En Mai, quand Hollande a été élu, j'ai écouté son discours le soir même et j'ai coupé le son au bout de 3 minutes. Non, le Saint-Esprit ou une potion magique ne lui était pas tombé dessus par miracle ! Ridicule et démagogique il avait été pendant la campagne, ridicule et démagogique il serait pendant son quinquennat.
Depuis, cela m'arrive vraiment très rarement de l'écouter - ni ses ministres d'ailleurs - car c'est trop pénible. Partant de là, je me suis dit que je commenterai peu les décisions prises car convaincu qu'elles iraient dans le mauvais sens, c'est un peu comme enfoncer une porte ouverte ou se battre contre des moulins à vent en Espagne. Assez inutile. Et puis BFM Business - qui reprend la lamentation de nos économistes et chefs d'entreprise le fait si bien (récession et marasme au bout du chemin).
Mais là, devant le massacre des indépendants en ce jour de Saint Barthélemy fiscale, les bras m'en tombent ou plutôt mes doigts tombent sur le clavier comme un noyé qui se débattrait avant de boire la dernière tasse.
Si j'ai bien compris les mesures annoncées, les indépendants (artisans, commerçants et professions libérales) vont voir leurs cotisations sociales augmenter ainsi que leurs impôts sur le revenu (par l'arrêt de la réduction de 10% pour frais professionnels). Mesures de double peine s'ajoutant à la potion amère largement commentée du budget 2013 sur laquelle je ne reviens pas.
Bien sûr, ces mesures sont injustes car elles ciblent une catégorie qui ne bénéficie d'aucune sécurité d'emploi ni de statut. Le discours justificateur (moralisateur ?) qu'il faut égaliser par le haut les cotisations de tous ne sera entendu que par les fonctionnaires qui ne savent pas ce qu'incertitude sur son chiffre d'affaires ou ses revenus veut dire. Par ailleurs, ces mesures envoient un message fort de mépris et de dédain qui sera retenu par des décideurs et des gens avec qui il faut compter, enfin elles seront inefficaces s'agissant de contribuables qui peuvent (par lassitude, par calcul ou par représailles) décider de moins travailler, de moins facturer ou de moins se verser de salaire. Sans parler du travail au noir ...
Dans mon cas personnel par exemple, le gouvernement me dit : tu vas payer plus d'impôt sur ton épargne, tu cotiseras plus et tu ne déduiras plus tes frais professionnels. Ma réponse : je dois donc renoncer à remplacer ma voiture, l'an prochain je me verserai moins de revenus et je travaillerai moins, et dès que mes derniers enfants seront grands, je partirai en Belgique pour y établir ma société.
Les experts fiscaux du gouvernement ne connaissent manifestement pas la fable de la grenouille (trempez là dans l'eau froide et chauffez l'eau progressivement, elle s'y habitue, et meurt. Jetez la grenouille dans l'eau chaude et elle s'en échappera par réflexe).
lundi 1 octobre 2012
samedi 29 septembre 2012
Quand les ingénieurs plantent des salades
J'écoutai hier nos ministres présenter leur budget de combat (!). Ils me faisaient vraiment penser à cette bande dessinée des années d'après-guerre "Les pieds nickelés" où on voyait des héros stupides faire bêtise sur bêtise sans comprendre ce qui leur arrivait ensuite ....
Un point amusant ou triste, c'est l'idée que rien d'imprévu ne peut arriver, et disant cela je pense à l'effondrement soudain du pays, au plan financier. Leur discours était millimétré et leur suffisance immense : un vrai discours de la méthode (à base de comité Théodule et autres âneries ...). A milles lieux de la vie d'une entreprise qui doit se battre pour trouver des clients et les garder ensuite ...
Il y a quelques jours, je regardai une série passionnante sur la chaîne Histoire sur le cable consacrée à la chute de l'empire soviétique, des premiers soubresauts de Walesa et Jean-Paul 2 en passant par l'émancipation des pays baltes dans la douleur, puis le lâchage de l'Allemagne de l'Est d'Honecker, au putsch raté des généraux du KGB jusqu'à la montée en puissance d'Eltsine et enfin le hara-kiri télévisuel de Gorbachev annonçant en direct la fin de l'Union Soviétique, que sa politique de la Perestroika et de la Glasnost n'avait pas pu sauver. Tout cela se finissant par des centaines de milliers d'ingénieurs réduits soudainement à planter des salades et des légumes pour survivre, leur salaire n'étant plus versé du jour au lendemain.
