vendredi 9 août 2013

La sénatrice Lienemann à la charge !

Pendant ces vacances le président Hollande, bouffi et joufflu comme jamais, promène son air sérieux et constipé pour nous expliquer qu'avec les emplois aidés, on va voir ce qu'on va voir ...

En fait on voit, si on veut bien faire un minimum d'effort pour s'extirper de la torpeur estivale : des rentrées fiscales au point mort, une production industrielle en berne et un déficit en hausse; Mais, attendez nous dit-il, je sens la reprise. Ah bon, ça sent plutôt les algues mortes sur la plage... Ou les œufs déversés sur la chaussée.

En tout cas, il n'est pas le seul à ne pas prendre de vacances (je parle évidemment de ceux qui ont le choix). La sénatrice Lienemann sonne la charge : sus aux riches, ou plus exactement aux 500 familles (elle a du lire à la plage un livre d'histoire sur le front populaire ). Faisons leur rendre gorge de 2 milliards d'euros sur les 25 gagnés cette année.

Sans même parler du fait qu'une bonne partie des 500 ne sont déjà plus résidents français et que les bénéfices sont mondiaux et donc imposables dans chaque pays, Madame Lienemann sait-elle ou fait-elle mine d'oublier que nous avons déjà atteint le point de non-retour en matière de matraquage fiscal et que donc chaque augmentation d'impôt creuse en fait le déficit en détruisant l'activité ? Évidemment, ce n'est pas son problème : avec son statut de sénatrice, elle n'a rien à craindre d'un tel naufrage. Pour l'instant.

mercredi 31 juillet 2013

Kites

Pas de politique pendant les vacances, ou plutôt pas de politique avant le grand boum. Décidément, ce gouvernement me fait de plus en plus penser à un mauvais conducteur qui considère le fait qu'il n'ait pas eu d'accident comme la preuve de sa bonne conduite. Patience, le démenti viendra tôt ou tard ....

Parlons plutôt cinéma indien : "Kites" est un film du réalisateur indien Anurag Basu sorti en 2010 avec dans les rôles principaux Hrithik Roshan et Barbara Mori. J'avais acheté le Blu-Ray dans le quartier tamoul de la gare du Nord il y a un quelque temps et c'était un des rares films que je n'avais pas regardé.

Coup de foudre ! Certes, les détracteurs du cinéma indien ne pourront apprécier. Pas assez réaliste (parce que les trilogies Jason Bourne sont sans doute un reflet fidèle de l'espionnage ?), trop romantique, trop typé (oui, ils y a quelques indiens qui jouent dans le film ....).

Kites n'est pas un film Bollywood classique : il dure 2 heures (pour des durées souvent supérieures à 2h30), il n'y a pas de danses indiennes, pas de scènes hors scénario ni de pitreries. Le film se termine mal, et est plus subtil qu'il ne peut semble au premier abord.

Il a fait un flop en Inde après un démarrage en trombe (2ème meilleure sortie sur 2000 écrans après 3 Idiots), sans doute pour 2 raisons : d'une part l'action se situe à Las Vegas et raconte un amour impossible entre 2 paumés de la vie : une immigrante mexicaine sans le sous (Barbara Mori : Linda / Natasha) et un professeur de danse indien tout aussi fauché (Hritihik Roshan : Jay ou J). L'un parle espagnol, l'autre anglais et ils ne se comprennent qu'à minima, en tout cas par le langage. Le réalisateur a choisi le réalisme et le film est donc principalement tourné en espagnol et en anglais ce qui a certainement dérouté le public indien. 2ème raison et sans doute la principale selon moi : l'histoire d'amour se termine mal comme Roméo et Juliette. Ce n'est pas si fréquent dans le cinéma indien et s'est tout aussi dur à avaler pour notre cher public indien.

