jeudi 25 septembre 2014

Prospective

Air France : ma fille vient de rentrer du Japon par Japan AirLines (JAL). Tout s'est bien passé merci. Cela fait très longtemps que je n'utilise plus Air France. Ce n'est pas le premier mouvement de grève. Air France fera faillite dans quelques années et les pilotes auront tout perdu car il n'est pas certain que leurs retraites puissent être honorées.

La Guerre : la France a toujours une guerre de retard et improvise. Les cavaliers français qui se ruent contre les carrés de Wellington à Waterloo, ou contre les canons prussiens en 1870, les soldats au pantalon rouge (garance ?) en 1914 et la ligne Maginot en 1940.  Dans cette guerre contre le terrorisme, le gouvernement nous promet qu'il a tout prévu. Je suis certain qu'on n'a encore rien vu et qu'il sera pris au dépourvu comme tous ses prédécesseurs.

Le Chômage : il a baissé en août, les chômeurs ont aussi le droit d'être en vacances. Et si la connexion internet ne fonctionne pas, c'est la radiation. 0,3% en moins, cela veut dire que pour 99,7% la connexion a correctement fonctionné. La rentrée s'annonce plus chaude.

Le Medef : comme en 1984 son père, le président du Medef essaye de convaincre les français qu'avec un peu plus de travail et un peu moins de taxe, on peut créer de l'emploi. Cela ne fonctionnera pas, car actuellement c'est la dette qui joue l'amortisseur. Pourquoi faire des efforts quand on peut être payé à ne rien faire (c'est grosso modo à cela que revient notre endettement).

La Politique : Sarkozy fait du Sarkozy, Hollande fait du Hollande, et Marine Le Pen fait du Marine Le Pen. La seule différence, et elle est de  taille, c'est que Marine Le Pen n'a pas encore été au pouvoir et n'a pas encore pu décevoir. Pour qu'elle ne soit pas élue en 2017, il faudra qu'il y ait 50% de français qui la déteste plus que son concurrent du second tour. Pour cela il faudra un concurrent "transparent" ou falot, oui mais alors comment passer le premier tour ? Pas facile.

L'économie : les 2 dernières années du quinquennat seront comme les 3 premières : croissance nulle, chômage en hausse, impôts en hausse et dette en hausse. Tout ça pour ça !

L'Euro : Angela Merkel a renvoyé Manuel Valls à Bruxelles. Voyez cela avec le proviseur ! Comme dirait de guerre las un prof exaspéré par la mauvaise foi d'un élève paresseux. L'Allemagne ne paiera pas pour la France et en 2018 sans doute - après les élections de 2017 - nous quitterons l'Euro, non par calcul ou par volonté, mais par nécessité. Le financement de la dette se révélant impossible sans une dévaluation massive, seule apte à dégonfler la baudruche de l'état providence.










jeudi 14 août 2014

Le choix de l'Europe

La croissance zéro que connaît la France actuellement n'est ni le fruit des incertitudes géopolitiques récentes ni du ralentissement économique mondial. Certes, un environnement mondial moins porteur ne permet plus de masquer nos insuffisances, mais ce sont bien avant tout ces dernières qui sont la cause de l'arrêt de l'économie française.

Croissance zéro ? Bien sûr cela pourrait être pire et rien ne nous garantit que cela n'arrivera pas dans le futur.  Notons cependant qu'avec l'accroissement de la population française et de la dette publique, une croissance zéro signifie déjà un appauvrissement général. Sur une longue période, l'appauvrissement devient significatif. C'est bien ce que l'on ressent quand on va à l'étranger, et notamment en Asie.

Les causes du déclin de l'économie françaises sont bien connues et font l'objet d'un consensus des économistes sérieux : le poids excessif de la dépense publique, des impôts en général et des charges sociales en particulier. Une taxation excessive du capital avec notamment mais pas seulement l'ISF et un travail trop faible : hebdomadaire avec les 35 heures et d'une vie avec une retraite trop précoce. Ces 6 cancers principaux rongent un pays pourtant riche et solide d'atouts. Paradoxalement, c'est sa richesse et ses atouts qui en masquent la gravité car si le travail de sape est régulier et dévastateur, les effets en ont été dilués de telle façon que les démagogues où inconscients ont pu les ignorer trop lontemps.