En 10 ans, quelque chose d'invraisemblable s'était produit : la désintégration de la deuxième puissance mondiale.
Quand on voit le succès de la politique de la Suède où le nombre de fonctionnaires a été réduit drastiquement, les impôts baissés, et l'éducation nationale rendue aux directeurs des écoles et l'aveuglement avec lequel le gouvernement français poursuit une politique du nombre et de l'augmentation des impôts on ne peut pas ne pas penser à ce qui s'est passé en Union Soviétique.
Bien sûr, cela n'empêche pas les bonnes paroles et les bons sentiments, mais quand on visite le musée de la RDA à Berlin sur la Spree, on est également frappé de comment un système bon en apparence pronant l'égalité des sexes, la libération de la femme, l'avortement gratuit ... a finalement sombré dans un régime où l'économie était à l'arrêt et où seule l'activité d'espionnage du voisin fonctionnait (la fameuse Stasi).
Oh bien sur, nous sommes dans une démocratie et la comparaison avec ces régimes ne vaut dans mon sens que par l'absurdité des voies engagés et le résultat qu'il y a à en attendre, mais ce que je me dis, et je ne suis pas le seul, c'est que cet effondrement peut être très rapide. Imaginons, et c'est possible, que d'une part l'Italie réussisse ses réformes de structures et que d'autre part la France s'enfonce dans la crise. Les marchés financiers nous ferons basculer du jour au lendemain dans le camps des pays du sud et vu l'énormité de nos besoins de financements (bien supérieurs à ceux de l'Espagne), l'Allemagne ou l'Europe ne pourront nous sauver.
Et les fonctionnaires planteront des salades ?
Un point amusant ou triste, c'est l'idée que rien d'imprévu ne peut arriver, et disant cela je pense à l'effondrement soudain du pays, au plan financier. Leur discours était millimétré et leur suffisance immense : un vrai discours de la méthode (à base de comité Théodule et autres âneries ...). A milles lieux de la vie d'une entreprise qui doit se battre pour trouver des clients et les garder ensuite ...
Il y a quelques jours, je regardai une série passionnante sur la chaîne Histoire sur le cable consacrée à la chute de l'empire soviétique, des premiers soubresauts de Walesa et Jean-Paul 2 en passant par l'émancipation des pays baltes dans la douleur, puis le lâchage de l'Allemagne de l'Est d'Honecker, au putsch raté des généraux du KGB jusqu'à la montée en puissance d'Eltsine et enfin le hara-kiri télévisuel de Gorbachev annonçant en direct la fin de l'Union Soviétique, que sa politique de la Perestroika et de la Glasnost n'avait pas pu sauver. Tout cela se finissant par des centaines de milliers d'ingénieurs réduits soudainement à planter des salades et des légumes pour survivre, leur salaire n'étant plus versé du jour au lendemain.
En 10 ans, quelque chose d'invraisemblable s'était produit : la désintégration de la deuxième puissance mondiale.
Quand on voit le succès de la politique de la Suède où le nombre de fonctionnaires a été réduit drastiquement, les impôts baissés, et l'éducation nationale rendue aux directeurs des écoles et l'aveuglement avec lequel le gouvernement français poursuit une politique du nombre et de l'augmentation des impôts on ne peut pas ne pas penser à ce qui s'est passé en Union Soviétique.
Bien sûr, cela n'empêche pas les bonnes paroles et les bons sentiments, mais quand on visite le musée de la RDA à Berlin sur la Spree, on est également frappé de comment un système bon en apparence pronant l'égalité des sexes, la libération de la femme, l'avortement gratuit ... a finalement sombré dans un régime où l'économie était à l'arrêt et où seule l'activité d'espionnage du voisin fonctionnait (la fameuse Stasi).
Oh bien sur, nous sommes dans une démocratie et la comparaison avec ces régimes ne vaut dans mon sens que par l'absurdité des voies engagés et le résultat qu'il y a à en attendre, mais ce que je me dis, et je ne suis pas le seul, c'est que cet effondrement peut être très rapide. Imaginons, et c'est possible, que d'une part l'Italie réussisse ses réformes de structures et que d'autre part la France s'enfonce dans la crise. Les marchés financiers nous ferons basculer du jour au lendemain dans le camps des pays du sud et vu l'énormité de nos besoins de financements (bien supérieurs à ceux de l'Espagne), l'Allemagne ou l'Europe ne pourront nous sauver.
