indienne révélation de Slumdog Millionnaire et égérie de l'Oréal (Trishna) et Riz Ahmed, jeune acteur en pleine ascension (Jay).
Le film raconte l'histoire de nos jours d'une jeune paysanne de la région d'Osian (Trishna) qui doit lutter pour assurer la survie de sa famille après un accident de la circulation qui détruit la voiture de son père chauffeur-livreur, achetée à crédit. Elle fait des petits boulots dans un hôtel local (accueil, danse) et y rencontre le fils d'un riche anglais, propriétaire d'hôtels en Inde (Jay), qui lui propose un emploi bien payé dans un des hôtels de son père à Jaipur - très loin de chez elle - pour pouvoir rembourser la Jeep. Après une première période heureuse où elle apprend son métier, se forme à université locale et est chouchoutée par son ange gardien, elle s'enfuit de l'hôtel pour rentrer chez elle après avoir été séduite et avoir couché avec lui un soir où il la ramenait d'une sortie en ville. Enceinte, ses parents la font avorter puis l'envoient chez son oncle dans une ville voisine où elle cumulera emploi à l'usine et à la maison, esclave moderne pour sa tante malade et impotente.
Là, Jay la retrouvera - difficilement et après plusieurs mois de recherche - étonné qu'elle ait pu fuir l'hôtel sans donner de nouvelles et ne se rendant pas compte de ce que cela pouvait représenter comme déshonneur pour Trishna, employée modèle, d'avoir eu une relation avec le maître des lieux. Il lui indique alors ne pas pouvoir vivre sans elle et lui propose de le rejoindre à Bombay où il essaye de s'installer comme jeune producteur, ne voulant pas reprendre les hôtels de son père. Trishna accepte immédiatement et s'ensuit une période heureuse où les jeunes amoureux inconscients se fondent dans la vie moderne et futile de Bombay. Elle découvre la mer, la mode, la musique, la danse, participe à des fêtes avec les amis de Jay, tous intéressées par son argent mais également très amicaux.
Malheureusement, le père de Jay tombe gravement malade et Jay doit repartir à Londres. Il part brutalement sans dire au revoir à Trishna qui lui avait confié la veille dans un moment de grande émotion mutuelle le secret de son avortement. Jay avait auparavant confié à Trishna qu'il parlerait d'elle à son père et récupérerait à Londres le collier de sa grand-mère, destiné à la femme qu'il aime - sorte de déclaration de demande en mariage, même si pas totalement précisée, et lui avait avoué avoir couché avec plusieurs amies de Bombay pour se venger de son départ précipité de l'hôtel. Peut-être alors Jay, conscient de l'apparente supériorité que lui confère son statut d'homme riche et du bonheur matériel qu'il apportait à Trishna s'était-il mit à douter de sa sincérité puisqu'elle n'avait pas osé se confier auparavant ?
Après avoir été ensuite mise à la rue de l'appartement dont Jay avait négligemment oublié de payer le loyer depuis Londres, Trishna trouve refuge chez des amies de Jay, prenant tous ces coups du sort avec un grand détachement. Au bout de quelques mois, Jay revient à Bombay et retrouve Trishna, s'étonnant à nouveau qu'elle ne l'ai pas contacté pour régler le problème du loyer et ne se rendant pas compte de ce que cela représentait pour elle de le déranger dans un moment pareil. Il lui indique avoir promis à son père malade de reprendre la gestion des hôtels et lui propose de le rejoindre dans un autre hôtel du Rajasthan où il ne pourront afficher en public leur couple mixte et non légitime en raison du poids des traditions locales, et où ils devront donc se contenter de rencontres en privé.
S'ensuit - après la courte joie des retrouvailles - une période triste où Jay s'ennuie à l'hôtel - s'appuyant sur son statut pour mener une vie paresseuse dans ses appartements privés, fumant joint sur joint - et où leur relation tourne à une triste routine sexuelle prenant prétexte du service quotidien du repas apporté par Trishna. Jay finit par avoir une attitude de plus en plus humiliante vis à vis de Trishna - le paroxysme étant atteint le jour anniversaire de leur rencontre où Jay légitime sa violence verbale et physique par tout ce qu'il a fait pour elle. Celle-ci tue alors son amant, rentre dans son village et après avoir revu sa famille et notamment ses frères et sœurs - tous retournés à l'école grâce à l'argent qu'elle envoyait depuis un an - se suicide dans la campagne alors qu'ils récitent le Notre Père et le serment indien non loin de là.