Le quinquenat de Sarkozy devait permettre de replacer le travail et le secteur privé au coeur de la croissance. La crise de 2009 et les relances de type keynésiennes ont paradoxalement contribué à la forte hausse de la dette et à une dernière année marquée par de fortes hausses d'impôts. La vision cynique et politique de Hollande visant à sacrifier les forces vives de la nation - mais minoritaires en voix - au profit d'une majorité constituée d'allocataires sociaux et de non-imposables a conduit au résultat qu'on sait. Ni le CICE, qui a consisté à redonner d'une main une partie de ce qui venait d'être pris, ni le pacte de responsabilité ne sont en mesure de provoquer le moindre choc de confiance de la part des investisseurs privés. L'affaire Alstom, l'interventionnisme du gouvernement dans les affaires privées, la création du compte pénibilité, le refus de toucher les seuils sociaux et les mesures sur l'inspection du travail auxquels s'ajoutent les aller-retours incessants sur la taxation du travail à domicile et sur l’apprentissage favorisent l'attentisme.

L'Europe est maintenant au pieds du mur car le choix est le sien : soit accepter l'exception française et le fait que la 2ème économie de la zone euro refuse de se réformer avec une crise financière grave quasi-certaine à un horizon relativement court, soit elle refuse la démagogie et rappelle à la France ses engagements et  mandate le FMI pour faire baisser la dépenses publique par tous les moyens comme cela a été fait en Grèce, au Portugal, en Espagne ou en Italie. Réponse avant la fin de l'année.




samedi 2 août 2014

Deux pays qui s'égarent

Il y a dans le monde d'aujourd'hui 2 pays qui s'égarent. L'un au plan économique, la France, l'autre, au plan stratégique : Israël. Rien à voir bien sûr entre ces 2 situations, même si par un hasard de l'histoire aucun autre pays du monde ne vit si difficilement et d'une façon si antagoniste ce qui se passe dans la bande de Gaza que la France.

Commençons par la France, il est maintenant acquis que l'absence de réforme sur le poids de la dépense publique, le maintien d'allocations généralisées et la surtaxation des forces vives du pays ont définitivement annihilé tout espoir de reprise économique et de baisse du chômage. Comme d'habitude, le gouvernement cherche des excuses et des boucs émissaires et voit dans les instabilités permanentes du monde moderne la raison de l'absence de croissance. Il a même le culot de ne pas regarder les statistiques économiques sorties récemment et fait mine de mettre dans le même sac les autres pays européens alors que ceux-ci connaissent des croissances bien supérieures au nôtre. Il est évident que dans le contexte de hausse des dépenses publiques, de nouvelles contraintes légales pour les entreprises, l'effet du pacte de responsabilité sera limité. Les aller-retours permanents sur la fiscalité des ménages avec des jeux de bonneteau ou certains gagnent et d'autres perdent achèvent d'ôter toute visibilité à la politique économique du gouvernement.

Le deuxième pays qui s'égare dans le monde (le cas de la Russie est plus compliqué et devra être traité à part), c'est Israël. Voilà un pays qui sûr de sa domination militaire se lance dans une guerre sans espoir contre ses propres populations civiles, car enfin qu'est ce que cette bande de Gaza si ce n'est un morceau de territoire au sein d'Israël. Cette guerre est perdue d'avance pour plusieurs raisons, d'abord il est impossible à une armée classique de prendre le dessus sur une armée de guérilla qui opère en zone urbaine sans accepter de détruire totalement la ville. L'obligation qu'à Israël de ménager un minimum ces populations l'empêche de pratiquer ainsi, par ailleurs la guérilla se professionnalise et il est clair aujourd'hui que le Hamas n'est plus du tout un mouvement d'opérette mais une force militaire professionnelle et bien entraînée. La prochaine étape sera la multiplication des attentats suicides d'abord autour de la bande de Gaza, en Cisjordanie ensuite et en Israël enfin, attentats menés sans doute par des israéliens d'origine palestinienne.

Il est très difficile lorsqu'on est lancé dans une stratégie suicidaire de le reconnaître et de changer de voie. Pour la France, je pense que seule la pression des marchés financiers (prêteurs) pourra faire changer la politique économique du pays. Pour Israël, l'élément déclencheur viendra-t-il de l'intérieur ou de l'extérieur ? Il est trop tôt pour le dire aujourd'hui.


dimanche 26 janvier 2014

Irresponsable

Irresponsable la baisse de l'âge du départ en retraite dans un pays où le nombre de retraités augmente par rapport au nombre de cotisants.

Irresponsable le maintien en l'état des régimes spéciaux non financés si ce n'est par la dette future.