Et les fonctionnaires planteront des salades ?
samedi 8 septembre 2012
Qui insulte notre pays ?
Karine Berger, jeune (?) député socialiste accuse Bernard Arnault d'insulter notre pays !
Pitoyable !
Et ceux qui ont mis en place l'impôt sur la fortune et les 35 heures, 2 mesures fiscales et économiques abandonnéees ou jamais mises en place dans aucun autre pays développé, qu'ont-ils fait ?
Démagogie, facilité, refus de voir la réalité en face, dogmatisme, hypocrisie ...
Tous les experts savent que l'ISF, en faisant fuir environ 600 milliards d'€ du pays coûte en perte sur les droits de succession bien plus qu'il ne rapporte ! Quand aux 35 heures, le patronat allemand (qui vient de rappeler que la France devrait payer des taux d'intérêts beaucoup plus chers), il se félicite tous les jours de l' impact favorable sur sa propre industrie.
Alors, qui insulte la France et qui insulte l’intelligence des français depuis des années ?
Pitoyable !
Et ceux qui ont mis en place l'impôt sur la fortune et les 35 heures, 2 mesures fiscales et économiques abandonnéees ou jamais mises en place dans aucun autre pays développé, qu'ont-ils fait ?
Démagogie, facilité, refus de voir la réalité en face, dogmatisme, hypocrisie ...
Tous les experts savent que l'ISF, en faisant fuir environ 600 milliards d'€ du pays coûte en perte sur les droits de succession bien plus qu'il ne rapporte ! Quand aux 35 heures, le patronat allemand (qui vient de rappeler que la France devrait payer des taux d'intérêts beaucoup plus chers), il se félicite tous les jours de l' impact favorable sur sa propre industrie.
Alors, qui insulte la France et qui insulte l’intelligence des français depuis des années ?
mardi 4 septembre 2012
De retour de congés
avec une forte laryngite : plus facile d'écrire que de parler.
Un passage en Suisse et en Allemagne nous a confirmé une fois de plus que ces 2 pays fonctionnent bien mieux que la France (même s'ils n'échappent pas à la crise) : sécurité, efficacité, propreté, services publics, ambiance générale, qualité des politiques, des émissions de télévisions ... tout y est de meilleure qualité. Mais ce n'est pas vraiment une nouvelle : y-a-t-il encore quelqu'un qui en doute ?
On retrouve notre gouvernement comme on l'a laissé : lâche et pitoyable. Il nous promet la croissance en prenant des décisions qui vont à contre-courant du bon sens et de ce qu'impose la situation de la dette. Faut-il souhaiter que ce soient les marchés financiers (nos prêteurs) qui sifflent la fin de la récréation ?
Mario Draghi a été le rayon de soleil des marchés financiers avant le vrai retour du beau temps. 2 questions cependant : l'explosion du bilan de la BCE (en valeur absolue et en pourcentage du pib) depuis 2 ans, de presque zéro à 4000 milliards d'€ peut-il se poursuivre longtemps ? Quelle est la légalité de ses derniers projets de rachat de dette souveraine et l'Allemagne va-t-elle laisser faire ?
Article intéressant dans "Finyear" sur la Suisse (8 millions d'habitants) dont les réserves de change - exclusivement en € - pourraient un jour dépasser en valeur absolue celles de la Chine. Est-ce raisonnable de vouloir à tout prix maintenir une parité fixe avec l'€ ?
Une sensation en ce début de rentrée que les choses ne tournent pas rond et que ce calme est trompeur ...
PS : info de dernière minute : le président de la fédération de l'industrie allemande (BDI) critique sévèrement la politique économique française et notamment son interventionnisme inefficace. Cf mon post sur Albert Speer et son rôle dans la libéralisation de l'industrie allemande (tout nazi invétéré qu'il ait pu être). S'il a pu le faire dans des conditions si difficiles, on doit pouvoir y arriver aussi.
Un passage en Suisse et en Allemagne nous a confirmé une fois de plus que ces 2 pays fonctionnent bien mieux que la France (même s'ils n'échappent pas à la crise) : sécurité, efficacité, propreté, services publics, ambiance générale, qualité des politiques, des émissions de télévisions ... tout y est de meilleure qualité. Mais ce n'est pas vraiment une nouvelle : y-a-t-il encore quelqu'un qui en doute ?