Certaines critiques n'ont pas aimé le film, c'est leur droit. On peut trouver le sujet mélo, ce n'est pas faux, mais l'interprétation de Freida Pinto toute en nuance est bouleversante et le film a été tourné au milieu d'acteurs non professionnels qui tirent tous leur épingle du jeu. L’Inde apparaît aussi dans toutes ses contradictions sociales et ses bouleversements économiques comme l'Angleterre du 19ème siècle de Thomas Hardy.
Un dernier point sur le serment : il est communément récité par les Indiens à l'unisson lors d'événements publics, dans les écoles et lors de la Fête de l'Indépendance. Les paroles sont les suivantes :
"L’Inde est mon pays. Tous les Indiens sont mes frères et sœurs.
J'aime mon pays. Je suis fier de son patrimoine riche et varié.
Je saurai toujours m'efforcer d'être digne d'elle.
Je donnerai à mes parents, à mes enseignants et à tous les anciens, le respect, et traiterai tout le monde avec courtoisie.
Pour mon pays et mon peuple, je m'engage à me dévouer.
Dans leur bien-être et leur prospérité, seul se trouve mon bonheur"
C'est beau, non ?
Ce n'est pas un film "Bollywood" puisque réalisé par Michael Winterbottom qui est un réalisateur anglais. Le film est librement inspiré du roman de Thomas Hardy, Tess d'Uberville. Il est interprété par Freida Pinto, actrice indienne révélation de Slumdog Millionnaire et égérie de l'Oréal (Trishna) et Riz Ahmed, jeune acteur en pleine ascension (Jay).
Le film raconte l'histoire de nos jours d'une jeune paysanne de la région d'Osian (Trishna) qui doit lutter pour assurer la survie de sa famille après un accident de la circulation qui détruit la voiture de son père chauffeur-livreur, achetée à crédit. Elle fait des petits boulots dans un hôtel local (accueil, danse) et y rencontre le fils d'un riche anglais, propriétaire d'hôtels en Inde (Jay), qui lui propose un emploi bien payé dans un des hôtels de son père à Jaipur - très loin de chez elle - pour pouvoir rembourser la Jeep. Après une première période heureuse où elle apprend son métier, se forme à université locale et est chouchoutée par son ange gardien, elle s'enfuit de l'hôtel pour rentrer chez elle après avoir été séduite et avoir couché avec lui un soir où il la ramenait d'une sortie en ville. Enceinte, ses parents la font avorter puis l'envoient chez son oncle dans une ville voisine où elle cumulera emploi à l'usine et à la maison, esclave moderne pour sa tante malade et impotente.
Là, Jay la retrouvera - difficilement et après plusieurs mois de recherche - étonné qu'elle ait pu fuir l'hôtel sans donner de nouvelles et ne se rendant pas compte de ce que cela pouvait représenter comme déshonneur pour Trishna, employée modèle, d'avoir eu une relation avec le maître des lieux. Il lui indique alors ne pas pouvoir vivre sans elle et lui propose de le rejoindre à Bombay où il essaye de s'installer comme jeune producteur, ne voulant pas reprendre les hôtels de son père. Trishna accepte immédiatement et s'ensuit une période heureuse où les jeunes amoureux inconscients se fondent dans la vie moderne et futile de Bombay. Elle découvre la mer, la mode, la musique, la danse, participe à des fêtes avec les amis de Jay, tous intéressées par son argent mais également très amicaux.