L'histoire est assez classique : les héros recherchent chacun la sécurité financière par une relation amoureuse et vont naturellement se rencontrer puisqu'ils sont tous deux fiancés à un frère et à une sœur, enfants d'un riche patron de casino de Las Vegas. Bien sûr, ils vont rapidement éprouver une attirance l'un pour l'autre. La brutalité et la méchanceté du fiancé de Natasha que Jay avait connu sous le nom de Linda en l'épousant auparavant frauduleusement pour lui faire profiter de sa green card va faire le reste. Un point subtil du scénario : c'est l'enchaînement des circonstances qui va provoquer la fuite de Natasha (redevenue Linda) avec Jay et non pas sa volonté. Certes, elle était déjà amoureuse avant de Jay mais on voit bien dans le film qu'elle était consciente de sa dépendance financière vis-à vis de son fiancé, Tony, et ne partira avec J que lorsque les circonstances l'y obligeront. La 2ème partie du film est un mélange de road-movie (fuite) et d'histoire d'amour (avec un mariage au Mexique) avant la fin tragique lorsque Tony et sa bande les auront retrouvés.

Hrithik Roshan est un des acteurs stars d'Hollywood, aux yeux verts et au physique d'athlète. Il a joué la même année le rôle d'un hémiplégique dans "Guzaarich" de Sanjay Leela Bhansali (Devdas) avec Aishwarya Rai qui a également été un échec injuste au box office indien cette même année. Il avait joué avant l'empereur Moghol Akbar (Le grand) dans "Jodhaa Akbar" avec la même actrice. Il est impeccable comme toujours dans ce film et sait passer des scènes d'actions aux scènes romantiques avec aisance (pas trop de sexe comme toujours dans le cinéma indien certes ...)

Barbara Mori est une actrice de Telenovela d'origine mexicaine et uruguayenne, par sa mère et japonaise par son père. Elle avait tourné dans "La mujer de mi hermano" (la femme de mon frère) en 2005 et c'est en visionnant ce film (introuvable en France) que le producteur a souhaité lui proposer le rôle dans le film. Elle y est sublimement belle et sa connivence avec Hrithik Roshan est éclatante.

Cela n'empêche pas certains critiques américains d'avoir écrit que le visionnage du film leur avait été pénible. Voir les pitreries de Matt Damon dans les Jason Bourne leur est sans doute plus supportable. Il en faut pour tous les goûts, et les 2 milliards de supporters du cinéma indien dans le monde se suffisent à eux-mêmes.
Pour ceux qui veulent s'offrir un petit voyage dans l'univers bollywoodien, j'ai déjà eu l'occasion de citer en France le site internet Fantastikindia extrèmement complet.

Bonnes vacances aux aoûtiens, bon retour aux juillettistes !






jeudi 27 juin 2013

Malheureusement, la cour des comptes dit vrai ...

Malheureusement, la cour des comptes dit vrai ... concède notre premier ministre.

Malheureusement , la cour des comptes dit vrai depuis 40 ans, puis-je rajouter. La France dépense trop, taxe trop, et rémunère trop peu l'effort de ces concitoyens. Tant qu'elle ne changera pas de politique, la dette augmentera, la croissance stagnera et la charge de la dette restera à la merci d'une remontée foudroyante des taux d'intérêts. La France aujourd'hui n'est pas à l'abri d'une crise à l'italienne ou à l'espagnole : une remontée des taux à 5%, niveau que nous avons connu dans un passé pas si lointain, rendrait la charge de la dette insoutenable.

Qu'a fait le gouvernement depuis son arrivée ? Il a poussé le système à bout, comme on dit chez les motoristes : hausse des impôts, hausse des dépenses, maintien de l'état dépensier et du système de prédominance de la dépense sociale. Résultat : un pays en récession, des recettes fiscales qui calent et un abime budgétaire qui s'ouvre sous nos yeux. Rappelons que l'objectif initial du gouvernement était un retour à un déficit limité à 3% en 2013 alors que l'Allemagne est en excédent, et que le résultat sera sans doute supérieur à 4% avec une totale inconnue quant à comment on pourra revenir dans les clous en 2015 (objectif de 3%).

Et pendant ce temps, alors que l'industrie française de taille intermédiaire est en voie d'extinction, on apprend que les ETI (entreprises de taille intermédiaires) sont en plein boom en Grande-Bretagne et commencent à concurrencer le "mittelland" germanique.