On retrouve notre gouvernement comme on l'a laissé : lâche et pitoyable. Il nous promet la croissance en prenant des décisions qui vont à contre-courant du bon sens et de ce qu'impose la situation de la dette. Faut-il souhaiter que ce soient les marchés financiers (nos prêteurs) qui sifflent la fin de la récréation ?
Mario Draghi a été le rayon de soleil des marchés financiers avant le vrai retour du beau temps. 2 questions cependant : l'explosion du bilan de la BCE (en valeur absolue et en pourcentage du pib) depuis 2 ans, de presque zéro à 4000 milliards d'€ peut-il se poursuivre longtemps ? Quelle est la légalité de ses derniers projets de rachat de dette souveraine et l'Allemagne va-t-elle laisser faire ?
Article intéressant dans "Finyear" sur la Suisse (8 millions d'habitants) dont les réserves de change - exclusivement en € - pourraient un jour dépasser en valeur absolue celles de la Chine. Est-ce raisonnable de vouloir à tout prix maintenir une parité fixe avec l'€ ?
Une sensation en ce début de rentrée que les choses ne tournent pas rond et que ce calme est trompeur ...
PS : info de dernière minute : le président de la fédération de l'industrie allemande (BDI) critique sévèrement la politique économique française et notamment son interventionnisme inefficace. Cf mon post sur Albert Speer et son rôle dans la libéralisation de l'industrie allemande (tout nazi invétéré qu'il ait pu être). S'il a pu le faire dans des conditions si difficiles, on doit pouvoir y arriver aussi.
dimanche 1 juillet 2012
Marre de cette équipe de France
Pour changer, un billet sur le foot à l'occasion du départ de Laurent Blanc qui une fois de plus nous démontre avec ce choix que c'est quelqu'un d'intelligent !
D'abord, une précision : on appartient à une génération, et il est impossible de s'en détacher. Pour moi, le foot c'est Saint-Etienne en coupe d'Europe : la finale perdu avec les poteaux carrés, malgré Rocheteau l'ange vert. Ensuite, Platini et ses coups-francs, la qualification pour la coupe du monde, un premier échec injuste en Argentine, puis la consécration avec la demi-finale perdue injustement contre l'Allemagne, et l'agonie 4 ans plus tard avec celle perdue au Mexique contre la même équipe. La victoire en finale du championnat d'Europe passant pour une juste mais mince consolation.
Alors, bien sûr il y a 1998 et 2000.Ce qu'en j'en pense, tout simplement ceci : qu'après tant de malheur avec une belle équipe (celle de Platini), ce n'était que justice de gagner enfin avec une équipe si moche (celle de Zidane). Car enfin, je ne me souviens pas d'un seul beau match qu'on ait gagné ! La coupe du monde 1998 a franchement tenue du miracle, que ce soit contre l'Uruguay, l'Italie ou la Croatie. 2004 en Corée sera la fin de l'histoire puisqu'enfin on pouvait mal jouer et perdre ! 2006 restera pour moi l'occasion manquée de réaliser un véritable hold-up avec une finale tout à fait à notre portée et perdue dans les conditions qu'on sait.
Je me souviens au lendemain de la défaite, en achetant mon journal dans un kiosque de la réflexion idiote du vendeur me disant que ce serait pour la prochaine fois, et moi lui répondant qu'il manquait un peu de recul et de culture footballistique sinon il saurait que nous ne sommes pas un grand pays de foot, et je rajoutais que même une demi-finale nous ne la verrions peut-être plus de notre vivant !
Maintenant, nous y sommes : l'équipe de France est revenue à sa place d'équipe médiocre et seul le souvenir des victoires passées nous fait refuser ce constat facile à faire ! Mais le problème n'est pas là.
Le véritable sujet de ras-le bol c'est combien l'équipe de France avec ses joueurs égoistes, mal élevés et malpolis sont devenus le symbole de notre pays et de notre jeunesse. J'espère simplement qu'on ne se qualifiera pas pour la prochaine coupe du monde au Brésil, ainsi cela évitera au moins de voir ces jeunes impolis se répandre dans la presse !