Malheureusement, le père de Jay tombe gravement malade et Jay doit repartir à Londres. Il part brutalement sans dire au revoir à Trishna qui lui avait confié la veille dans un moment de grande émotion mutuelle le secret de son avortement. Jay avait auparavant confié à Trishna qu'il parlerait d'elle à son père et récupérerait à Londres le collier de sa grand-mère, destiné à la femme qu'il aime - sorte de déclaration de demande en mariage, même si pas totalement précisée, et lui avait avoué avoir couché avec plusieurs amies de Bombay pour se venger de son départ précipité de l'hôtel. Peut-être alors Jay, conscient de l'apparente supériorité que lui confère son statut d'homme riche et du bonheur matériel qu'il apportait à Trishna s'était-il mit à douter de sa sincérité puisqu'elle n'avait pas osé se confier auparavant ?
Après avoir été ensuite mise à la rue de l'appartement dont Jay avait négligemment oublié de payer le loyer depuis Londres, Trishna trouve refuge chez des amies de Jay, prenant tous ces coups du sort avec un grand détachement. Au bout de quelques mois, Jay revient à Bombay et retrouve Trishna, s'étonnant à nouveau qu'elle ne l'ai pas contacté pour régler le problème du loyer et ne se rendant pas compte de ce que cela représentait pour elle de le déranger dans un moment pareil. Il lui indique avoir promis à son père malade de reprendre la gestion des hôtels et lui propose de le rejoindre dans un autre hôtel du Rajasthan où il ne pourront afficher en public leur couple mixte et non légitime en raison du poids des traditions locales, et où ils devront donc se contenter de rencontres en privé.
S'ensuit - après la courte joie des retrouvailles - une période triste où Jay s'ennuie à l'hôtel - s'appuyant sur son statut pour mener une vie paresseuse dans ses appartements privés, fumant joint sur joint - et où leur relation tourne à une triste routine sexuelle prenant prétexte du service quotidien du repas apporté par Trishna. Jay finit par avoir une attitude de plus en plus humiliante vis à vis de Trishna - le paroxysme étant atteint le jour anniversaire de leur rencontre où Jay légitime sa violence verbale et physique par tout ce qu'il a fait pour elle. Celle-ci tue alors son amant, rentre dans son village et après avoir revu sa famille et notamment ses frères et sœurs - tous retournés à l'école grâce à l'argent qu'elle envoyait depuis un an - se suicide dans la campagne alors qu'ils récitent le Notre Père et le serment indien non loin de là.
Certaines critiques n'ont pas aimé le film, c'est leur droit. On peut trouver le sujet mélo, ce n'est pas faux, mais l'interprétation de Freida Pinto toute en nuance est bouleversante et le film a été tourné au milieu d'acteurs non professionnels qui tirent tous leur épingle du jeu. L’Inde apparaît aussi dans toutes ses contradictions sociales et ses bouleversements économiques comme l'Angleterre du 19ème siècle de Thomas Hardy.
Un dernier point sur le serment : il est communément récité par les Indiens à l'unisson lors d'événements publics, dans les écoles et lors de la Fête de l'Indépendance. Les paroles sont les suivantes :
"L’Inde est mon pays. Tous les Indiens sont mes frères et sœurs.
J'aime mon pays. Je suis fier de son patrimoine riche et varié.
Je saurai toujours m'efforcer d'être digne d'elle.
Je donnerai à mes parents, à mes enseignants et à tous les anciens, le respect, et traiterai tout le monde avec courtoisie.
Pour mon pays et mon peuple, je m'engage à me dévouer.
Dans leur bien-être et leur prospérité, seul se trouve mon bonheur"
C'est beau, non ?
samedi 16 juin 2012
Que dire ? Médiocre ! Merci Angela
Que dire devant les projets du gouvernement ? Cynisme, incompétence, rêverie ? Ils étaient annoncés, nous répondent les membres du gouvernement. C'est exact. Est-ce suffisant ? Médiocre, propose Angela Merkel.
Tout est dit.
Le retour de la retraite à 60 ans pour certains, la hausse de l'allocation de rentrée scolaire pour d'autres, le matraquage fiscal annoncé sur les "riches" et celui à venir sur les classes moyennes. Le même type d'erreur que la relance de 1981, la retraite à 60 ans et la 5ème semaine de congés payés de la même époque, le RMI et les 35 heures. Toujours des dépenses, les salauds de patrons et de riches paieront.