Irresponsables les lois sur la pénibilité, la parité homme-femme et le renforcement des pouvoirs de l'inspection du travail qui au nom de beaux principes vont considérablement compliquer la vie des chefs d'entreprise et les dissuader encore plus d'embaucher dans les prochaines années.

Irresponsable la création d'un impôt sur la fortune qui satisfait les envieux mais qui fait fuir la richesse et au final coûte au pays.

Irresponsable la création d'une allocation sans contrepartie autre que des noms fumeux et qui est au final payée par les salariés par le biais des charges sur le travail

Irresponsable la création des 35 heures pour tous à la charge de l’État alors que celui-ci croule déjà sous les dettes.

Irresponsable cette fiction des charges patronales qui au final n'a pas d'autre but que de faire croire au salarié qu'il ne les paye pas alors qu'une analyse comparative des salaires avec l'Allemagne démontre le contraire.

Irresponsable l'augmentation des impôts depuis 2 ans dans un pays déjà presque champion du monde (en tout cas parmi les grandes puissances) en matière de prélèvements fiscaux.

Irresponsable les hausses des taux d'impôts incontrôlées qui assèchent progressivement les assiettes et nuisent au rendement final.

Irresponsable le matraquage des indépendants par le biais de l'hyper taxation des dividendes, la hausse des cotisations sociales et la hausse de l'impôt sur le revenu avec la suppression de la déduction forfaitaire de 10% au titre des frais professionnels, maintenue pour les retraités (?)

Irresponsable l'accroissement des dépenses publiques depuis 30 ans qui font également de la France une championne du monde en la matière

Irresponsable la création d'emplois d'avenir qui n'en n'ont pas sinon d'asphyxier d'avantage  le pays

Irresponsable la représentation parlementaire qui refuse tout effort sur son budget

Irresponsable de présenter des baisses de charges sociales comme un cadeau aux entreprises alors qu'elles ne compenseront même pas les hausses d'impôts des dernières années

Irresponsable de demander des objectifs d'embauche aux entreprises comme au plus beau temps du "Gosplan".








mercredi 25 décembre 2013

Mes voeux aux Français

En cette nuit de Noël, j'ai rêvé de me trouver à la tête de l’État et d'adresser mes vœux aux Français.

"Mes chers compatriotes, d'abord je vous souhaite à tous et à vos proches et à ceux qui vous sont chers une excellente année 2014 et une bonne santé.

2013 n'a pas été une bonne année : croissance quasi-nulle, forte hausse des impôts et malgré cela perte de recettes fiscales par rapport aux prévisions, accélération de la destruction d'emplois marchands et déficit public moins réduit que prévu.

Le mouvement des bonnets rouges en Bretagne et le refus de l'éco-taxe presque partout en France nous ont obligé à reporter la création de ce nouvel impôt, et le "ras-le bol fiscal" décelé dès la rentrée par notre ministre des finances nous ont amené à un incessant aller-retour sur l'impôt qui aujourd'hui paralyse nos chefs d'entreprises et empêche la reprise de l'investissement.

2014 sera l'année de la poursuite de la reprise mondiale selon les experts économiques mais nous ne devrions pas en profiter, ou si peu avec une croissance estimée à moins de 1 pourcent qui ne permettra pas d'améliorer la situation de la maison "France".

Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement disait Boileau, aussi vais-je être bref ! Il est clair aujourd'hui que le poids de l’impôt en France étouffe l'économie réelle. Nous ne pouvons plus continuer ainsi. Il faut rendre aux Français une plus grosse part des fruits de leur travail.

J'ai donc décidé une baisse généralisée des impôts qui sera pour moitié égale pour tous ceux qui payent des impôts et pour moitié proportionnelle aux impôts payés (nos amis anglo-saxon utilisent le terme de "flat"). La baisse devra atteindre 5% dès 2014. La TVA ne sera pas concernée car il nous faut avant tout favoriser la production nationale. A cet effet, les charges sociales part employés (mais en fait toutes les charges sociales sont payées par les employés) baisseront également de 5% afin de redonner du pouvoir d'achat aux salariés notamment les plus modestes.

Pour financer ce contre-choc fiscal, je demande à nos ministres une vrai réduction des dépenses (et non pas une réduction de la hausse). Afin d'initier le mouvement, les salaires des haut fonctionnaires et représentants de l’État seront baissés de 10%, ce qui est un effort acceptable et juste s'agissant d'un pays qui n'a pas bien été géré. Je demande également aux administrations locales (Régions, Départements et Communes) de mettre en place ce plan de rigueur et d'équité. Enfin, j'interdis qu'aucune prime ou bonus ne soit payé à un fonctionnaire tant que le chômage n'est pas revenu dans la moyenne européenne.