Forza Italia (ou Arriba Espana)
D'abord, une précision : on appartient à une génération, et il est impossible de s'en détacher. Pour moi, le foot c'est Saint-Etienne en coupe d'Europe : la finale perdu avec les poteaux carrés, malgré Rocheteau l'ange vert. Ensuite, Platini et ses coups-francs, la qualification pour la coupe du monde, un premier échec injuste en Argentine, puis la consécration avec la demi-finale perdue injustement contre l'Allemagne, et l'agonie 4 ans plus tard avec celle perdue au Mexique contre la même équipe. La victoire en finale du championnat d'Europe passant pour une juste mais mince consolation.
Alors, bien sûr il y a 1998 et 2000.Ce qu'en j'en pense, tout simplement ceci : qu'après tant de malheur avec une belle équipe (celle de Platini), ce n'était que justice de gagner enfin avec une équipe si moche (celle de Zidane). Car enfin, je ne me souviens pas d'un seul beau match qu'on ait gagné ! La coupe du monde 1998 a franchement tenue du miracle, que ce soit contre l'Uruguay, l'Italie ou la Croatie. 2004 en Corée sera la fin de l'histoire puisqu'enfin on pouvait mal jouer et perdre ! 2006 restera pour moi l'occasion manquée de réaliser un véritable hold-up avec une finale tout à fait à notre portée et perdue dans les conditions qu'on sait.
Je me souviens au lendemain de la défaite, en achetant mon journal dans un kiosque de la réflexion idiote du vendeur me disant que ce serait pour la prochaine fois, et moi lui répondant qu'il manquait un peu de recul et de culture footballistique sinon il saurait que nous ne sommes pas un grand pays de foot, et je rajoutais que même une demi-finale nous ne la verrions peut-être plus de notre vivant !
Maintenant, nous y sommes : l'équipe de France est revenue à sa place d'équipe médiocre et seul le souvenir des victoires passées nous fait refuser ce constat facile à faire ! Mais le problème n'est pas là.
Le véritable sujet de ras-le bol c'est combien l'équipe de France avec ses joueurs égoistes, mal élevés et malpolis sont devenus le symbole de notre pays et de notre jeunesse. J'espère simplement qu'on ne se qualifiera pas pour la prochaine coupe du monde au Brésil, ainsi cela évitera au moins de voir ces jeunes impolis se répandre dans la presse !
Forza Italia (ou Arriba Espana)
dimanche 24 juin 2012
The Pledge
Dans mes précédents messages, j'ai déjà eu l'occasion de faire partager ma récente découverte du cinéma indien. Cette semaine, j'ai pu voir pour la première fois au cinéma, et non à la télévision, un film entièrement tourné en Inde : "Trishna", qui vient de sortir en France et va bientôt disparaitre des écrans.
Ce n'est pas un film "Bollywood" puisque réalisé par Michael Winterbottom qui est un réalisateur anglais. Le film est librement inspiré du roman de Thomas Hardy, Tess d'Uberville. Il est interprété par Freida Pinto, actrice indienne révélation de Slumdog Millionnaire et égérie de l'Oréal (Trishna) et Riz Ahmed, jeune acteur en pleine ascension (Jay).
Le film raconte l'histoire de nos jours d'une jeune paysanne de la région d'Osian (Trishna) qui doit lutter pour assurer la survie de sa famille après un accident de la circulation qui détruit la voiture de son père chauffeur-livreur, achetée à crédit. Elle fait des petits boulots dans un hôtel local (accueil, danse) et y rencontre le fils d'un riche anglais, propriétaire d'hôtels en Inde (Jay), qui lui propose un emploi bien payé dans un des hôtels de son père à Jaipur - très loin de chez elle - pour pouvoir rembourser la Jeep. Après une première période heureuse où elle apprend son métier, se forme à université locale et est chouchoutée par son ange gardien, elle s'enfuit de l'hôtel pour rentrer chez elle après avoir été séduite et avoir couché avec lui un soir où il la ramenait d'une sortie en ville. Enceinte, ses parents la font avorter puis l'envoient chez son oncle dans une ville voisine où elle cumulera emploi à l'usine et à la maison, esclave moderne pour sa tante malade et impotente.
Là, Jay la retrouvera - difficilement et après plusieurs mois de recherche - étonné qu'elle ait pu fuir l'hôtel sans donner de nouvelles et ne se rendant pas compte de ce que cela pouvait représenter comme déshonneur pour Trishna, employée modèle, d'avoir eu une relation avec le maître des lieux. Il lui indique alors ne pas pouvoir vivre sans elle et lui propose de le rejoindre à Bombay où il essaye de s'installer comme jeune producteur, ne voulant pas reprendre les hôtels de son père. Trishna accepte immédiatement et s'ensuit une période heureuse où les jeunes amoureux inconscients se fondent dans la vie moderne et futile de Bombay. Elle découvre la mer, la mode, la musique, la danse, participe à des fêtes avec les amis de Jay, tous intéressées par son argent mais également très amicaux.