Malheureusement, la cour des comptes dit vrai. Et qu'est-ce qu'on fait alors ? On n'a pas encore très bien compris. On imagine une convention annuelle d'un grand groupe ou le directeur général prend la parole et dit malheureusement, la concurrence a raison : nos produits sont de mauvaise qualité. Et puis, et puis plus rien !

Ah si, on tient la dépense publique, a dit notre Président. Je pensais qu'il fallait la baisser. Tenir, c'est bien, mais si on ne peut plus financer : comment tient on ?


jeudi 13 juin 2013

Erratiques ?

Le (transparent) ministre du budget Cazeneuve décrit les rentrées de TVA comme "erratiques".

Il fait sans doute allusion à l'impact des récents coups de massue fiscaux qui pèsent sur l'activité et qui réduisent les rentrées de TVA.

Erratique veut dire aussi aléatoire, en fait ce qualificatif est donc permanent s'agissant des rentrées de TVA. Car quoi de plus aléatoire que la consommation des ménages ?

On mesure bien la folie des gouvernements français qui depuis 30 ans ont systématiquement privilégié la consommation à l'investissement et à la production.


Certes, jusqu'à présent celle-ci a tenu. Mais que se passerait-il si elle venait à chuter fortement ? Une baisse de la consommation de 5% des ménages mettrait la France à genou et nous obligerait à faire défaut ou à quitter l'euro. Est-ce vraiment impossible ? Je ne sais pas, mais on mesure bien la folie non seulement d'un budget structurellement en hyper-déficit mais en plus finançant des charges fixes anormalement élevées (les 30 millions de français du secteur public, inactifs ou retraités) par des produits variables (la TVA qui est de loin la première source de revenu pour l’État).

Erratique ? Aléatoire ....

jeudi 6 juin 2013

Une bande de copains dans un restaurant ...

Tout le monde (ou presque ?) connait cette histoire idiote d'une bande de copains qui se réunissaient depuis des années une fois par mois dans un restaurant.

Un jour, l'un d'eux proposa de payer la note en fonction des possibilités de chacun : ceux qui avaient bien réussi dans la vie paieraient un peu plus pour permettre à ceux qui avaient des soucis d'argent de payer moins. Un autre jour ils décidèrent d'exonérer de paiement le plus pauvre en demandant au plus riche de payer pour deux, ce qu'il accepta.

Le restaurant eut l'idée un jour d'offrir une ristourne de 10% sur l'addition pour les remercier de leur fidélité.

Au moment de payer, le plus riche mis sur la table sa contribution habituelle moins 10%.

Ce n'est pas juste, clama celui qui ne payait rien : pour moi, ça ne fait aucune différence. Celui qui payait un peu moins trouva curieux que la réduction lui profite moins. Finalement, ils décidèrent que tout le monde paierait comme avant et que la réduction serait divisée par le nombre de participant et rendu en espèces.

Le mois suivant, le plus riche n'était plus là et les copains s'aperçurent vite qu'ils n'auraient pas assez d'argent pour payer l'addition sans lui.

J'adore cette histoire, elle est idiote c'est vrai. C'est juste l'histoire de la France depuis plus de 30 ans.

55% des français approuvent la diminution du quotient familial. Pas grave, quand ils ne seront plus qu'entre eux, ils devront payer beaucoup plus ! 

samedi 11 mai 2013

La fin des paradis fiscaux ?

Notre ministre de l'économie Moscovici rêve tout haut à la fin des paradis fiscaux. On a les rêves qu'on peut !

S'il était un tant soit peu honnête et intelligent, il s'inquiéterait d'abord des enfers fiscaux et d'un des premiers sur la liste : son pays la France, mais en bon démagogue doctrinaire ça fait du bien de taper sur "ces riches qui n'aiment pas leur pays au point de frauder" (néologisme).

Le double désastre induit par la politique de hausse tous azimuts des impôts : fuite des riches qui le peuvent et freinage massif de l'activité pour les autres est déjà oublié. Enterrées les bonnes résolutions pour revenir à un déficit à 3%. Bruxelles nous donne 2 ans de plus, le mauvais élève triomphe. Le conseil de discipline pourrait se révéler moins facile que prévu cependant ....(car il faudra dire à quoi on utilise le répit, et à part rêvasser ?)