L'interdiction des licenciements boursiers ! Mais oui, c'est bien connu : les actionnaires, surtout français, avec un CAC 40 à moins de la moitié de son plus haut, se sont considérablement enrichis et méritent d'être punis. C'est bien connu aussi, les licenciements en France ne sont ni la faute des charges sur le travail écrasantes ni de la concurrence internationale à bas prix mais bien du sadisme des patrons qui licencient pour améliorer les profits. Les camps de rééducation du Vietnam et du Cambodge ne sont pas loin. Il faut vraiment modifier son logiciel interne.
Oui, mais en attendant, ceux qui peuvent, ils se sauvent. Londres, Bruxelles, Genève ... nous remercient.
Le salut ne pourra venir que de l'Allemagne ("Ich bin Deutsch, c'est correct ?) et des agences de notation qui vont nous remettre à notre place : celle d'un pays "has been" qui s'y croit encore et qui ne voit pas le mur au tournant sur lequel il va se fracasser.
Champagne !
Tout est dit.
Le retour de la retraite à 60 ans pour certains, la hausse de l'allocation de rentrée scolaire pour d'autres, le matraquage fiscal annoncé sur les "riches" et celui à venir sur les classes moyennes. Le même type d'erreur que la relance de 1981, la retraite à 60 ans et la 5ème semaine de congés payés de la même époque, le RMI et les 35 heures. Toujours des dépenses, les salauds de patrons et de riches paieront.
L'interdiction des licenciements boursiers ! Mais oui, c'est bien connu : les actionnaires, surtout français, avec un CAC 40 à moins de la moitié de son plus haut, se sont considérablement enrichis et méritent d'être punis. C'est bien connu aussi, les licenciements en France ne sont ni la faute des charges sur le travail écrasantes ni de la concurrence internationale à bas prix mais bien du sadisme des patrons qui licencient pour améliorer les profits. Les camps de rééducation du Vietnam et du Cambodge ne sont pas loin. Il faut vraiment modifier son logiciel interne.
Oui, mais en attendant, ceux qui peuvent, ils se sauvent. Londres, Bruxelles, Genève ... nous remercient.
Le salut ne pourra venir que de l'Allemagne ("Ich bin Deutsch, c'est correct ?) et des agences de notation qui vont nous remettre à notre place : celle d'un pays "has been" qui s'y croit encore et qui ne voit pas le mur au tournant sur lequel il va se fracasser.
Champagne !
vendredi 20 avril 2012
L'échec
La campagne électorale, comme les précédentes, a fait l'objet de tous les commentaires, pourtant je pense qu'il y a un fait qui est passé totalement inaperçu des médias et pour cause puisque cette élection partage une caractéristique unique avec celle de 1981 seulement, soit il y a plus de 30 ans.
Jamais, un président n'a été réélu sur le résultat de son mandat : de Gaulle a bénéficié de la contre-vague de mai 68, Mitterrand et Chirac ont été réélu en pleine cohabitation leur permettant de bénéficier de leur statut d'opposant.
Seuls Giscard et Sarkozy se sont présentés pour leur réélection avec les pleins pouvoirs et un bilan à défendre. Giscard a été battu et Sarkozy semble en prendre le chemin.
Ce fait n'est finalement pas si étonnant si on se penche sur le bilan économique et social de nos présidents depuis Pompidou et si on voit l'état de la France aujourd'hui. Seul un président bénéficiant du rôle d'opposant que peut lui conférer la cohabitation est en mesure de se faire réélire. On mesure mieux l'exploit que représenterait la réélection de Sarkozy si on ajoute qu'il a battu les records d'impopularité d'un président pendant la cinquième république. On comprend que le sportif qu'il est n'ait pas pu résister à le tenter.
Alors : "A l'impossible, nul n'est tenu" ou "C'est parce qu’il ne savait pas que c'était impossible qu'il l'a fait" ?
Jamais, un président n'a été réélu sur le résultat de son mandat : de Gaulle a bénéficié de la contre-vague de mai 68, Mitterrand et Chirac ont été réélu en pleine cohabitation leur permettant de bénéficier de leur statut d'opposant.