Malheureusement, le père de Jay tombe gravement malade et Jay doit repartir à Londres. Il part brutalement sans dire au revoir à Trishna qui lui avait confié la veille dans un moment de grande émotion mutuelle le secret de son avortement. Jay avait auparavant confié à Trishna qu'il parlerait d'elle à son père et récupérerait à Londres le collier de sa grand-mère, destiné à la femme qu'il aime - sorte de déclaration de demande en mariage, même si pas totalement précisée, et lui avait avoué avoir couché avec plusieurs amies de Bombay pour se venger de son départ précipité de l'hôtel. Peut-être alors Jay, conscient de l'apparente supériorité que lui confère son statut d'homme riche et du bonheur matériel qu'il apportait à Trishna s'était-il mit à douter de sa sincérité puisqu'elle n'avait pas osé se confier auparavant ?
Après avoir été ensuite mise à la rue de l'appartement dont Jay avait négligemment oublié de payer le loyer depuis Londres, Trishna trouve refuge chez des amies de Jay, prenant tous ces coups du sort avec un grand détachement. Au bout de quelques mois, Jay revient à Bombay et retrouve Trishna, s'étonnant à nouveau qu'elle ne l'ai pas contacté pour régler le problème du loyer et ne se rendant pas compte de ce que cela représentait pour elle de le déranger dans un moment pareil. Il lui indique avoir promis à son père malade de reprendre la gestion des hôtels et lui propose de le rejoindre dans un autre hôtel du Rajasthan où il ne pourront afficher en public leur couple mixte et non légitime en raison du poids des traditions locales, et où ils devront donc se contenter de rencontres en privé.
S'ensuit - après la courte joie des retrouvailles - une période triste où Jay s'ennuie à l'hôtel - s'appuyant sur son statut pour mener une vie paresseuse dans ses appartements privés, fumant joint sur joint - et où leur relation tourne à une triste routine sexuelle prenant prétexte du service quotidien du repas apporté par Trishna. Jay finit par avoir une attitude de plus en plus humiliante vis à vis de Trishna - le paroxysme étant atteint le jour anniversaire de leur rencontre où Jay légitime sa violence verbale et physique par tout ce qu'il a fait pour elle. Celle-ci tue alors son amant, rentre dans son village et après avoir revu sa famille et notamment ses frères et sœurs - tous retournés à l'école grâce à l'argent qu'elle envoyait depuis un an - se suicide dans la campagne alors qu'ils récitent le Notre Père et le serment indien non loin de là.
Certaines critiques n'ont pas aimé le film, c'est leur droit. On peut trouver le sujet mélo, ce n'est pas faux, mais l'interprétation de Freida Pinto toute en nuance est bouleversante et le film a été tourné au milieu d'acteurs non professionnels qui tirent tous leur épingle du jeu. L’Inde apparaît aussi dans toutes ses contradictions sociales et ses bouleversements économiques comme l'Angleterre du 19ème siècle de Thomas Hardy.
Un dernier point sur le serment : il est communément récité par les Indiens à l'unisson lors d'événements publics, dans les écoles et lors de la Fête de l'Indépendance. Les paroles sont les suivantes :
"L’Inde est mon pays. Tous les Indiens sont mes frères et sœurs.
J'aime mon pays. Je suis fier de son patrimoine riche et varié.
Je saurai toujours m'efforcer d'être digne d'elle.
Je donnerai à mes parents, à mes enseignants et à tous les anciens, le respect, et traiterai tout le monde avec courtoisie.
Pour mon pays et mon peuple, je m'engage à me dévouer.
Dans leur bien-être et leur prospérité, seul se trouve mon bonheur"
C'est beau, non ?
Ce n'est pas un film "Bollywood" puisque réalisé par Michael Winterbottom qui est un réalisateur anglais. Le film est librement inspiré du roman de Thomas Hardy, Tess d'Uberville. Il est interprété par Freida Pinto, actrice indienne révélation de Slumdog Millionnaire et égérie de l'Oréal (Trishna) et Riz Ahmed, jeune acteur en pleine ascension (Jay).