Encore un séjour en Allemagne au cours duquel nous avons vu des norias de poids lourds comme jamais (après ce que nous appellons notre désert de Gobie : l'autoroute Paris-Metz !) sur une autoroute transversale ouest-est qui illustre les propos d'un économiste de Xerfi disponibles sur leur site selon lesquels l'Allemagne s'est depuis longtemps éloignée de la France par un mouvement de dévaluation compétitive initié il y a une dizaine d'années (lois Schroder Hartz), suivi de l'élimination des sous-traitants et fournisseurs français remplacés par des fournisseurs situés en Europe de l'Est et par un développement effréné du business en Asie.

On comprend l'angoisse du gouvernement allemand qui voit avec inquiétude son gouvernement voisin se lancer dans une politique économique suicidaire risquant de se traduire par une rupture de l'équilibre fragile d'une zone euro constituée d'un gagnant l'Allemagne et de perdants, les autres. En effet, ils n'avaient pas prévu qu'un grand pays de la zone euro pourrait risquer le suicide économique entraînant toute la zone dans son destin funèbre.

A propos de paradis, nous sommes rentrés par Luxembourg, dont les murailles (ou ce qu'il en reste après la destruction faisant suite au traité de Londres) et la vieille ville on été inscrites au patrimoine de l'humanité. Avec du soleil, un dimanche matin, un vrai paradis effectivement. Et les banques étaient fermées, comme chez nous. 




samedi 6 avril 2013

Le choc de la simplification



Arrêt maladie d'une journée d'un enseignant de l'éducation nationale :

Ministère de l'éducation nationale
Ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche

Objet : octroi de congé maladie

Académie : XXXX

DSDEN de YYYY
DID - Gestion individuelle

Programme ; 0140 Enseignement scolaire public du 1er degré

IEN ZZZZZ

Le recteur de l'académie de WWWWW,

Vu la loi n°83-634 du 13 juillet 1983, modifiée portant droits et obligations des fonctionnaires,
Vu la loi du 11 janvier 1984 modifiée portant disposition statutaires relatives à la fonction publique de l'Etat, notamment son article 34-2
Vu la loi n° 2011-1977 du 28 décembre 2011 de finances pour 2012 et notamment l'article 105
Vu le décret n°85-899 du 21 août 1985 modifié relatif à la déconcentration de certaines opérations de gestion du personnel relevant du ministère de l'éducation nationale
Vu le décret n°2012-16 du 5 janvier 2012 relatif à l'organisation académique
Vu le décret 86-442 du 14 mars 1986 modifié relatif à la désignation de médecins agrées, à l'organisation des comités médicaux et des commissions de réforme, aux conditions d'aptitude physique pour l'admission aux emplois publics et au régime de congé de maladie des fonctionnaires
Vu l'arrêté rectoral du 01/02 2012 portant délégation de signature au directeur académique des services de l'éducation nationale pour prononcer les décisions relatives à la gestion des instituteurs et des professeurs des écoles, vu la demande de l'intéressé en date de AAAA

Arrête

Article premier :
Trucmuche né le ...

Grade : BBBB
enseignant : CCCC
Affectation : .........

Est placé en congé du  05/1/2013 au 05/01/2013 (régularisation)

Le 1er jour de ce congé fait l'objet d'une retenue de sa rémunération au titre du jour de carence conformément à l'article de l'article 105 de la loi du 28 décembre 2011

Destinataire : intéressé, Dossier, ....

Voie et délais de recours :

10 lignes

Tampon reçu de l'adminitration

Le secrétaire général est chargé de l'exécution du présent arrêté

Signé : Pour le recteur et par délégation, le directeur académique de l'éducation nationale de CCCC
Tartenpion

Document de 2 pages reçu en 2 exemplaires : un pour l'intéressé et l'autre pour sa mutuelle.
2 agrafes (!)

OUF, N'EN JETEZ PLUS
Vivement la faillite, c'est la seule chose qui pourra simplifier tout ça !