Seuls Giscard et Sarkozy se sont présentés pour leur réélection avec les pleins pouvoirs et un bilan à défendre. Giscard a été battu et Sarkozy semble en prendre le chemin.
Ce fait n'est finalement pas si étonnant si on se penche sur le bilan économique et social de nos présidents depuis Pompidou et si on voit l'état de la France aujourd'hui. Seul un président bénéficiant du rôle d'opposant que peut lui conférer la cohabitation est en mesure de se faire réélire. On mesure mieux l'exploit que représenterait la réélection de Sarkozy si on ajoute qu'il a battu les records d'impopularité d'un président pendant la cinquième république. On comprend que le sportif qu'il est n'ait pas pu résister à le tenter.
Alors : "A l'impossible, nul n'est tenu" ou "C'est parce qu’il ne savait pas que c'était impossible qu'il l'a fait" ?
samedi 7 avril 2012
Le baril de poudre
Si on analyse avec un peu de recul l'évolution de la France depuis l'après-guerre (67 ans, un peu moins qu'une espérance de vie), on peut facilement distinguer 2 périodes : les 30 "glorieuses", et les 30 "piteuses". Pendant la première période, la France a généré des richesses et s'est préoccupée de leur répartition, puis dans la seconde, au fur et à mesure que cette création était en panne, la France s'est mise à distribuer une richesse fictive fondée sur l'endettement du pays.
La suite de l'histoire est écrite : la faillite du pays et de ses épargnants, la remise en cause de l'état providence et la fin de la fonction publique et du statut de fonctionnaire. La fin du "bon vivre" en France au moins pendant quelques décennies.
L'assaut de démagogie dont font preuve nos principaux candidats est risible et nous rappelle une fois de plus que les promesses n'engagent que ceux qui les reçoivent.
Une analyse cynique des forces en présence montre un camp qui va dans la mauvaise direction théorique, le candidat socialiste, mais qui présente 2 avantages possibles : l'accélération de la faillite, préalable indispensable au redressement, et la possibilité de faire l'inverse de ce pour quoi il a été élu, et par exemple être le premier gouvernement à faire baisser le salaire des fonctionnaires. A l'inverse, les idées libérales sont les bonnes mais quand elles ne sont pas appliquées à quoi bon être dans le vrai.
A force d'entendre parler de quelque chose sans le voir se matérialiser on peut penser que cela n'arrivera pas mais je pense que la faillite de la France est pour bientôt car la crise de l'euro est structurelle, et entraîne inévitablement les pays faibles de l’Europe, dont la France qui ne doit qu'à sa taille de ne pas être plus attaquée aujourd'hui, vers le fonds (cf son déficit commercial abyssale qui s'ajoute à ses multi-déficits : public, sécurité sociale, ....).
Ceci dit, à court-terme, l'arrivée d'un président socialiste nous rejouant le remake de l'état providence en pleine crise de l'euro pourrait être la flamme qui allume la mèche du baril de poudre sur lequel nous sommes tous assis.
J'ai hâte de voir ça !
La suite de l'histoire est écrite : la faillite du pays et de ses épargnants, la remise en cause de l'état providence et la fin de la fonction publique et du statut de fonctionnaire. La fin du "bon vivre" en France au moins pendant quelques décennies.
L'assaut de démagogie dont font preuve nos principaux candidats est risible et nous rappelle une fois de plus que les promesses n'engagent que ceux qui les reçoivent.
Une analyse cynique des forces en présence montre un camp qui va dans la mauvaise direction théorique, le candidat socialiste, mais qui présente 2 avantages possibles : l'accélération de la faillite, préalable indispensable au redressement, et la possibilité de faire l'inverse de ce pour quoi il a été élu, et par exemple être le premier gouvernement à faire baisser le salaire des fonctionnaires. A l'inverse, les idées libérales sont les bonnes mais quand elles ne sont pas appliquées à quoi bon être dans le vrai.
A force d'entendre parler de quelque chose sans le voir se matérialiser on peut penser que cela n'arrivera pas mais je pense que la faillite de la France est pour bientôt car la crise de l'euro est structurelle, et entraîne inévitablement les pays faibles de l’Europe, dont la France qui ne doit qu'à sa taille de ne pas être plus attaquée aujourd'hui, vers le fonds (cf son déficit commercial abyssale qui s'ajoute à ses multi-déficits : public, sécurité sociale, ....).