Le film raconte l'histoire de nos jours d'une jeune paysanne de la région d'Osian (Trishna) qui doit lutter pour assurer la survie de sa famille après un accident de la circulation qui détruit la voiture de son père chauffeur-livreur, achetée à crédit. Elle fait des petits boulots dans un hôtel local (accueil, danse) et y rencontre le fils d'un riche anglais, propriétaire d'hôtels en Inde (Jay), qui lui propose un emploi bien payé dans un des hôtels de son père à Jaipur - très loin de chez elle - pour pouvoir rembourser la Jeep. Après une première période heureuse où elle apprend son métier, se forme à université locale et est chouchoutée par son ange gardien, elle s'enfuit de l'hôtel pour rentrer chez elle après avoir été séduite et avoir couché avec lui un soir où il la ramenait d'une sortie en ville. Enceinte, ses parents la font avorter puis l'envoient chez son oncle dans une ville voisine où elle cumulera emploi à l'usine et à la maison, esclave moderne pour sa tante malade et impotente.
Là, Jay la retrouvera - difficilement et après plusieurs mois de recherche - étonné qu'elle ait pu fuir l'hôtel sans donner de nouvelles et ne se rendant pas compte de ce que cela pouvait représenter comme déshonneur pour Trishna, employée modèle, d'avoir eu une relation avec le maître des lieux. Il lui indique alors ne pas pouvoir vivre sans elle et lui propose de le rejoindre à Bombay où il essaye de s'installer comme jeune producteur, ne voulant pas reprendre les hôtels de son père. Trishna accepte immédiatement et s'ensuit une période heureuse où les jeunes amoureux inconscients se fondent dans la vie moderne et futile de Bombay. Elle découvre la mer, la mode, la musique, la danse, participe à des fêtes avec les amis de Jay, tous intéressées par son argent mais également très amicaux.
Malheureusement, le père de Jay tombe gravement malade et Jay doit repartir à Londres. Il part brutalement sans dire au revoir à Trishna qui lui avait confié la veille dans un moment de grande émotion mutuelle le secret de son avortement. Jay avait auparavant confié à Trishna qu'il parlerait d'elle à son père et récupérerait à Londres le collier de sa grand-mère, destiné à la femme qu'il aime - sorte de déclaration de demande en mariage, même si pas totalement précisée, et lui avait avoué avoir couché avec plusieurs amies de Bombay pour se venger de son départ précipité de l'hôtel. Peut-être alors Jay, conscient de l'apparente supériorité que lui confère son statut d'homme riche et du bonheur matériel qu'il apportait à Trishna s'était-il mit à douter de sa sincérité puisqu'elle n'avait pas osé se confier auparavant ?
Après avoir été ensuite mise à la rue de l'appartement dont Jay avait négligemment oublié de payer le loyer depuis Londres, Trishna trouve refuge chez des amies de Jay, prenant tous ces coups du sort avec un grand détachement. Au bout de quelques mois, Jay revient à Bombay et retrouve Trishna, s'étonnant à nouveau qu'elle ne l'ai pas contacté pour régler le problème du loyer et ne se rendant pas compte de ce que cela représentait pour elle de le déranger dans un moment pareil. Il lui indique avoir promis à son père malade de reprendre la gestion des hôtels et lui propose de le rejoindre dans un autre hôtel du Rajasthan où il ne pourront afficher en public leur couple mixte et non légitime en raison du poids des traditions locales, et où ils devront donc se contenter de rencontres en privé.
S'ensuit - après la courte joie des retrouvailles - une période triste où Jay s'ennuie à l'hôtel - s'appuyant sur son statut pour mener une vie paresseuse dans ses appartements privés, fumant joint sur joint - et où leur relation tourne à une triste routine sexuelle prenant prétexte du service quotidien du repas apporté par Trishna. Jay finit par avoir une attitude de plus en plus humiliante vis à vis de Trishna - le paroxysme étant atteint le jour anniversaire de leur rencontre où Jay légitime sa violence verbale et physique par tout ce qu'il a fait pour elle. Celle-ci tue alors son amant, rentre dans son village et après avoir revu sa famille et notamment ses frères et sœurs - tous retournés à l'école grâce à l'argent qu'elle envoyait depuis un an - se suicide dans la campagne alors qu'ils récitent le Notre Père et le serment indien non loin de là.