Les allocations familiales et autres prestations seront plafonnées à l'équivalent d'un demi-Smic par adulte, quelque soit le nombre d'enfants à charge en contrepartie de quoi une exonération de charges sociales pour 5 ans sera proposé aux employeurs pour les personnes souhaitant  reprendre une activité salariée. Il est impossible de mieux vivre d'allocations que de son travail.

Enfin, j'ai décidé de remonter les fameux seuils sociaux qui aujourd'hui empêchent les PME de croître, et je pérénise l'apprentissage qui ne sera pas inclu dans les effectifs et qui sera sanctuarisé (pas de réduction de la prise en charge de l'Etat dans les prochaines années).

Je me rendrais à Bruxelles dans les prochains jours pour expliquer mon plan dont je suis conscient qu'il risque la première année d'entraîner une hausse des déficits, le temps qu'il produise ses effets, mais je suis certain que les gages données par la réduction réelle des dépenses de l'Etat et des administrations locales permettront d'obtenir un délai supplémentaire pour revenir à l'objectif des 3% de déficit que de toute façon ne pourrions atteindre en poursuivant la politique de hausse d'impôts.

Voilà ce que je voulais partager avec vous mes chers compatriotes à la veille de la nouvelle année."





lundi 11 novembre 2013

S&P dit vrai (bien sûr)

Que dit S&P ? Que le gouvernement a tellement augmenté les impôts que cela va être difficile de continuer ainsi, qu'il a tellement peu engagé la réduction des dépenses publiques et les réformes de structures qu'il y aura peu de résultats à en attendre, et notamment au plan de l'emploi qui ne s'améliorera pas significativement et qu'enfin quand il aura besoin de faire ces réformes le soutien populaire risque de manquer face à la persistance du chômage.

En culotte courte Montebourg et ses amis ! Puis ce sera notre tour, car il faudra bien payer la note.

dimanche 20 octobre 2013

Leonarda

La France, avec ses 2000 milliards d'€ de dettes, ses 5 millions de chômeurs et sa Bretagne en feu (mais quelle région ne l'est pas ?) n'a plus qu'un mot où une interrogation à la bouche : LEONARDA ! Leonarda peut-elle revenir ? Seule où avec sa famille ? ....

Bien sûr, on peut se dire comme Marc Fiorentino dans sa chronique quotidienne que si on était capable en France de mobiliser une petite partie de cette énergie pour régler nos vrais problèmes que sont l'exclusion des jeunes du monde du travail et des PME française du monde de la croissance, les choses iraient peut-être mieux en France.

L'affaire Leonarda n'en est pas moins révélatrice de l'état du pays : un emballement médiatique comme les médias l'adore, une jeune fille plutôt sympathique qui s'exprime dans un français parfait, une famille et notamment son père roué mais également sympa (?), OK il a peut-être cambriolé un peu mais s'il fallait en France se séparer de tous ceux qui commettent des délits ... De ce point de vue, la scène où ils écoutent en direct sur leur portable dans une maison allouée par le Kosovo la proposition du président Hollande est hallucinante. On ne ferait pas mieux au cinéma. En tout cas, pour des pauvres quel train de vie !

Quittons "l'affaire" et revenons en à ce qu'elle dit : d'abord, l'impuissance et l'incapacité de la justice. Ce que ressentent tous nos concitoyens. Elle dit le droit tellement tard que c'en est ridicule. Ensuite, la rupture de l'opinion publique avec les médias et la classe politique : 65% des français ne veulent pas qu'elle revienne, quelques lycéens et hommes politiques arrivent à faire croire aux médias le contraire; Enfin, l'impuissance et la mise au pilori de la France : pays moqué et ridiculisé jusqu'à son président. Reste plus pour boire le calice jusqu'à la lie de voir ce qui se passera quand la famille de Leonarda sera rentrée (car elle le fera) en France.

Étonnons nous ensuite que le FN soit dans les sondages devenu le premier parti politique en France avec 24% des voix aux élections européennes. Je pense personnellement qu'il fera plus, et avec tellement d'abstention que même aux municipales il risque de se retrouver seul avec des petits partis, le PS et l'UMP étant eliminés au premier tour comme cela vient de se passer dans l'élection cantonale partielle

Leonarda, goutte d'eau qui fait déborder le vase ?