Ceci dit, à court-terme, l'arrivée d'un président socialiste nous rejouant le remake de l'état providence en pleine crise de l'euro pourrait être la flamme qui allume la mèche du baril de poudre sur lequel nous sommes tous assis.
J'ai hâte de voir ça !
samedi 17 mars 2012
La France
Je vais être très direct : ne croyant plus au chance de mon pays d'éviter la faillite, je n'irai pas voter aux présidentielles.
Je pense en effet que quel que soit l'élu, ce sera sous son quinquennat que la faillite arrivera. 40 ans d’incompétence totale et de verbe creux auront eu raison d'un pays riche et en pleine croissance !
J'ai déjà eu l'occasion de le dire dans ce blog et je le répète : cette faillite, je ne la crains pas, je l'attends sereinement comme une punition méritée et la fin d'une longue décadence. Qu'en sortira-t-il ? une junte militaire ? des révoltes et des révolutions ? la fin de l’Europe ? le retour aux guerres ? Qui viendra nous sauver comme en 1917 ou 1944 ?
Le poids absurde de la dette et de la dépense publique nous condamne sans appel.
Combien avec cette certitude les débats actuels peuvent sembler vains ! Pour la première fois, je m'en désintéresse totalement préférant de loin poursuivre ma découverte du cinéma indien.
Abstention combien de divisions ?
Je pense en effet que quel que soit l'élu, ce sera sous son quinquennat que la faillite arrivera. 40 ans d’incompétence totale et de verbe creux auront eu raison d'un pays riche et en pleine croissance !
J'ai déjà eu l'occasion de le dire dans ce blog et je le répète : cette faillite, je ne la crains pas, je l'attends sereinement comme une punition méritée et la fin d'une longue décadence. Qu'en sortira-t-il ? une junte militaire ? des révoltes et des révolutions ? la fin de l’Europe ? le retour aux guerres ? Qui viendra nous sauver comme en 1917 ou 1944 ?
Le poids absurde de la dette et de la dépense publique nous condamne sans appel.
Combien avec cette certitude les débats actuels peuvent sembler vains ! Pour la première fois, je m'en désintéresse totalement préférant de loin poursuivre ma découverte du cinéma indien.
Abstention combien de divisions ?
jeudi 1 mars 2012
Aishwarya Rai
Sortons un peu de la triste campagne électorale avec un Président sortant qui fait feu de tout bois, toujours aussi grotesque, et un ancien premier secrétaire du PS qui prend une grosse voix pour nous faire croire qu'il est quelqu'un d'important (attention quand même, l'extinction de voix guette, quand à moi je ne supporte déjà plus de l'entendre !).
A tous deux, et aux français encore intéressés, je ne saurais trop conseiller d'aller voir "La Dame de Fer". C'est d'un autre niveau, c'est Churchill contre notre Président du conseil - je ne me souviens même plus de son nom ... Paul Raynaud ça m'est revenu). Un pays qui a résisté et a gagné, un autre qui s'est couché. Finalement, c'est toujours pareil, le naturel revient au galop : que ce soit contre les allemands ou contre le déclin, il y a 2 catégories, les courageux et les démagogues. Il faut voir la séquence ou Margaret Thatcher, sublimement incarnée par Meryll Streep, devant ses généraux trouillards dit à propos du croiseur argentin Belgrado : Sink it ! Sink them, on a envie de dire.
Alors passons à autre chose : à la sublime Aishwarya Rai. Actrice la plus connue en Inde (cf Wikipedia : inutile de raconter son parcours). La redécouverte de ses films (et il faut se donner la peine de trouver les DVD en version anglaise non piratée, ce qui n'est pas toujours facile - par exemple chez Bollywood Times près du passage Brady Rue du Faubourg St Denis) est un vrai parcours dans la beauté pure d'un visage, l'émotion des sentiments, la beauté des histoires, des danses (Aiswarya comme beaucoup d'indiennes danse merveilleusement bien avec ou sans sari), mais aussi les castes, les mariages forcés, la séparation par l'argent (ah ça Monsieur Hollande, vous ratez vraiment quelque chose si vous ne les avez pas vu).