Certaines critiques n'ont pas aimé le film, c'est leur droit. On peut trouver le sujet mélo, ce n'est pas faux, mais l'interprétation de Freida Pinto toute en nuance est bouleversante et le film a été tourné au milieu d'acteurs non professionnels qui tirent tous leur épingle du jeu. L’Inde apparaît aussi dans toutes ses contradictions sociales et ses bouleversements économiques comme l'Angleterre du 19ème siècle de Thomas Hardy.
Un dernier point sur le serment : il est communément récité par les Indiens à l'unisson lors d'événements publics, dans les écoles et lors de la Fête de l'Indépendance. Les paroles sont les suivantes :
"L’Inde est mon pays. Tous les Indiens sont mes frères et sœurs.
J'aime mon pays. Je suis fier de son patrimoine riche et varié.
Je saurai toujours m'efforcer d'être digne d'elle.
Je donnerai à mes parents, à mes enseignants et à tous les anciens, le respect, et traiterai tout le monde avec courtoisie.
Pour mon pays et mon peuple, je m'engage à me dévouer.
Dans leur bien-être et leur prospérité, seul se trouve mon bonheur"
C'est beau, non ?
samedi 16 juin 2012
Que dire ? Médiocre ! Merci Angela
Que dire devant les projets du gouvernement ? Cynisme, incompétence, rêverie ? Ils étaient annoncés, nous répondent les membres du gouvernement. C'est exact. Est-ce suffisant ? Médiocre, propose Angela Merkel.
Tout est dit.
Le retour de la retraite à 60 ans pour certains, la hausse de l'allocation de rentrée scolaire pour d'autres, le matraquage fiscal annoncé sur les "riches" et celui à venir sur les classes moyennes. Le même type d'erreur que la relance de 1981, la retraite à 60 ans et la 5ème semaine de congés payés de la même époque, le RMI et les 35 heures. Toujours des dépenses, les salauds de patrons et de riches paieront.
L'interdiction des licenciements boursiers ! Mais oui, c'est bien connu : les actionnaires, surtout français, avec un CAC 40 à moins de la moitié de son plus haut, se sont considérablement enrichis et méritent d'être punis. C'est bien connu aussi, les licenciements en France ne sont ni la faute des charges sur le travail écrasantes ni de la concurrence internationale à bas prix mais bien du sadisme des patrons qui licencient pour améliorer les profits. Les camps de rééducation du Vietnam et du Cambodge ne sont pas loin. Il faut vraiment modifier son logiciel interne.
Oui, mais en attendant, ceux qui peuvent, ils se sauvent. Londres, Bruxelles, Genève ... nous remercient.
Le salut ne pourra venir que de l'Allemagne ("Ich bin Deutsch, c'est correct ?) et des agences de notation qui vont nous remettre à notre place : celle d'un pays "has been" qui s'y croit encore et qui ne voit pas le mur au tournant sur lequel il va se fracasser.
Champagne !
Tout est dit.
Le retour de la retraite à 60 ans pour certains, la hausse de l'allocation de rentrée scolaire pour d'autres, le matraquage fiscal annoncé sur les "riches" et celui à venir sur les classes moyennes. Le même type d'erreur que la relance de 1981, la retraite à 60 ans et la 5ème semaine de congés payés de la même époque, le RMI et les 35 heures. Toujours des dépenses, les salauds de patrons et de riches paieront.
L'interdiction des licenciements boursiers ! Mais oui, c'est bien connu : les actionnaires, surtout français, avec un CAC 40 à moins de la moitié de son plus haut, se sont considérablement enrichis et méritent d'être punis. C'est bien connu aussi, les licenciements en France ne sont ni la faute des charges sur le travail écrasantes ni de la concurrence internationale à bas prix mais bien du sadisme des patrons qui licencient pour améliorer les profits. Les camps de rééducation du Vietnam et du Cambodge ne sont pas loin. Il faut vraiment modifier son logiciel interne.
Oui, mais en attendant, ceux qui peuvent, ils se sauvent. Londres, Bruxelles, Genève ... nous remercient.
Le salut ne pourra venir que de l'Allemagne ("Ich bin Deutsch, c'est correct ?) et des agences de notation qui vont nous remettre à notre place : celle d'un pays "has been" qui s'y croit encore et qui ne voit pas le mur au tournant sur lequel il va se fracasser.
Champagne !
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