Alors oui, Aishwarya Rai, loin des poncifs sur Bollywood, est vraiment sublime dans Taal (un de ses premiers succès où elle incarne une jeune chanteuse), Provoked (une femme indienne battue qui tue son mari), Chokher Bali (adaptation du roman de l'écrivain Tagore), Raincoat (au niveau des Casavettes ), Umrao Jaan (pour sa danse de courtisane devant un noble alors qu'elle est déjà tombée amoureuse : je t'en prie, ne me désire pas), Devdas (l'amour impossible), ou Jodhaa Akbar (en princesse hindoustan mariée à empereur Moghol Akbar et qui au bout de 3 heures d'un long parcours initiatique finira par connaître l'amour). Et bien d'autre puisqu'elle a tourné dans une cinquantaine de film.
Aishwarya Rai n'est pas Bollywood, Bollywood n'est pas l'Inde, mais que c'est beau cette émotion pure qui nous prend à la gorge en regardant ses films.
Chapeau l'artiste !
PS : C'est une drogue douce et non dangereuse pour la santé, simplement très fortement consommatrice de temps (les indiens regardent en moyenne un film une trentaine de fois, j'en suis simplement à 2 fois mais on y prend toujours autant de plaisir)
A tous deux, et aux français encore intéressés, je ne saurais trop conseiller d'aller voir "La Dame de Fer". C'est d'un autre niveau, c'est Churchill contre notre Président du conseil - je ne me souviens même plus de son nom ... Paul Raynaud ça m'est revenu). Un pays qui a résisté et a gagné, un autre qui s'est couché. Finalement, c'est toujours pareil, le naturel revient au galop : que ce soit contre les allemands ou contre le déclin, il y a 2 catégories, les courageux et les démagogues. Il faut voir la séquence ou Margaret Thatcher, sublimement incarnée par Meryll Streep, devant ses généraux trouillards dit à propos du croiseur argentin Belgrado : Sink it ! Sink them, on a envie de dire.
Alors passons à autre chose : à la sublime Aishwarya Rai. Actrice la plus connue en Inde (cf Wikipedia : inutile de raconter son parcours). La redécouverte de ses films (et il faut se donner la peine de trouver les DVD en version anglaise non piratée, ce qui n'est pas toujours facile - par exemple chez Bollywood Times près du passage Brady Rue du Faubourg St Denis) est un vrai parcours dans la beauté pure d'un visage, l'émotion des sentiments, la beauté des histoires, des danses (Aiswarya comme beaucoup d'indiennes danse merveilleusement bien avec ou sans sari), mais aussi les castes, les mariages forcés, la séparation par l'argent (ah ça Monsieur Hollande, vous ratez vraiment quelque chose si vous ne les avez pas vu).
Alors oui, Aishwarya Rai, loin des poncifs sur Bollywood, est vraiment sublime dans Taal (un de ses premiers succès où elle incarne une jeune chanteuse), Provoked (une femme indienne battue qui tue son mari), Chokher Bali (adaptation du roman de l'écrivain Tagore), Raincoat (au niveau des Casavettes ), Umrao Jaan (pour sa danse de courtisane devant un noble alors qu'elle est déjà tombée amoureuse : je t'en prie, ne me désire pas), Devdas (l'amour impossible), ou Jodhaa Akbar (en princesse hindoustan mariée à empereur Moghol Akbar et qui au bout de 3 heures d'un long parcours initiatique finira par connaître l'amour). Et bien d'autre puisqu'elle a tourné dans une cinquantaine de film.
Aishwarya Rai n'est pas Bollywood, Bollywood n'est pas l'Inde, mais que c'est beau cette émotion pure qui nous prend à la gorge en regardant ses films.
Chapeau l'artiste !
PS : C'est une drogue douce et non dangereuse pour la santé, simplement très fortement consommatrice de temps (les indiens regardent en moyenne un film une trentaine de fois, j'en suis simplement à 2 fois mais on y prend toujours autant de plaisir)
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